Les Réunionnais sont appelés à voter ce 23 mars :

Municipales, mode d'emploi


Publié / Actualisé
Les élections municipales à La Réunion, ce sont : 615 469 électeurs, 5 301 candidats, 24 communes, 292 conseillers municipaux, 5 intercommunalités, 292 conseillers communautaires, 808 bureaux de vote, 133 listes, et deux tours. En plus de tous ces chiffres, le mode de scrutin peut parfois en déboussoler certains. Entre ballottage, fusions, triangulaire et proportionnelle à forte moyenne... Un mode d'emploi n'est pas de trop.
Les élections municipales à La Réunion, ce sont : 615 469 électeurs, 5 301 candidats, 24 communes, 292 conseillers municipaux, 5 intercommunalités, 292 conseillers communautaires, 808 bureaux de vote, 133 listes, et deux tours. En plus de tous ces chiffres, le mode de scrutin peut parfois en déboussoler certains. Entre ballottage, fusions, triangulaire et proportionnelle à forte moyenne... Un mode d'emploi n'est pas de trop.

Avant tout, une petite mise au point s'impose. Les 23 et 30 mars prochains, les électeurs réunionnais n'éliront pas directement le maire d'une des 24 communes de l'île, mais leurs conseillers municipaux pour un mandat de 6 ans. Le nombre de sièges à pourvoir dépend du nombre d'habitants de la commune. A La Réunion, cela va de 29 (Trois-Bassins, Entre-Deux, Cilaos, Plaine-des-Palmistes, Salazie) à 55 pour Saint-Denis. Le choix des conseillers communautaires se fait le même jour, et avec le même bulletin. Le nom des candidats à l'intercommunalité est signalé sur la liste présentée.

Comme l'île de La Réunion compte uniquement des communes de plus de 1000 habitants, le scrutin est de liste paritaire, à deux tours, et proportionnelle à la forte moyenne. Si une liste reccueille la majorité absolue des suffrages exprimés au premier tour, elle obtient la moitié des sièges au conseil municipal. Le reste est réparti à la proportionnelle entre toutes les listes ayant obtenu plus de 5 %, y compris celle arrivée en tête.

En cas de second tour, seules les candidatures ayant dépassé la barre des 10 % peuvent y participer. C'est à ce moment que l'on parle de ballottage, de triangulaire, voire de quadrangulaire. Petite subtilité de ce nouveau scrutin : les listes maintenues peuvent procéder à des fusions avec une candidature ayant obtenu au moins 5 % des suffrages exprimés au premier tour. Après le vote, la répartition se fait selon les mêmes principes appliqués le 23 mars. A la nuance que c'est la candidature arrivée en tête qui obtient automatiquement la moitié des sièges, quel que soit le nombre de vote reccueillis.

L'élection du maire, à proprement parler, a lieu lors du premier conseil municipal, à la suite d'un vote à bulletin secret qui nomme également les adjoints. Si l'élu désigné est déjà député ou sénateur, il a jusqu'en 2017 pour choisir entre ses deux fonctions, conformément à la loi sur le non-cumul des mandats votée en janvier dernier.

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