Bois-Rouge :

Voyage dans une usine à sucre


Publié / Actualisé
La campagne sucrière 2003 qui vient de débuter s'annonce sous les meilleurs auspices. L'usine de Bois-Rouge (Est) qu'il est possible de visiter prévoit en effet de broyer 983 000 tonnes de cannes.

Voyage en images dans une usine à sucre
La campagne sucrière 2003 qui vient de débuter s'annonce sous les meilleurs auspices. L'usine de Bois-Rouge (Est) qu'il est possible de visiter prévoit en effet de broyer 983 000 tonnes de cannes.

Voyage en images dans une usine à sucre
Les mauvaises campagnes sucrières de ces dernières années ne sont plus qu'un mauvais souvenir. La campagne 2003 devrait en effet être une très bonne récolte. Alimentées par les 4 900 planteurs de l'île deux usines, de Bois-Rouge à Saint-André et du Gol à Saint-Louis, devraient broyer pas moins de 2 millions de tonnes de cannes, soit environ 225 00 tonnes de sucre en fonction de la richesse.
La sucrerie de Bois-Rouge table pour sa part sur 983 000 tonnes de cannes, soit 103 000 tonnes de sucre, provenant de Savannah, de la Mare et des trois centres de réception de l'Est, à savoir Ravine-Glissante à Sainte-Rose, Beaufonds à Saint-Benoît et Pente-Sassy à Saint-André. Reste à connaître maintenant la teneur en sucre, autrement dit la richesse.
Jusqu'à la fin de la coupe, 250 personnes seront jour et nuit au four et au moulin. L'usine qui recevra en moyenne quotidienne 7 600 tonnes de cannes, fonctionnera 24 h/24 pendant les six mois à venir.
Un univers qu'il est d'ailleurs possible de découvrir. Le public pourra prendre connaissance de toutes les étapes de la fabrication du sucre, de l'arrivée des cachalots débordant de cannes au chargement d'un camion-citerne plein de sucre, en passant par toutes les phases du processus d'élaboration.
Ce sera aussi l'occasion de se plonger dans l'histoire Bois-Rouge qui remonte à 1805. Elle fut créée par François-Xavier Bellier Monrose et destinée à la fabrication du rhum. Deux ans plus tard, le gouverneur Decaen réserve le privilège de la distillation aux planteurs de l'île de France. Du coup les planteurs-distillateurs de Bourbon transforment leur distillerie en sucrerie. Bois-Rouge et celle de Bras des Chevrettes seront les pionnières.
Aujourd'hui, le site regroupe trois unités : la sucrerie, d'une capacité de broyage de 8 000 tonnes par jour, une distillerie, résultat du transfert en 1992 de la distillerie de Saint-Paul dont elle a gardé le nom et une centrale thermique mixte bagasse-charbon, qui produit 22% des besoins énergétiques de l'île et alimente en vapeur la sucrerie et la distillerie durant la campagne.
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