Culture du thé à Maurice :

Sur les traces de l'odorante boisson


Publié / Actualisé
La route du thé permet non seulement de découvrir et de déguster une plante très prisée des Mauriciens, trace de l'influence britannique et indienne, mais aussi de visiter un passé pas si loin, fait de plantations coloniales et de magnifiques villas créoles...
La route du thé permet non seulement de découvrir et de déguster une plante très prisée des Mauriciens, trace de l'influence britannique et indienne, mais aussi de visiter un passé pas si loin, fait de plantations coloniales et de magnifiques villas créoles...
Les descendants de la famille Guimbeau ont eu l'heureuse idée de donner à leur patrimoine une ouverture touristique originale. Leur domaine des Aubineaux, leur villa coloniale de Saint-Aubin et leur usine de Bois Chéri forment une "route du thé" déjà reconnue par les agences de voyages. La balade est instructive avec la visite de l'usine de thé et du musée attenant qui font découvrir tous les secrets d'une plante orientale qui a séduit les Britanniques... Elle a aussi l'avantage de nous faire goûter aux charmes d'une époque hors du temps.

D'abord le domaine des Aubineaux

Le mieux est de commencer la "route" par la visite du Domaine des Aubineaux, à Curepipe, où l'on découvre une très belle villa créole bâtie en 1872 et entourée d'un parc fort bien entretenu... Une sympathique hôtesse vous fait visiter les pièces une par une, meublées de bois précieux (tek, acajou et palissandre...) et agrémentées d'ustensiles anciens. On y trouve des photos de la famille Guimbeau au début du siècle et même de l'exposition universelle de Paris en 1900. Après un passage dans le parc, qui permet de croiser de très beaux spécimens d'arbres tropicaux, on termine par une dégustation de thé, évidemment, accompagné de ces petits biscuits dont raffolent les Anglais. S'y l'on y ajoute la verdure du gazon, qui profite d'une région bien arrosée, on se voit complètement dépaysé dans un mélange d'ambiance "british" et de charme créole colonial...

En passant par Bois Chéri

La deuxième étape de la "route", qui passe par Bois Chéri, est à la fois pédagogique et savoureuse. On y découvre tous les bienfaits du thé mais aussi tous ses secrets de fabrication à travers l'usine et le musée. Plus de 300 personnes travaillent encore ici : une centaine à l'usine et deux cents dans les plantations aux alentours. Un chemin au milieu de la verdure conduit à un chalet qui surplombe un petit lac. On y vient pour déguster différentes sortes de thé. En hiver, alors que la température est plutôt fraîche, on apprécie particulièrement.

Poulet à la vanille

La dernière étape se veut carrément gastronomique puisque le Saint-Aubin, dans le Sud de l'île, est une maison coloniale (datant de 1819) qui abrite désormais une table d'hôte. Au menu : des produits du domaine comme, par exemple, des palmistes frais qu'on vous servira en salade avec du marlin fumé avant de vous présenter un poulet à la vanille ou à la créole... Après un dessert (sorbet de fruits, mousse au coco, papaye caramélisée...), l'impressionnante varangue vous accueillera pour un café et un délicieux rhum arrangé...
Il faut bien compter trois heures pour savourer cette route du thé, sans se presser, en prenant le temps... d'échapper au temps.
À découvrir lors d'un prochain passage à Maurice.
A.F.
   

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