La chambre de commerce se retire :

Port de Saint-Gilles : la main passe au TCO


Publié / Actualisé
Le port de plaisance de Saint-Gilles-les-Bains changera de concessionnaire le dimanche 1er septembre 2019. La chambre de commerce et d'industrie de La Réunion (CCIR) passera la main et la donnera au Territoire de la côte ouest (TCO). La chambre consulaire aurait dû poursuivre la gestion portuaire jusqu'à la fin 2021. Mais le contrat de concession a été résilié avant le terme. "Il faut que l'on fasse plus que la CCIR pour les usagers et les amis de la mer." explique le TCO (Photo : lp/www.ipreunion .com)
Le port de plaisance de Saint-Gilles-les-Bains changera de concessionnaire le dimanche 1er septembre 2019. La chambre de commerce et d'industrie de La Réunion (CCIR) passera la main et la donnera au Territoire de la côte ouest (TCO). La chambre consulaire aurait dû poursuivre la gestion portuaire jusqu'à la fin 2021. Mais le contrat de concession a été résilié avant le terme. "Il faut que l'on fasse plus que la CCIR pour les usagers et les amis de la mer." explique le TCO (Photo : lp/www.ipreunion .com)

" Redonner à Saint-Gilles-les-Bains un port digne d’une véritable station balnéaire, en lui redonnant la place qu’il mérite : un lieu de vie dynamique" explique Joseph Sinimalé, président du TCO. Ce jeudi 22 août 2019, le Territoire de la côte ouest a présenté les grandes lignes du projet de rénovation et de développement du port de plaisance de Saint-Paul.

Une rénovation que les usagers du port n’attendaient plus. Cela fait plusieurs années qu’ils se plaignent de la " gestion calamiteuse " du port.

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Suite à l’application de la loi NOTRe, le TCO est devenu compétent pour gérer le port. C’est en ce sens, qu’il a été décidé le lundi 15 avril 2019 lors du conseil communautaire du TCO de reprendre la gestion à la CCIR.

Joseph Sinimalé souligne : " l’immobilisme de la CCIR vis-à-vis des plaintes des usagers. Il fallait que le TCO réagisse face aux manquements de concessionnaire précédent (la CCIR-ndlr). "

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Guyllin Moutama, président de l'association des amodiataires du port se dit " presque satisfait ". Il salue le maintien des emplois. En basse saison, 300 personnes travaillent sur le site. C’est deux fois plus en haute saison et autant d’emplois indirects. " Pour une fois on a des gens qui écoute le monde de la mer. " se félicite-t-il.
Regardez.

Le TCO a annoncé une enveloppe de cinq millions d’euros afin de financer les chantiers prioritaires.

Accueil du public

La priorité numéro un du TCO est de recréer un climat de confiance et d’écoute entre les gestionnaires et usagers du port. Une maison des usagers et des amis de la mer devrait voir le jour.
L’éclairage, les parkings et accès vont être améliorés. Des caméras de vidéo-surveillance pourraient être installées. Les policiers municipaux devraient être plus présents sur le port. Enfin, la gestion des déchets se situe au cœur des améliorations avec une possible mise en place de locaux réfrigérés pour stocker les déchets de poissonneries.

Amélioration des infrastructures

En premier lieu, un état des lieux des bâtiments et commerces doit s’effectuer afin dévaluer les besoins des uns et des autres. (termites, infiltrations, rénovation…) La réfection des digues, quais et pontons est au programme. Le TCO se justifie : " un responsable ne peut pas attendre qu’il y ait un accident, on a le devoir d’intervenir pour la sécurité du public sur le site ".

Animations événementielles

Le TCO souhaite récupérer le label " Pavillon bleu " perdu en 2017. Il veut également redonner de " la dynamique " au site en le transformant en " pôle d’animations phares " Joseph Sinimalé l’a assuré : " il faut redonner de l’attractivité au tourisme, pour améliorer l’économie. Le premier événement sera programmé avant la fin de l’année 2019. "

Le maire de Saint-Paul s’est toutefois montré réaliste : " on ne va pas régler tous les problèmes du port en un an. " Le TCO ajoute : " on est pas des magiciens ". Guyllin Moutama, amodiataire, se félicite : " Les Réunionnais reviennent à la mer, reviennent à leur patrimoine, et on développe l’économie bleue. "

lp/www.impreunion.com

   

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