Ils ont tous terminé :

Où en sont nos derniers infiltrés ?


Publié / Actualisé
Comme vous le savez, Imaz Press suit depuis le début de la compétition plusieurs coureurs participant au Grand Raid 2019. Si nos poulains de la Mascareignes ont passé la ligne d'arrivée depuis longtemps maintenant et se prélassent probablement chez eux pour se remettre de leurs émotions, nos coureurs fous, eux, sont toujours sur les sentiers. On sera donc bien évidemment avec eux pour ces dernières heures d'effort physique. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
Comme vous le savez, Imaz Press suit depuis le début de la compétition plusieurs coureurs participant au Grand Raid 2019. Si nos poulains de la Mascareignes ont passé la ligne d'arrivée depuis longtemps maintenant et se prélassent probablement chez eux pour se remettre de leurs émotions, nos coureurs fous, eux, sont toujours sur les sentiers. On sera donc bien évidemment avec eux pour ces dernières heures d'effort physique. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

Diagonale des Fous

Jérôme, dossard 2836, est notre seul coureur fou. Et pour être fou, il l'est, car il a souffert d'hypothermie dès la première nuit, et pourtant, il a continué à courir comme si de rien n'était...Et non sans résultat, car il a passé la ligne d'arrivée à 5h01 ce matin, après avoir courru pendant 55 heures et 9 secondes. On  ne peut que s'incliner devant la performance.

Après avoir à Marla ce vendredi à 18h58, il a filé tout droit sur la Plaine des Merles, Sentier Scoot et Ilet à Bourse. A 3h47, il a dépassé Grand Place, a dépassé Roche Plate, et a finalement atteint le Maïdo - sa bête noire ! - aux alentours de 11 heures, pour passer l'Ilet Savannah à 16h38. A noter qu'un de ses amis qui était venu le retrouver au Maido a fait un bout de course avec lui pour l'encourager ! Il a ensuite accéléré le rythme pour atteindre la Possession à 21h35, et à garder son rythme jusqu'à la fin.

Il se prélasse à présent dans son hamac : après l'effort, le réconfort. "Pendant un mois, plus aucun effort !" lance-t-il.

Trail de Bourbon

Pour cette course-ci, nous avons deux chouchous : Ruddy, dossard 5673. Ce dernier s'est bien évidemment lancé à 21 heures comme tout le monde, et depuis rien ne l'arrête ! A 8h41 hier matin, il avait déjà dépassé Roche Plate, et a atteint le Maido à peine une heure plus tard... Il a tout de suite foncé sur l'Ilet Savannah pour arriver à 14h30. A 18 heures, il arrivait à La Possession, pour passer ligne d'arrivée à 23h03. Félicitations !!!

Goulven, dossard 5885. Il se sera accroché jusqu'au bout de la course, malgré l'abandon de son petit frère Corentin, qui a eu une blessure au genou. Nous avons retrouvé Goulven à îlet Savannah pour une petite pause bien méritée ce samedi 19 octobre, avant d'affronter la fin de la course. Fatigué mais heureux, il nous a avoué avoir trouvé la nuit longue et pénible, notamment certaines descentes les pieds dans la boue. Mais il peut être fier de son Trail de Bourbon ! A 3h05, il a pointé d'ailleurs pointé à la Grande Chaloupe, avant de faire une pause bien méritée. C'est à 7h47 que Goulven a franchi la ligne d'arrivée, s'octroyant au passage une 444è place, bravo !

Mascareignes

Comme expliqué plus haut, tous nos coureurs de la Mascareignes sont déjà arrivés, mais nous avons retrouvé Quentin ce samedi, au numéro de dossard 4095. Ami de Goulven, celui-ci venait le soutenir à îlet Savannah, c'est là qu'il nous a fait le bilan de sa course.

Ci-dessus : Goulven à gauche, en train de terminer la Bourbon - Quentin à droite, après avoir terminé la Mascareignes

"C'était une première pour moi, et même sans finir dans les temps, je suis très fier" nous a-t-il confié. Seul regret : n'avoir aucune "récompense" pour avoir terminé la course. "Je suis arrivé trois quarts d'heure après la limité horaire, mais j'aurais bien aimé un petit quelque chose pour montrer que j'étais quand même allé au bout."

A Dos d'âne, notamment en raison d'une douleur au genou, Quentin a bien cru qu'il allait abandonner. "J'ai reçu énormément de soutiens, d'amis venus me soigner, mettre de la paumade et m'encourager, d'autres qui ont couru une portion avec moi." Grâce à ça, il a pu aller jusqu'au bout. "Le Grand raid, c'est une formidable aventure en grande partie grâce à la solidarité entre traileurs. On connaît peu de sports où les gagnants peuvent arriver main dans la main."

On félicite tous nos infiltrés pour l'incroyable effort physique qu'ils ont tous fourni !

www.ipreunion.com / redac@ipreunion.com

   

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