La filière canne attend des annonces de François Hollande :

Paul Vergès : "Je ne crois jamais aux miracles"


Publié / Actualisé
La filière canne est au coeur de toutes les discussions ce 24 juillet 2014. Ce jeudi matin, dès 5h30, les planteurs de la CGPER ont décidé de bloquer les accès aux usines de Bois-Rouge et du Gol, suite à l'annonce de Paul Vergès de la future fermeture du site de Saint-André en 2017. Pour le sénateur PCR, qui organise dans le même temps une conférence de presse, la venue de François Hollande ce vendredi est un "rendez-vous historique" de l'île. Le parlementaire attend du président de la République des annonces fortes pour soutenir financièrement les quotas et le prix garanti des agriculteurs. Sinon, une crise sans précédent pourrait avoir lieu à La Réunion.
La filière canne est au coeur de toutes les discussions ce 24 juillet 2014. Ce jeudi matin, dès 5h30, les planteurs de la CGPER ont décidé de bloquer les accès aux usines de Bois-Rouge et du Gol, suite à l'annonce de Paul Vergès de la future fermeture du site de Saint-André en 2017. Pour le sénateur PCR, qui organise dans le même temps une conférence de presse, la venue de François Hollande ce vendredi est un "rendez-vous historique" de l'île. Le parlementaire attend du président de la République des annonces fortes pour soutenir financièrement les quotas et le prix garanti des agriculteurs. Sinon, une crise sans précédent pourrait avoir lieu à La Réunion.

Il y a quelques semaines, vous avez annoncé la fermeture de l’usine de Bois-Rouge en 2017. François Hollande s’y rend ce vendredi dans le cadre de sa visite présidentielle. Vous a-t-il écouté ?

Personne n’en parlait alors que c’est évident que nous allons vers la plus grande crise économique sociale et environnementale de La Réunion. Tout le monde a vu que nous avions raison. Du moment où nous avons annoncé la fermeture prochaine de l’usine de Bois-Rouge, l’avenir de la filière canne est devenu le centre du problème.

Quelle est cette problématique ?

Quand on supprime les quotas, c’est-à-dire la garantie de la production ; quand on supprime le prix garanti, qui est celui de la survie des planteurs : on ouvre la crise. Elle nous attend dans moins de 3 ans en 2017. Le problème est de savoir - compte tenu de la politique européenne d’intégration et du respect de la mondialisation - si le gouvernement maintiendra à l’avenir les aides. C’est la condition de la survie. Si on supprime ces subventions, La Réunion connaîtra la plus grande crise de son histoire.

D’autres personnes vous ont écouté puisque les planteurs ont décidé aujourd’hui de bloquer les sites de Bois-Rouge et du Gol…

En bloquant les deux usines, ils ont montré leur clairvoyance. Tous les Réunionnais - quelle que soit leur position géographique, politique ou économique - doivent soutenir les planteurs. Ils sont en train de lutter pour la survie de l’économie de La Réunion.

Pourtant, le groupe Téréos, propriétaire des deux sucreries de l’île, a annoncé que la fermeture de l’usine de Bois-Rouge ne fait pas partie de ses plans. N’y croyez-vous pas ?

Je pense que Téréos est habile. En disant : " si vous maintenez toutes les subventions nationales et européennes, il n’y a pas de raisons qu’on ferme. " Cela veut dire que tout est entre les mains de l’Etat. Si le gouvernement supprime les aides, ils seront obligés de fermer.

Vous serez à Bois-Rouge demain. Qu’attendez-vous de la visite de François Hollande ?

Je suis toujours objectif. J’attends les déclarations du président de la République. S’il n’annonce pas le maintien et une légère augmentation des crédits de l’Etat, il aura signé la plus grande crise de La Réunion.

Vous avez fait le pari que l’usine fermera dans moins de 3 ans. Prenez-vous le pari d’une annonce bénéfique pour les planteurs de la part du chef de l’Etat ?

Je ne crois jamais aux miracles. J’attends ses déclarations. S’il prend des décisions dans le secteur de la canne, du sucre, des salaires et des crédits d’investissement, alors il y aura un espoir. Si on nous annonce une augmentation des emplois aidés, une mutation de quelques réunionnais de plus, et de faire confiance à la productivité de la canne, alors on aura droit à l’inquiétude. Dans ce cas, c’est toute l’économie réunionnaise qui explosera.

www.ipreunion.com

   

1 Commentaire(s)

GERARD97460, Posté
Je ne comprends plus VERGES sur l'avenir de la REUNION, ni toutes les associations qui dépendent un peu du PCR, moi je dis en connaissance de cause que la canne à sucre n'est pas l'AVENIR de l'Île de la REUNION, il faut que ces agriculteurs plantent autres choses sur le sol réunionnais, comme avant, on plantait le cacao, le café, le thé et bien d'autres chose, on devrait se remettre à planter des cultures diverses pour la consommation en autonomie de l'Île au lieu de faire une compétition international inégale qui est basé que sur les aides nombreuses juste pour la filière canne à sucre, il faut que ces agriculteurs se disent que l'avenir de la canne n'est plus aussi prospère que cela ceux sont les aides qui rendent ce secteur encore prospère, sans les aides nationales et européennes ce serait le secteur le plus endetté de l'agriculture réunionnaise, alors arrêtons de faire rêver les agriculteurs réunionnais avec cette carotte qui sont les aides nationales et européennes sans cela il y a longtemps qu'ils seraient tous morts. J'espère que les agriculteurs réunionnais connaissent le prix du sucre de canne brésilien avant de demander toutes ces aides, car dans ce pays ils ne sont pas du tout aidé dans ce secteur, ils se débrouillent comme ils peuvent, mais c'est l'étendue de ce pays qui les aide à pouvoir tenir et à faire du sucre le moins cher au monde, je connais des propriétaire qui ont des surfaces plantées aussi grande que notre Île avec 2 usines pour chaque propriété qui fonctionnent sur 6 mois de l'année. Cette culture est conseillée sur des très grandes surfaces, elle n'est pas faîte pour une Île comme la REUNION avec de multitude petites surfaces, c'est une culture extensive. A bon entendeur salut...