Lettre ouverte de Jean-Claude Comorassamy à François Hollande :

N'abandonnez pas la vraie politique de santé, monsieur le Président


Publié / Actualisé
Monsieur le Président, malgré que mot crise revient à chaque moment, on parle de crise économique, crise bancaire, crise de l'emploi, crise de la compétitivité, crise de la croissance, crise sociale...etc. Cependant la Santé et la Santé mentale ne doivent pas et ne peuvent pas être concernées par une " politique économique ou de restrictions" qui risque de remettre en cause la qualité de soins dans nos établissements de santé. Car les hôpitaux ont besoin des moyens voire de conserver au minimum les moyens existants pour répondre à un soin de qualité avec de la relation humaine, qui soigne beaucoup plus que des médicaments, parfois ! C'est, ce que l'ensemble des personnels soignants aspirent pour nos patients hospitalisés aussi bien en psychiatrie qu'en hôpital général.
Monsieur le Président, malgré que mot crise revient à chaque moment, on parle de crise économique, crise bancaire, crise de l'emploi, crise de la compétitivité, crise de la croissance, crise sociale...etc. Cependant la Santé et la Santé mentale ne doivent pas et ne peuvent pas être concernées par une " politique économique ou de restrictions" qui risque de remettre en cause la qualité de soins dans nos établissements de santé. Car les hôpitaux ont besoin des moyens voire de conserver au minimum les moyens existants pour répondre à un soin de qualité avec de la relation humaine, qui soigne beaucoup plus que des médicaments, parfois ! C'est, ce que l'ensemble des personnels soignants aspirent pour nos patients hospitalisés aussi bien en psychiatrie qu'en hôpital général.

D’ailleurs, vous aviez dit lors du congrès de la mutualité Française en octobre 2012 : " que nous devrons porter tous ensemble, une nouvelle politique de santé et vous en serez aussi des acteurs (…) l’accès aux soins, c’est une conquête et cette conquête nous voulons la préserver ".

Et, c’est à titre que je souhaite vous interpeller lors de votre passage à la Réunion en tant que Président de la République, afin de nourrir à travers votre nouvelle politique de santé, de la cohérente entre les moyens en personnels suffisants et formés pour vraiment répondre aux vrais besoins de la population. Puisqu’en même temps, votre Ministre nous dit que les hôpitaux sont déficitaires, qu’il faut faire des économies et être rentable à tous niveaux ! Mais doit-on absolument faire de l’économie sur une politique de santé publique?

Je note M. Président, concernant la psychiatrie et que depuis les dispositions de Loi 2011-803 du 5 juillet 2011 entrée en vigueur le 1er août 2011 qui a acté d’accompagner certains de nos patients au contrôle du JLD dans le cadre des mesures de soins psychiatriques sous contraintes, qu’aucun moyen a été accordé, alors qu’une évaluation aurait été nécessaire pour mesurer les besoins en postes supplémentaires. Car il s’agissait bien de faire des actes complémentaires et supplémentaires sans moyen nouveau encore à ce jour.

De plus, aujourd’hui, nous plions à des protocoles imposés par nos grands" experts "bien souvent ignorant le terrain professionnel, pour nous exiger à des tâches administratives" ubuesques" d’entrer nos actes ! Qui semblent devenir plus importantes que nos patients ! Alors, que vous aviez dit vous-même, la stratégie d’une nouvelle politique de santé repose sur plusieurs exigences : " la première c’est la qualité, qualité de soins, qualité des pratiques et nous devons à tous moment rechercher cette qualité et ne jamais rien cédé par rapport à cette obligation ".

Mais comment faire, une politique de qualité si votre politique semble être à la diminution de nos moyens ? A la Réunion, dans certains hôpitaux, les organisations syndicales ont pris l’initiative de signer un protocole pour une réduction de travail à 37H30 afin de permettre la création des emplois en équivalent à nos jeunes diplômés (une jeunesse où près de 60% est au chômage). Cette solidarité, nous avons voulu pour notre jeunesse.
Alors, ne réduisez pas les moyens de nos hôpitaux parce que c’est aussi une conquête et cette conquête nous voulons aussi la préserver.

Jean Claude Comorassamy, secrétaire adjoint CFDT

   

2 Commentaire(s)

Claude Gindrey, Posté
Lettre ouverte à Monsieur Francois Hollande

Monsieur le Président,

J'ai l'honneur de solliciter votre bienveillant soutien et celui de vos services

afin de soutenir le projet HQE du Pole Sanitaire Ouest de l'île de la Réunion

(Ex hôpital Gabriel Martin de St Paul , que nous aimerions

voir les prochaines années intégrer la dynamique CHU Réunion Mayotte )

Comme pour celui du futur hopital HQE d'Ajaccio (MYRTE 2017) ce projet HQE

innovant envisage la cogeneration d'oxygène et d'hydrogène par électrolyse de l'eau

à partir de cellules photovoltaïques et la restitution de l'énergie (doublement) propre

par pile à combustible Hydrogene .

Nos actuels générateurs de sécurité au fuel deviendront obsolètes et inappropriés

les prochaines années ... Il nous faut anticiper sans trop tarder...

Ce projet avait été présenté au forum des Auditeurs de l'IHEDN à Nantes en

novembre 2008 et votre prédécesseur Monsieur Nicolas Sarkozy avait été

destinataire de ce travail.

Nous étions en contact à la société Hélion depuis une quinzaine d'année sur ce

concept.

L'équipe d'Areva ( qui a racheté Hélion) est maintenant sur les deux projets

mais d'autres hôpitaux sont évidemment concernes ...

Il s'agit d'un marche en émergence pour lequel des fonds FEDER

pourraient être alloués .

Votre soutien nous sera précieux , l'ARS océan indien a aussi été sollicitée.

Avec mes remerciements pour votre attention, je vous prie de recevoir , Monsieur le

Président , l'expression de mes sentiments respectueux.

Dr Claude GINDREY
Auditeur IHEDN
Evnor, Posté
Nous devons tous nous battre pour défendre la santé, nos ainés se sont battus avec ardeur
pour arriver à notre système de santé, d'autres continuent ce combat qui soient syndicat, personnel médical, para-médical,politique, associations d'usagers, merci pour leur humanisme.

La santé ne doit pas etre étouffer par des mesures technocratiques, insensibles évidemment aux souffrances des patients, de leur famille et bien sur aux justes revendications du personnel qui fait avec humanisme, conviction, professionnalisme leur métier.