[EN DIRECT] Il s'exprime suite aux législatives :

Emmanuel Macron : "l'hypothèse d'un gouvernement d'union nationale n'est pas justifiée à ce jour"


Publié / Actualisé
Le président de La République Emmanuel Macron s'exprime à 22h heure locale ce mercredi 22 juin 2022. Tout au long de la journée, le chef de l'Etat a reçu tour à tour des élus des groupes politiques de l'Assemblée nationale, notamment Édouard Philippe d'Horizons, Julien Bayou, Adrien Quatennens et Mathilde Panot ou encore Marine Le Pen pour le Rassemblement National. Plusieurs d'entre eux évoquent la proposition du chef de l'Etat de créer un gouvernement "d'union nationale". Ce mercredi soir, le Président sort en tout cas de son silence pour s'exprimer sur les législatives. (Photo d'illustration : AFP)
Le président de La République Emmanuel Macron s'exprime à 22h heure locale ce mercredi 22 juin 2022. Tout au long de la journée, le chef de l'Etat a reçu tour à tour des élus des groupes politiques de l'Assemblée nationale, notamment Édouard Philippe d'Horizons, Julien Bayou, Adrien Quatennens et Mathilde Panot ou encore Marine Le Pen pour le Rassemblement National. Plusieurs d'entre eux évoquent la proposition du chef de l'Etat de créer un gouvernement "d'union nationale". Ce mercredi soir, le Président sort en tout cas de son silence pour s'exprimer sur les législatives. (Photo d'illustration : AFP)

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    C'est la fin de ce live, merci de l'avoir suivi

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    Jean-Luc Mélenchon réagit au discours d'Emmanuel Macron

    "Dorénavant, il ne peut y avoir d'autre réalité que celle-ci : l'exécutif est faible, mais l'Assemblée nationale est forte. Rien ne doit permettre de passer à côté de l'exigence démocratique qui s'impose. La Première ministre doit se présenter un programme d'action et se soumettre à un vote de confiance. Si elle ne l'a pas, elle devra démissionner. Emmanuel Macron dit qu'il travaillera avec les oppositions, nous ne le croyons pas. Pendant cinq ans, il a refusé toutes les propositions de l'opposition. Inutile de contourner la réalité, madame la Première ministre doit se présenter devant l'Assemblée nationale. Si elle a cette confiance, elle présentera des textes" déclare-t-il.

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    Emmanuel Macron appelle au compromis

    "Il faudra bâtir des compromis, mais le faire avec transparence. Pour cela, il faudra clarifier dans les prochains jours la part de responsabilité que les différentes formations de l'Assemblée nationale sauront prendre. Il faut que les partis disent avec transparence jusqu'où ils sont prêts à aller"

    "J'ai confiance dans l'esprit de responsabilité de tous. J'ai confiance en vous, en nous. Vous avez fait des choix clairs, j'en prends acte, ma responsabilité est de les faire vivre. Je n'aurai qu'une boussole : que nous avancions au service de l'intérêt général. Ensemble nous avons traversé tant de crise, je sais que nous y arrivions" conclut-il

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    Des réformes à venir dès cet été

    "C'est un projet d'indépendance, qui passe par une défense forte, une recherche d'excellence, une industrie et une agricultures plus puissantes, une école qu'il faut reconstruire, un projet écologique, mais aussi un projet responsable et crédible. Dès cet été, il faudra prendre des décisions. Pour le pouvoir d'achat, pour le plein emploi, pour la santé, pour l'écologie. Tous ces projets ne sauraient être financés par plus d'impôts ou d'emprunts" explique-t-il


     

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    L'union nationale écartée des possibilités

    "J'ai échangé hier et aujourd'hui avec l'ensemble des partis politiques qui sont en capacité de créé des groupes à l'Assemblée nationale. La plupart des dirigeants ont exclu l'hypothèse d'un gouvernement d'union nationale, beaucoup ont fait part de leur disponibilité pour discuter des sujets urgents aujourd'hui. Je crois qu'il est donc possible de trouver une majorité plus large et plus claire pour agir. Je suis convaincue par la nécessité de bouger les lignes des partis politiques. Je souhaite donc que le déplacement politique se poursuive avec clareté et responsabilité" déclare-t-il

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    Emmanuel Macron prend la parole

    "Le 24 avril vous m'avez redonné votre confiance, les 12 et 19 juin derniers vous avez voté pour vos députés. Je ne peux d'abord ignorer la forte absention, qui nous oblige tous à réfléchir" note-t-il.

    "Je ne peux ignorer les fractures de ce pays, elles expriment des inquiétudes, l'impression d'avoir une vie bloquée. Ces élections ont fait de la majorité présidentielle une force politique majeure, mais aucune forte politique ne peut faire les lois seule. La responsabilité est de s'élargir soit en créant une coalition en construisant des majorités texte par texte" ajoute-t-il

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    Bonsoir à tous,

    Nous ouvrons ce direct pour suivre l'allocution d'Emmanuel Macron qui débutera dans quelques minutes. Restez avec nous

A propos

"Le président de la République s'exprimera ce soir à 20H", a annoncé l’Élysée, au terme d'une journée où il a bouclé son tour de table des forces politiques pour tenter de trouver une porte de sortie. Le chef de l’État sera ensuite happé par une série d'engagements internationaux, dont le Conseil européen à partir de jeudi à Bruxelles, puis les sommets du G7 et de l'Otan.

Emmanuel Macron a reçu dans la matinée le secrétaire national d'Europe Écologie-Les Verts Julien Bayou, le député LFI Adrien Quatennens et son ancien Premier ministre Édouard Philippe, patron du parti Horizons. Mardi il avait reçu Christian Jacob (LR), Olivier Faure (PS), François Bayrou (MoDem) et Marine Le Pen (RN).

Édouard Philippe a appelé de nouveau mercredi à la création d'une "grande coalition" pour donner "une direction stable" au pays.

Convié mardi, le communiste Fabien Roussel a affirmé que M. Macron envisageait, parmi d'autres scénarios, la constitution d'un "gouvernement d'union nationale". Une piste que le chef de l’État a aussi évoquée devant Marine Le Pen qui a estimé mercredi que "la situation ne justifie pas" un gouvernement d'union nationale.

Mais pas devant Olivier Faure et Christian Jacob, ont-ils assuré. "Nous ne sommes candidats à aucun arrangement, à aucune combine", a insisté pour sa part Adrien Quatennens à la sortie de son entretien.

Chez Les Républicains, "nous ne serons jamais dans le blocage des institutions", répète le président du parti Christian Jacob, mais, forts de leur soixantaine de députés, ceux-ci ne veulent pas entrer "dans une logique de pacte de coalition".

Un gouvernement "avec le Front national, avec les gens de l'extrême gauche qui disent que la police tue ? Sûrement pas !", insiste le LR Michel Barnier.

- "Arc républicain" -

Selon le ministre des Relations avec le Parlement Olivier Véran, les pistes sont multiples: "un élargissement" de la majorité, "la poursuite du dépassement centre gauche/centre droit" ou "un système de majorité projet par projet, tantôt avec la gauche, tantôt avec la droite".

Il a aussi exclu que le RN et LFI puissent intégrer une quelconque majorité, car ils ne sont pas "dans l'arc républicain". M. Quatennens a rapporté que le chef de l’État lui avait au contraire assuré qu'il "considérait que la France insoumise était bien dans le champ républicain".

Tous les regards sont aussi braqués sur les 89 députés RN, qui n'étaient que huit en 2017, et ont assuré de leur "sérieux" à leur arrivée à l'Assemblée mercredi matin, jouant le contraste avec le "cirque" imputé à la Nupes ou le "melon" reproché à la majorité.

Le vote le 30 juin pour désigner le président de la commission des Finances, aux pouvoirs étendus, suscite une bataille entre ces élus RN et ceux de LFI, membres de la Nupes.

Le président LR du Sénat, Gérard Larcher, a estimé que le poste "devrait revenir" aux députés RN, car "le RN est le premier groupe d'opposition", suscitant l'indignation du patron du PS Olivier Faure.

- Le choix des chefs -

C'est aussi l'heure de désigner les patrons des groupes. Le député d'Eure-et-Loir Olivier Marleix a été élu à la tête de celui des Républicains.

Dans la majorité présidentielle, après la défaite dimanche du président du groupe sous le précédent quinquennat Christophe Castaner, la députée des Yvelines Aurore Bergé va prendre la tête du groupe LREM qui a fondu de 266 à 170 membres, et le député de Corse du Sud Laurent Marcangeli celle d'Horizons.

Enfin, en fin d'après-midi, une sorte de primaire désignera un candidat unique de la majorité au perchoir, en remplacement de Richard Ferrand, battu aussi dimanche. Le poste est convoité par la ministre des Outre-mer Yaël Braun-Pivet, les ex-ministres Barbara Pompili et Joël Giraud, ou encore l'ex-ministre LR rallié à Emmanuel Macron Éric Woerth. Hors majorité, la députée du Doubs Annie Genevard (LR) y prétend aussi.

Le président de l'Assemblée nationale sera ensuite officiellement élu par l'ensemble des députés mardi prochain.

Côté gouvernement, au lendemain de la reconduction d’Élisabeth Borne, François Bayrou a laissé entendre qu'il faut changer de Première ministre, estimant que "les temps exigent que le Premier ministre ou la Première ministre soit politique, qu'on n'ait pas le sentiment que c'est la technique qui gouverne le pays".

Mme Borne recevra la semaine prochaine les présidents de groupes de l'Assemblée, façon pour l'exécutif de montrer qu'elle reste pour l'heure en poste, même si sa situation apparaît précaire. "Il y a une Première ministre et un gouvernement. Je suis très heureux de travailler avec Mme Borne", a assuré le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin à la presse mercredi.

   

4 Commentaire(s)

MôvéLang, Posté
"l'hypothèse d'un gouvernement d'union nationale n'est pas justifiée à ce jour" ou n'est pas possible 'Qui voudrait être dans le camps de celui qui les a humilié pendant 5 ans '
Missouk, Posté
C'est à désespérer de tout... Ce président se comporte comme un gamin pourri gâté ! Il va être la risée de l'Europe!
Ficelle est grosse , Posté
Tel un joueur de poker, viser le pourrissement de la situation en prenant à témoin les Français pour une dissolution prochaine. Macron n'a pas changé. Il est dans le déni.
Non merci , Posté
On a eu droit à du bla blanc pendant 5 ans. Ça va continuer. Non a la retraite à 65 ans.