Trois spectacles hebdomadaires :

Bisik : les représentations de "Ça s'appelle reviens !" entament leur troisième semaine


Publié / Actualisé
Trois nuits par semaine, Le Bisik présente son projet "Ça s'appelle reviens !", réalisé en collaboration avec le Théâtre des Bambous. Cette semaine, ce sont Virginie Le Flaouter et de Vincent Maillot, le Kanasel Trio, Léo Gombaud et les Déboussolé.e.s qui s'invitent sur scène. Si les représentations sont déjà complètes, il sera possible de suivre en direct le spectacle prévu ce vendredi sur Facebook. Nous publions ci-dessous le récapitulatif de la soirée de mardi. (Photos Dylan Mardémoutou et Bertrand Bovio)
Trois nuits par semaine, Le Bisik présente son projet "Ça s'appelle reviens !", réalisé en collaboration avec le Théâtre des Bambous. Cette semaine, ce sont Virginie Le Flaouter et de Vincent Maillot, le Kanasel Trio, Léo Gombaud et les Déboussolé.e.s qui s'invitent sur scène. Si les représentations sont déjà complètes, il sera possible de suivre en direct le spectacle prévu ce vendredi sur Facebook. Nous publions ci-dessous le récapitulatif de la soirée de mardi. (Photos Dylan Mardémoutou et Bertrand Bovio)

- (Re)Viens voir les comédiens, Voir les musiciens, Voir les magiciens du trapèze et des mots… -

Mardi 30 juin ; troisième semaine d’un projet fou devenu réalité, d’un rêve bleu, jaune et rouge rythmé de créations plus enlevées les unes que les autres, d’un public incroyable et de rencontres enivrantes…

Depuis le début de ce festival de rythmes et de mots c’est trois nuits par semaine mais bon dieu qu’il est beau ! Une troisième semaine de " Ça s’appelle reviens ! " exaltante au Théâtre Les Bambous avec Le Bisik ! Une semaine inaugurée hier soir par les accents poétiques de la création circassienne de Virginie Le Flaouter et de Vincent Maillot, les compositions marsouines du Kanasel Trio, les jongleries verbales de Léo Gombaud et les délires interactifs des Déboussolé.e.s comme souvent complétement à L’Est !

Déjà présent vendredi dernier sur la scène du Bisik recréée au Théâtre Les Bambous, c’est toujours armé de Russel Mahomed Cassim à la basse râpeuse et de Romain Cottet à la batterie rock, que Kanasel a dégainé sa pop kréopolitaine devant un public impétueux.

Pour ceux qui l’ont croisé en solo, sachez que les compositions du barbu se parent désormais d'une nervosité et d'une énergie ne concédant rien à l'émotion et à l'intimité des textes anglais, français et créoles. Kanasel affiche sans complexe sa culture de playlists dans lesquelles Ben Harper croise les Black Keys et Alain Peters sans le moindre tabou… C’est dans ce métissage qu’il a tracé sa voie et le résultat est à la hauteur de toutes nos espérances : des titres inspirés, une musique sans interdits, riche et dynamique et une voix toujours brûlante.

Kanasel joue comme il aime, sans compter, et affiche une inaltérable générosité. Il alterne les émotions et les rythmes colorés… Son titre phare dans la cité bénédictine, " Marsouins ", incontournable et toujours efficace à domicile, Yolaine" l’incroyable hommage à sa grand-mère, " Piton l’amour ", un titre exquis qui rend plus fort, sa reprise de " Steal My Kisses ", en créole aussi, de Bernard Peur, ou plutôt Ben Harper évidemment et bien d’autres… Le public est sous le charme du chanteur tatoué(eur) à voix … et à barbe ! On attend avec impatience l’album, 100% créations originales : " Florebo "… à suivre…

- 3 nuits par semaines… -

En salle, les bleus ne verront pas la création de Cirquons Flex imaginée par Virginie Le Flaouter et Vincent Maillot qui ouvre ici l’Acte I de la soirée. Une réflexion déconfinée et poétique sur une île en crise et des réminiscences d’une période plus difficile encore pour Les Réunionnais qui, comme un certain M. Nativel de Dos d’Ane, l’ont connue : celle de la deuxième guerre mondiale ou goni rimait ici avec autarcie.

Une crise de couple, aussi, agrémentée de morceaux choisis interprétés par un Vincent virtuose à la trompette de poche et au kalimba comme autant de boucle de roue Cyr entraînée par une Virginie aérienne. De silences assourdissants, en regards enflammés, trapèze et portés, le couple s’aimera ainsi 3 nuits cette semaine pour un doux corps à corps d’un cirque endémique et d’un jardin secret où poussent des citrouilles et de belles Cendrillons… À découvrir en Live Streaming sur notre page Facebook Vendredi à 19h30 !

Les jaunes, eux, ne verront pas Léo Gombaud conter " La Naissance du Jongleur " d’après Dario Fo En écho aux acrobaties de Vincent et Virginie, Léo jongle avec les personnages et les mots pour se moquer de façon grinçante des " grands " de ce monde. Dario Fo – poète jongleur contemporain- a, dans les années 70, écrit Mystère Bouffe : recueil de jongleries dont est issue " La Naissance du Jongleur ". Léo Gombaud et Les Paraventeurs se sont emparés de cette pièce de résistance et l’on mit au goût des combats actuels. Les " grands " ont changé de noms mais restent toujours des " grands "…

- " FaHaLe " est une pièce montée, une pièce à branche, à dés, branchée et à dictée… -

Les rouges, enfin, ne verront pas " FaHaLe " la dernière création en chantier des Déboussolé.e.s. Un hymne déjanté et anticonformiste qui questionne les codes du théâtre et surtout les spectateurs totalement impliqués dans cette farce tragique et moderne mise en scène à distance par un certain Thomas Billaudelle resté confiné tranquille à Avignon, même sans festival.

Fanny Navizet, Léo Gombaud et Harison Razafindrahery survoltés ont donc à cœur et à cris de mener ce projet tambour battant ! Sans trop en dire pour ne pas dévoiler l’intrigue, " FaHaLe " est une pièce en interaction constante avec le public qui décide des suites à donner à l'intrigue. Une pièce moderne, numérique, une pièce montée, une pièce à branche, à dés, branchée et à dictée… Mais laissons plutôt un spectateur choisi au hasard vous livrer son sentiment :

Robin Les Bambous " Whaooo ! Quelle super soirée au théâtre les bambous ! Fatale est un pestak magnifique, foncez le voir !! (Ceci n’est pas un message robot. Je suis un être humain, doté d’une conscience et d’un libre arbitre.) "

Bref un véritable critique objective et constructive qui donne envie même si c’est complet cette semaine et qu’il faudra attendre novembre pour la prochaine représentation, toujours au Théâtre Les Bambous (bizarre) ! Jamais attente n’aura donc été aussi longue… (attention passage intello) " Mais L’homme est fondamentalement désir d’être et le désir est manque " (L’être et le néant - Jean-Paul Sartre)

Bref, " Ça s’appelle reviens ! " poursuit sa route sur les chemins de la création avec bonheur et imagination… Vous l’aurez compris c’est malheureusement complet cette semaine mais vous pourrez profiter de la création de Cirquons Flex à 19h30 et du concert de Mounawar à 20h ce vendredi 3 juillet en live streaming sur notre page Facebook et celles de nos partenaires…

Sinon Ça s’appelle reviens ! reviens le 21 juillet après " il était une fois les vacances "

On vous remet le programme pour ne plus jamais regretter de ne pas avoir réservé ! N’oubliez pas, réservation obligatoire et achat des places uniquement par téléphone au 0262 50 38 63 ! Hâtez-vous, on vous attend !

Une vague idée du programme :

#Semaine 4 : mardi 21, jeudi 23 et vendredi 24 juillet Cie Kisamilé, Cie Artefakt, Tiloun, Gilbert Pounia

#semaine 5 : mardi 28, jeudi 30 et vendredi 31 juillet Cie Sakidi, Cie Soul City, Solah, Thierry Gauliris

#semaine 6 : mardi 4, jeudi 6 et vendredi 7 août Cie Morphose, Cie La Pata Negra, Tias, Eddy Marianne, Solah

#semaine 7 : mardi 11, jeudi 13 et vendredi 14 août Cie Lépok Épik, Cie Danses en l'r, Votia, Aurus, Nathalie Natiembé

 

   

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