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Gauche qui rit, droite qui pleure


Publié / Actualisé
La gauche, et surtout l'Alliance menée par Paul Vergès, est le grand vainqueur du second tour des élections régionales. Elle totalise près de 68% des voix (34 sièges) face à un UMP en déroute (11 sièges). La droite limite comme elle peut les dégâts au conseil général, mais perd un total de 8 sièges.

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La gauche, et surtout l'Alliance menée par Paul Vergès, est le grand vainqueur du second tour des élections régionales. Elle totalise près de 68% des voix (34 sièges) face à un UMP en déroute (11 sièges). La droite limite comme elle peut les dégâts au conseil général, mais perd un total de 8 sièges.

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La gauche jubile, la droite fait grise mine. La première conserve largement la majorité au conseil régionale, la seconde garde la sienne au conseil général mais ne peut l'empêcher d'être entamée.
Paul Vergès et sa liste d'ouverture vers la société civile et les forces progressistes réussissent le tour de force de remporter à eux seuls une confortable majorité absolue. Ils enlèvent 27 des 45 sièges en jeu (soit 4 fauteuils de plus que la majorité absolue) et 44,85% des suffrages. Un résultat qui fera date puisque c'est la première fois qu'une liste conduite par Paul Vergès arrive aussi largement en tête. Mieux, elle occupe la première place dans presque toutes les communes, y compris, Saint-André, le Tampon, Saint-Pierre, Saint-Denis...
Avec 22,33% des voix, Michel Vergoz et les socialistes remporte 7 sièges. Un score honorable et jamais atteint jusqu'à présent. Additionnées, les suffrages de gauche dépasse les 67%.

Déconfiture de la droite

Traduit en nombre de fauteuils donne 34 sièges à la gauche contre 11 (32,8%) à une droite en pleine déconfiture. Elle limite la casse aux cantonales et conserve sa majorité mais perd des cantons - fiefs comme ceux de Saint-André, du Tampon ou de Saint-Denis. Au total des deux tours se sont 8 fauteuils qui lui échappent (2 à Saint-Joseph, 2 au Tampon, 2 à Saint-André, 1 à Saint-Denis et 1 à Sainte-Suzanne).
Il est décidément des dimanches d'élections dont on se passerait bien doit estimer la droite. Amertume de la défaire aidant, ils ont été nombreux à accuser le de tous les maux, le gouvernement qu'ils soutenaient avec ferveur il y a encore 8 jours. "La politique menée par Jean-Pierre Raffarin a eu certains effets néfastes sur les Réunionnais les plus pauvres et nous avons été sanctionnés" affirmait le sénateur Jean-Paul Virapoullé qui a voté ces lois qu'il juge maintenant impopulaires. II disait aussi "accepter la correction" et commençait à parler de "remaniement ministériel" avec changement au "ministère de l'outremer". La perte des deux cantons de Saint-André - synonyme de défaite personnelle pour lui -, a visiblement très affecté le chef de file de la droite locale qui en profite pour régler ses comptes avec Brigitte Girardin, actuelle ministre des DOM TOM, qu'il n'a jamais porté dans son c?ur.
Le "troisième" tour des ces élections aura lieu en fin de semaine avec le scrutin au sein des deux assemblées pour les fauteuils de président et de vice-présidents.
   

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