Attentat contre Charlie Hebdo :

Le grand cadi de Mayotte dénonce "l'horreur" et la "barbarie"


Publié / Actualisé
À Mayotte, près de 250 personnes se sont réunies ce dimanche 11 janvier 2015 sur la place de la République de Mamoudzou en écho à la grande marche républicaine organisée à Paris suite aux attentats perpétrés dans la capitale. L'occasion pour le grand cadi de Mayotte de s'exprimer dans un communiqué, déclarant la date du 7 janvier 2015 "comme le jour de l'horreur et de la plus grande barbarie tant le crime perpétré contre les journalistes de Charlie Hebdo et des policiers constitue l'une des plus horribles agressions portée contre la liberté d'expression, une valeur profonde et fondatrice de l'Islam".
À Mayotte, près de 250 personnes se sont réunies ce dimanche 11 janvier 2015 sur la place de la République de Mamoudzou en écho à la grande marche républicaine organisée à Paris suite aux attentats perpétrés dans la capitale. L'occasion pour le grand cadi de Mayotte de s'exprimer dans un communiqué, déclarant la date du 7 janvier 2015 "comme le jour de l'horreur et de la plus grande barbarie tant le crime perpétré contre les journalistes de Charlie Hebdo et des policiers constitue l'une des plus horribles agressions portée contre la liberté d'expression, une valeur profonde et fondatrice de l'Islam".

"Le monde entier, toute croyance confondue et toute origine, retiendra cette date du 7 janvier 2015, en effroi, comme le jour de l’horreur et de la plus grande barbarie tant le crime perpétré contre les journalistes de Charlie Hebdo et des policiers constitue l’une des plus horribles agressions portée contre la liberté d’expression, une valeur profonde et fondatrice de l’Islam", écrit le grand cadi de Mayotte.

"C’est donc une violence criminelle portée contre la République française dans ce qu’elle a de plus profond dans son âme mais c’est aussi l’Islam qui est touché de plein fouet dans son fondement : la liberté de croire, de s’exprimer, de penser et d’écrire, violentée aussi sauvagement par des criminels guidés par des sentiments de nuisance et de haine contre une société qui les a vus naître et grandir et à laquelle ils n’ont pas su intégrer par obscurantisme", ajoute-t-il.

"La main criminelle qui a frappé Charlie n’est rien d’autre que celle de l’ignorance qui fanatise et pousse l’être à refuser l’autre", poursuit-il, soulignant que "c’est unis que nous vaincrons cet ennemi de l’homme et l’humanité" et que "c’est ensemble, c’est vrai, que nous vaincrons l’adversité et gagnerons cette guerre déclarée par le radicalisme de toute forme".

"Cela signifie mobiliser, partout sur le territoire, l’ensemble des espaces humains, culturels, de croyance et autres scientifiques et technologique pour combattre et venir à bout de cette dérive humaine qui se cache derrière des mots dont ils ignorent complètement le vrai sens", insiste le grand cadi.

"Les cadis de Mayotte condamnent fermement cette horrible horreur et demandent à l’ensemble des musulmans de faire prière pour le grand pardon mais surtout d’organiser des actions de contre-attaque bâtie sur la prévention qui enseigne et valorise surtout l’esprit de tolérance de fraternité et de paix sociale qui fondent l’Islam. Pour initier ce mouvement de lutte contre le radicalisme, les cadis iront porter cette voix en Métropole dès la semaine prochaine et la poursuivront dans les autres parties du territoire pour que plus jamais ça n'arrive", conclut-il.

www.ipreunion.com

   

1 Commentaire(s)

L' INDEPENDANT, Posté
Plusieurs jours pour réagir à un massacre...
Combien de temps pour réagir pour une tête de cochon déposée devant une mosquée par une tête de "con" ?
250 personnes sur plus de 220.000, environ 1 millième de la population et encore, composé surtout "d'étrangers" de métropole...
Discours de circonstance