Action de la CGPER à un jour de la visite du président (Actualisé à 10h) :

Les usines de Bois-Rouge et du Gol bloquées


Publié / Actualisé
La CGPER (Confédération générale des planteurs et éleveurs de La Réunion) a décidé ce jeudi 24 juillet 2014 de bloquer les usines de Bois-Rouge et du Gol. A moins de 24 heures de la visite de François Hollande à La Réunion, les planteurs et les éleveurs s'inquiètent notamment de l'avenir du site de Saint-André, dont la fermeture a été annoncée par le sénateur PCR Paul Vergès à plusieurs reprises. La confédération demande au groupe Téréos, propriétaire des deux sucreries de l'île, "des réponses concrètes pour rassurer la filière canne." Cette mobilisation pourrait se durcir si la coopérative ne satisfait pas les revendications de la CGPER. "On attend, on a toute la journée. S'il n'y a rien aujourd'hui, on mènera des actions sur les routes demain", a annoncé Jean-Bernard Maratchia, vice-président de l'organisation, au micro de RTL Réunion. Le président de la République est attendu ce vendredi à 11h15 à l'usine de Bois-Rouge. Institutions et syndicats seront reçus dès ce jeudi après-midi en audience par un conseiller de François Hollande au siège de la DAAF (Direction de l'alimentation de l'agriculture et de la forêt). (Photos Elodie Georges et Yannick Pitou/RTL Réunion)
La CGPER (Confédération générale des planteurs et éleveurs de La Réunion) a décidé ce jeudi 24 juillet 2014 de bloquer les usines de Bois-Rouge et du Gol. A moins de 24 heures de la visite de François Hollande à La Réunion, les planteurs et les éleveurs s'inquiètent notamment de l'avenir du site de Saint-André, dont la fermeture a été annoncée par le sénateur PCR Paul Vergès à plusieurs reprises. La confédération demande au groupe Téréos, propriétaire des deux sucreries de l'île, "des réponses concrètes pour rassurer la filière canne." Cette mobilisation pourrait se durcir si la coopérative ne satisfait pas les revendications de la CGPER. "On attend, on a toute la journée. S'il n'y a rien aujourd'hui, on mènera des actions sur les routes demain", a annoncé Jean-Bernard Maratchia, vice-président de l'organisation, au micro de RTL Réunion. Le président de la République est attendu ce vendredi à 11h15 à l'usine de Bois-Rouge. Institutions et syndicats seront reçus dès ce jeudi après-midi en audience par un conseiller de François Hollande au siège de la DAAF (Direction de l'alimentation de l'agriculture et de la forêt). (Photos Elodie Georges et Yannick Pitou/RTL Réunion)

"Fermer la sucrerie de Bois-Rouge sous prétexte qu'elle ne sera plus compétitive dans trois ans ne réglera pas le problème pour autant. Non seulement cette décision ne transformerait pas l'usine du Gol en une usine plus rentable, mais elle pénaliserait les planteurs dont les exploitations se trouvent à l'autre extrémité de l'île. Ce n'est absolument pas le type de scénario que l'on privilégie actuellement." Cette déclaration de Philippe Labro, PDG du groupe Téréos, a été publiée ce mercredi dans les colonnes du Journal de l’Île. Et visiblement, elle n’a pas du tout satisfait les planteurs et éleveurs de La Réunion.

Ce jeudi matin, la CGPER a donc décidé de bloquer les usines sucrières de Bois-Rouge et du Gol. La confédération n’est pas rassurée par les explications du président de la coopérative, d’autant plus que Paul Vergès annonce depuis quelques semaines la prochaine fermeture du site de Saint-André. "Nous avons demandé à Tereos de répondre et d’annoncer que l’usine de Bois-Rouge ne pouvait pas fermer. Jusqu’à maintenant, il n’y a rien de concret, seulement un communiqué léger dans la presse", déclare Jean-Bernard Maratchia.

Du côté du Gol. Philippe Boitard comprend l’inquiétude des planteurs, mais pas le blocage de l’usine dont il est directeur : "je considère que nous sommes dans le même bateau, nous avons les mêmes intérêts, les mêmes valeurs. Nous sommes de la même filière, mais les façons de procéder divergent d’une partie à l’autre. Que les planteurs s’en prennent à Téréos, c’est un peu dommage. Je comprendrais une action plus médiatique comme bloquer des stations-service."

Pour le vice-président de la CGPER, l’arrivée de François Hollande ce vendredi est une occasion unique de faire entendre sa voix. D’autant plus que le président doit visiter la sucrerie de l’Est ce vendredi peu avant midi. "Comme demain le président arrive, aujourd’hui, nous avons décidé de bloquer les deux usines pour avoir des réponses concrètes pour que nous soyons rassurés", souligne-t-il au micro de RTL Réunion.

L’expiration des quotas sucriers en 2017 est évidemment dans toutes les têtes et des annonces sont attendues à ce sujet de la part de l’ex candidat socialiste à la présidentielle. "Tout arrive en même temps, et ça fait peur. Si Bois-Rouge ferme, c’est la mort de la canne, le Gol ne pourra pas tout broyer, ça deviendra impossible", déplore le représentant des planteurs et des éleveurs.

Le directeur de la sucrerie de Saint-Louis se montre tout de même moins alarmiste. "Il n’est pas dans les projets de Téréos de fermer Bois-Rouge, ni le Gol. Nous nous battons pour le maintien des subventions et celui de la filière. Mais si on nous coupe les ailes, il faudra trouver des moyens de substitution pour continuer d’exister", annonce Philippe Boitard.

Pour cette journée de jeudi, la confédération attend surtout une rencontre avec la direction de Téréos, propriétaire des deux sucreries de l’île. "On souhaite que Téréos apporte une réponse claire sur la fermeture de Bois-Rouge. On attend, on a toute la journée. S’il n’y a rien aujourd’hui, on mènera des actions sur les routes demain", prévient Jean-Bernard Maratchia. En attendant, aucune canne ne rentrera dans les sites de Saint-Louis et de Saint-André. Une situation qui ne fait pas les affaires des usines, d'autant plus que celle de l'Est a dû s'arrêter lundi et mardi suite à un problème technique.

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