Le Maïdo, deux mois après l'incendie :

La vie après l'enfer


Publié / Actualisé
Le patrimoine naturel des hauts de l'Ouest a connu des heures bien sombres en cette fin d'année 2011. Près de 3000 hectares de forêt ont été dévorés par les flammes qui ont causé une véritable catastrophe environnementale. Arbres calcinés, végétation détruite, espèces endémiques menacées, c'est une partie du patrimoine réunionnais qui est parti en fumée. Le 25 décembre, jour de Noël, cela fera deux mois jour pour jour que les flammes ont commencé à se propager et à ravager la végétation des hauts de l'Ouest. Durant cette période, quelque 800 hommes et femmes (pompiers de La Réunion et renforts de métropole, office national des forêts, parc national, armée, associations, gendarmes) ont été mobilisés jour et nuit pour venir à bout de ce gigantesque incendie. Malgré leur acharnement, ils n'ont pu empêcher la transformation de la forêt verdoyante du Maïdo en un paysage triste et terne. Pourtant doucement mais sûrement la vie renaît après l'enfer...
Le patrimoine naturel des hauts de l'Ouest a connu des heures bien sombres en cette fin d'année 2011. Près de 3000 hectares de forêt ont été dévorés par les flammes qui ont causé une véritable catastrophe environnementale. Arbres calcinés, végétation détruite, espèces endémiques menacées, c'est une partie du patrimoine réunionnais qui est parti en fumée. Le 25 décembre, jour de Noël, cela fera deux mois jour pour jour que les flammes ont commencé à se propager et à ravager la végétation des hauts de l'Ouest. Durant cette période, quelque 800 hommes et femmes (pompiers de La Réunion et renforts de métropole, office national des forêts, parc national, armée, associations, gendarmes) ont été mobilisés jour et nuit pour venir à bout de ce gigantesque incendie. Malgré leur acharnement, ils n'ont pu empêcher la transformation de la forêt verdoyante du Maïdo en un paysage triste et terne. Pourtant doucement mais sûrement la vie renaît après l'enfer...

Attisé par un vent violent, le feu a repris soudainement dans les hauts de l'Ouest, aux abords de la route forestière des Tamarins, ce lundi 19 décembre, alors que l'on pensait l'incendie sous contrôle. Une vingtaine de pompiers a tout de suite été déployée sur les lieux, avec l'espoir et la volonté de ne pas voir se répéter le même cauchemar que les semaines précédentes. Bien aidés par le Dash 8, les sapeurs pompiers sont parvenus à fixer rapidement la reprise de feu. Une reprise qui aura tout de même ravivé le souvenir du difficile combat mené contre les flammes quelques semaines auparavant.

Bref rappel, revenons deux mois en arrière. Un incendie se déclare au niveau de la route forestière des Tamarins le 25 octobre 2011, dévorant en quelques heures seulement des dizaines d'hectares de végétation. Dans les jours qui suivent, le sinistre réussira à entrer dans la forêt des Bénares, les flammes embraseront le rempart de Cilaos et fonceront vers la forêt domaniale des Makes.

Devant l'ampleur de l'incendie, la fatigue et le désespoir se lisent sur les visages des pompiers mobilisés dans une lutte inégale contre les flammes, notamment dans la nuit du samedi 29 au dimanche 30 octobre, où ils ont été débordés par l'incendie, devenu trop important. Cette nuit-là, poussé par des vents contraires, le feu a traversé la route forestière des Tamarins à plusieurs reprises, et a même menacé des fermes de la Chaloupe Saint-Leu, obligeant des familles à évacuer les lieux.

L'arrivée des deux Dash 8, respectivement le 3 et le 4 novembre, s'avèrera essentielle pour aider les soldats du feu à éteindre le sinistre. Le feu est maîtrisé petit à petit, mais des points chauds subsistent. La reprise de lundi rappelle que le feu couve toujours sous terre et que les rafales de vent peuvent raviver les flammes en un instant.

Aujourd'hui, dans les hauts de l'Ouest, les pompiers restent vigilants, même si les risques d'embrasement dus à une éventuelle reprise sont faibles, compte tenu de l'étendue des zones brûlées. C'est un triste spectacle qui est donné à voir, un tableau de nature morte s'est figé. Il ne reste plus qu'une fleur ou deux pour égayer le paysage, et faire renaître l'espoir d'une nature vivante.
 

   

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