Piton de la Fournaise :

Retour de flammes


Publié / Actualisé
Le volcan ne s'était endormi que d'un ?il. Il s'est réveillé ce dimanche 5 septembre 2004 vers 22 heures. Il ne s'agit pas d'une nouvelle éruption mais de la reprise de celle qui avait éclaté le vendredi 13 août. Visible du Grand Brûlé, le front de la coulée de lave se trouve à 3,5 km de la route nationale 2 (RN 2) reliant l'Est au Sud de l'île. Visionnez toutes les photos réalisées ce lundi 6 septembre 2004 en milieu de journée
Le volcan ne s'était endormi que d'un ?il. Il s'est réveillé ce dimanche 5 septembre 2004 vers 22 heures. Il ne s'agit pas d'une nouvelle éruption mais de la reprise de celle qui avait éclaté le vendredi 13 août. Visible du Grand Brûlé, le front de la coulée de lave se trouve à 3,5 km de la route nationale 2 (RN 2) reliant l'Est au Sud de l'île. Visionnez toutes les photos réalisées ce lundi 6 septembre 2004 en milieu de journée
Après 21 jours de déchaînement parfois spectaculaire, le piton de la Fournaise semblait s'être rendormi dans la nuit du jeudi 2 au vendredi 3 septembre. Il ne s'agissait que d'une accalmie. Dès le samedi 4 septembre, les appareils de l'observatoire volcanologique enregistraient une faible reprise du trémor. L'activité s'accentuait au fil des heures et dimanche vers 22 heures, la bouche éruptive, qui s'était ouverte le vendredi 13 août à 2 200 mètres d'altitude à l'Est du Dolomieu, était de nouveau active.

Les "bouchons" ont sauté

"Selon toute vraisemblance, nous assistons à une reprise d'éruption et non pas à un nouveau phénomène" explique Philippe Kowalski de l'observatoire volcanologique. En effet, à la suite de mouvements de terrain, les conduits empruntés par la lave ont été obstrués empêchant ainsi la sortie du magma. Sous la pression de ce dernier, les "bouchons" ont fini par sauter libérant à nouveau le feu liquide. Des prélèvements vont être prochainement effectués afin de vérifier cette hypothèse, "mais nous sommes quasiment certains qu'il s'agit de la bonne explication" note Philippe Kowalski.

Tunnel

Le survol effectué lundi main par les volcanologues a permis de déterminer que la lave ne jaillit pas du cratère. "Elle emprunte un tunnel et ressort un kilomètre plus loin" indique Philippe Kowalski. À 16 heures lundi, le front de coulée, visible de la RN2, se trouvait à moins de 1 000 mètres d'altitude et à environ 3,5 kilomètres de RN2. Elle suit la coulée, à peine refroidie en surface, côté Saint-Philippe (Sud). En raison de la forte déclivité des grandes pentes, la lave déferle relativement vite. Quant au trémor il est revenu au niveau important qui était le sien la semaine dernière.


Exceptionnel

Rappelons que la récente colère du volcan avait donné naissance à une plate-forme de 5 hectares sur le littoral de Sainte-Rose et à la formation de 3 cônes volcaniques explosifs en bord de mer à la limite de ce plateau. Un phénomène exceptionnel provoqué par la rencontre de la lave et de l'eau.
En raison des risques d'affaissement de la plate-forme, le sentier d'accès au site côté Sainte-Rose reste interdit au public. Le sentier côté Saint-Philippe est par contre ouvert aux randonneurs de 8 heures à 17 heures. Quant à l'accès à l'enclos par le Pas de Bellecombe, il devrait être rouvert jeudi matin.
   

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