Kwa Films :

De la tendresse en carte postale avec le film d'Alice Diop


Publié / Actualisé
Été caniculaire ou fraîcheur d'hiver austral, peu importe où vous passez vos vacances, Kwa Films vous envoie de la tendresse en guise de carte postale. Et justement, la sortie de la semaine, c'est "Vers la tendresse" d'Alice Diop. Un court-métrage qui donne la parole à quatre hommes, centré sur les inégalités sociales. C'est à retrouver sur le site Kwa Films.
Été caniculaire ou fraîcheur d'hiver austral, peu importe où vous passez vos vacances, Kwa Films vous envoie de la tendresse en guise de carte postale. Et justement, la sortie de la semaine, c'est "Vers la tendresse" d'Alice Diop. Un court-métrage qui donne la parole à quatre hommes, centré sur les inégalités sociales. C'est à retrouver sur le site Kwa Films.

En donnant la parole à quatre hommes, habitants de banlieue, sur la thématique de l'amour, la réalisatrice Alice Diop bouscule les schémas classiques et les clichés récurrents des rapports entre les filles et les garçons dans la cité. César 2017 du meilleur court-métrage, le film bouscule, interroge mais surtout apporte un regard nouveau sur les liens entre inégalités sociales et inégalités sentimentales.

"Bien plus qu’une contrainte, le souhait exprimé par mes interlocuteurs de conserver leur anonymat est la garantie pour moi d’accéder à une parole plus libre", explique Alice Diop. "C’est en partie parce qu’ils étaient protégés par cette clause que certains ont pu parler librement de leur frustration de ne jamais avoir aimé. C’est sans doute grâce à cela que Farid a osé me parler de sa peur de s’abandonner à l’amour d’une femme, et de perdre ainsi la dernière illusion à laquelle il s’accroche, celle de se considérer comme un vrai homme parce qu’il affiche une insensibilité et une virilité apparentes."

Elle ajoute : "Fabrice m’a fait part, lui, du prix à payer sur l’estime de soi quand on ne connaît de la sexualité que son aspect le plus bestial ; ou encore la façon dont on habite son corps quand on n’a jamais été affectueusement caressé. Certains sont allés plus loin, en évoquant, comme causes probables de leur incapacité à aimer, la pénurie de la tendresse maternelle. Pénurie qu’ils liaient à la fois à un contexte culturel mais aussi à un climat de dureté sociale au sein duquel le temps de l’amour serait considéré comme un privilège de nantis. Tous se sont interrogés : Comment aimer quand on ne connaît de l’amour ni les gestes ni le langage ? " - Extrait du dossier déposé au CNC (Centre National de la Cinématographie et de l'image animée).

www.ipreunion.com/redac@ipreunion.com avec Kwa Films

   

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Illustration : Kwa Films

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