Les quatre Français retenus au Niger libérés :

Anne-Marie Collomp: "je suis heureuse pour les familles, je garde espoir pour Francis"


Publié / Actualisé
François Hollande a annoncé ce mardi 29 octobre 2013 que les quatre otages français retenus à Arlit au Niger venaient d'être libérés. Travaillant pour le groupe Areva et son sous-traitant Satom, ils avaient été enlevés en septembre 2010 par le groupe Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb islamique). Au Port, l'épouse et à la belle-famille de Francis Collomp, retenu en otage depuis le 19 décembre 2012 au Nigéria, ne cachent pas leur joie. "Je suis tellement contente pour la famille de ces otages. Nous espérons aussi une bonne nouvelle pour les fêtes", déclare Anne-Marie Collomp, la femme de l'ingénieur français. Elle affirme également "garder espoir" pour son mari. "Nous croisons les doigts", lâche, pour sa part, Gilda Marbois, belle-soeur de l'otage.
François Hollande a annoncé ce mardi 29 octobre 2013 que les quatre otages français retenus à Arlit au Niger venaient d'être libérés. Travaillant pour le groupe Areva et son sous-traitant Satom, ils avaient été enlevés en septembre 2010 par le groupe Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb islamique). Au Port, l'épouse et à la belle-famille de Francis Collomp, retenu en otage depuis le 19 décembre 2012 au Nigéria, ne cachent pas leur joie. "Je suis tellement contente pour la famille de ces otages. Nous espérons aussi une bonne nouvelle pour les fêtes", déclare Anne-Marie Collomp, la femme de l'ingénieur français. Elle affirme également "garder espoir" pour son mari. "Nous croisons les doigts", lâche, pour sa part, Gilda Marbois, belle-soeur de l'otage.

C'est lors d'une allocution à Bratislava en Slovaquie que François Hollande a annoncé la fin de la captivité au Niger de Thierry Dol, Daniel Larribe, Pierre Legrand et Marc Féret, évoquant "trois ans d'épreuves pour ces ressortissants capturés, détenus par des geôliers sans scrupules", "trois ans de souffrance pour les familles qui vivaient un calvaire et qui sont aujourd'hui soulagées" et exprimant toute sa "gratitude au président du Niger qui a réussi à obtenir la libération de nos compatriotes", selon LePoint.fr.

Les quatre Français avaient été enlevés le 16 septembre 2010. Leur rapt avait été revendiqué par Aqmi. Françoise Larribe, l'épouse de Daniel Larribe, capturée en même temps que lui, avait été libérée en février 2011, tout comme deux autres otages, un Togolais et un Malgache. Selon le chef d'État français, Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, et Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, "sont partis pour Niamey".

À La Réunion, l'annonce de la libération des quatre anciens otages est saluée par l'épouse et la belle-famille de Francis Collomp, retenu depuis plus de 10 mois au Nigéria. "Je partage le bonheur de leur famille. C'est un sentiment fort, quelque chose de merveilleux et nous ne pouvons qu'espérer qu'une issue heureuse pour Francis", lâche Gilda Marbois. Elle souligne "croiser les doigts" pour son beau-frère.

De son côté, ne cachant pas sa joie, Anne-Marie Collomp indique garder espoir pour son mari. "J'ai appris la nouvelle par l'une de mes cousines vivant à Paris. Je suis tellement heureuse. Si seulement cela pouvait arriver à Francis", dit-elle. La Portoise confie aussi espérer une "bonne nouvelle pour les fêtes". "On pourrait démarrer 2014 dans la joie. 2013 a été marquée par les pleurs", ajoute-t-elle.

Pour rappel, la dernière preuve de vie de Francis Collomp remonte au 27 septembre dernier. Dans une vidéo de plus de trois minutes postée sur internet par le groupe islamiste Ansaru, qui a revendiqué son rapt à Rimi, à 25 km de l’Etat de Katsina, dans le nord du Nigéria, l’homme y lit un texte en anglais et appelle les gouvernements français et nigérian à ouvrir des négociations avec ses ravisseurs.

Par ailleurs, dans une lettre envoyée aux médias, le 9 octobre dernier, Anne-Marie Collomp faisait part de sa colère vis-à-vis du gouvernement français et exprimer sa lassitude face aux demandes de "discrétion" formulées aux familles par le Quai d'Orsay. Cette dernière envisage également d'autres actions, notamment une chaine humaine face à l’océan sur le front de mer de Saint-Paul, afin de réclamer la libération de l'ingénieur français.

www.ipreunion.com

   

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