[PHOTOS RÉTRO D'IMAZ PRESS] : Thierry Chambry s'impose en moins de 24 heures :

Grand Raid 2007 : "La course la plus facile"


Publié / Actualisé
Thierry Chambry remportait le Grand Raid 2007 en 23 heures et 33 minutes au bout de 150 kilomètres d'efforts sur un parcours comportant un dénivelé de 9 000 mètres. L'accompagnateur en montagne accepte d'évoquer cette belle victoire. La grande traversée se déroulera cette année du 19 au 22 octobre 2017. Le sportif participe à notre rétrospective de la Diagonale des Fous, couverte en images par Imaz Press Réunion depuis 2000.
Thierry Chambry remportait le Grand Raid 2007 en 23 heures et 33 minutes au bout de 150 kilomètres d'efforts sur un parcours comportant un dénivelé de 9 000 mètres. L'accompagnateur en montagne accepte d'évoquer cette belle victoire. La grande traversée se déroulera cette année du 19 au 22 octobre 2017. Le sportif participe à notre rétrospective de la Diagonale des Fous, couverte en images par Imaz Press Réunion depuis 2000.

 

Il y a dix ans, 2212 coureurs s’élançaient du Cap Méchant à Saint-Philippe. 1316 compétiteurs franchissaient la ligne d’arrivée au stade de La Redoute à Saint-Denis. Soit 40 % d’abandons. Thierry Chambry était le seul raideur à terminer dès le vendredi soir 19 octobre 2007. Il devançait Christophe Jacquerot, co-vainqueur en 2006, et Antoine Guillon. Le duo finissait à la deuxième place.

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Marcelle Puy emportait cette quinzième édition dans la catégorie des féminines. Thierry Chambry, lui, se rappelle bien de cette édition à jamais gravée dans son esprit. Contacté ce lundi 9 octobre, il acceptait de se replonger dans ses souvenirs alors qu'il encadrait une randonnée entre Mafate et Cilaos. Le quadragénaire pensait s’aligner à la Diagonale des Fous cette année mais ses contraintes au niveau professionnel en décidaient autrement. Peut-être l’année prochaine... Il garde un souvenir impérissable de sa Diagonale victorieuse.

"Bizarrement, c’était la course la plus facile que j’avais faite, où j'ai le moins souffert. Tout se passait comme dans un film, comme j’en rêvais. C’était une communion avec le public. Avec le stade de La Redoute qui t’accueilles à l’arrivée, c’était magique mais on se laisse aspirer. On n'en profite pas vraiment", commente l'amoureux de La Réunion qu'il découvre en 1999. L'homme commençait à courir en 2000 après avoir arrêté le tabac. Lors de son sacre, il cherchait à améliorer son chrono de 2005 et 2006 où il terminait à la dixième et à la quatrième places.

- Quelques frayeurs -

Le guide de montagne depuis maintenant six ans prenait conscience de ses possibilités en pointant en tête à La Nouvelle et s’imposait malgré quelques frayeurs. "J’avais peur de me prendre une hypoglycémie à la montée de Dos d’Âne où j'ai eu un coup de moins bien. J'ai commencé à ralentir avec la pression des journalistes qui commençaient à me suivre. J’avais 1h45 d’avance mais ce n’était pas gagné. La moindre erreur et c’était vite perdu. Il ne fallait pas commettre d’erreurs", ajoute-t-il.

Le soutien du public lui revient en mémoire. Pour son plus grand bonheur. "Tu croises des gens hystériques qui ne te connaissent pas mais qui t’encouragent. Qui veulent que tu gagnes pour La Réunion. C'est magique." Ses proches se souviennent de lui complètement plongé dans sa bulle, totalement tourné vers la gagne. Selon Thierry Chambry, les années 2006 à 2008 marquaient un moment charnière dans l’histoire de la Diagonale avec la professionnalisation des coureurs et la fin de l’amateurisme.

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"Un athlète qui s’entraînait bien pouvait faire un top 10 mais maintenant il faut être bien préparé pour y arriver. J’ai de grands souvenirs dans la descente du sentier Scout où je voulais prendre mes distances en arrivant avant la nuit à Deux-Bras. C’est là que j’ai fait le trou", lance-t-il. Tous les jours, des fans lui parlent encore de son triomphe au Grand Raid. Sa dernière participation en 2012 lui laisse un goût amer avec une fracture ouverte de la rotule au Piton Textor.

Cette mésaventure n’efface en rien son amour pour la compétition. "C’est une expérience de vie un Grand Raid. C’est quelque chose en plus dans notre vie. Pour me préparer, tous les week-ends, je m’entraînais en montagne entre 6 heures et 12 heures et quelques heures par jour en semaine. Je sais l’investissement que cela demandait", lâche-t-il en guise de mot de la fin. Thierry Chambry souhaite vraiment voir un Réunionnais s’imposer. Il confie toujours y croire. Plus aucun coureur local ne montait sur la plus haute marche du podium depuis Pascal Parny en 2008.

ts/www.ipreunion.com

   

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