Dans un communiqué publié peu de temps après l'expulsion du député-maire saint-leusien, Nassimah Dindar a condamné l'attitude de l'État. "Suite aux images et aux commentaires parus sur les sites d’information, je ne peux que déplorer cet acte. Il est en effet indigne de sortir aussi fermement un élu de la République de l’enceinte d’une Préfecture. Je condamne cet acte inapproprié et je souhaite un prompt rétablissement à mon collègue et ami Thierry Robert. Qu’il sache qu’il peut compter sur mon entier soutien", note le communiqué.
Pour sa part dans un communiqué publié plus tard dans la soirée, le préfet Jean-Luc Marx indique être allé "au devant" de Thierry Robert au cours de la journée. La dernière fois à 20h45. "Le préfet est à nouveau allé à la rencontre de M. Thierry Robert pour lui renouveler ses propositions et lui indiquer qu’il n’était pas envisageable qu’il passe la nuit dans l’enceinte de la préfecture" dit le communiqué. "Malgré les démarches réitérées du préfet pour maintenir le dialogue, M. Thierry Robert n’a pas souhaité s’inscrire dans cette démarche constructive. Aussi, comme le préfet en avait informé M. Thierry Robert, les forces de police sont intervenues à 21h00. M. Thierry Robert et les deux personnes présentes avec lui ont été accompagnées à l’extérieur de la préfecture dans le calme. Il n’a pas été fait usage de la force. Toutes les précautions ont été prises afin d’assurer la sécurité et l’intégrité physique des manifestants" souligne le communiqué. Le préfet rappelle aussi que "la commission (sur l'attribution des contrats aidés - ndlr) se réunira à nouveau d’ici la fin du mois de septembre pour dresser un bilan de l’utilisation des moyens alloués à La Réunion et examiner les besoins supplémentaires exprimés par les employeurs et les moyens d’y répondre".
Dans l'histoire de la Ve République, c'est sans doute l'une des rares fois, voire la seule fois, où un député se fait évacuer manu militari d'une préfecture, de laquelle il refusait de sortir. Rappelons en effet que Thierry Robert, député-maire de Saint-Leu, avait décidé d'occuper l'enceinte de la préfecture en attendant une réponse positive quant à sa demande d'attribution d'une cinquantaine de contrats aidés supplémentaires pour les écoles de sa commune. Il s'apprêtait à passer la nuit dans une tente, dans la cour de la préfecture.
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