Afrique du Sud :

Visite au Cap de Bonne Espérance


Publié / Actualisé
Quiconque s'est plongé dans les récits des grandes expéditions maritimes est convaincu que le Cap de Bonne Espérance est la pointe extrême Sud du continent Africain et que c'est ici que se rencontrent l'Océan Atlantique et l'Océan Indien. Quelle déception d'apprendre qu'en réalité, pour un demi degré de latitude, c'est le Cap des Aiguilles qui est le plus au Sud (Reportage N. Villeneuve)
Quiconque s'est plongé dans les récits des grandes expéditions maritimes est convaincu que le Cap de Bonne Espérance est la pointe extrême Sud du continent Africain et que c'est ici que se rencontrent l'Océan Atlantique et l'Océan Indien. Quelle déception d'apprendre qu'en réalité, pour un demi degré de latitude, c'est le Cap des Aiguilles qui est le plus au Sud (Reportage N. Villeneuve)
Néanmoins, les navigateurs vous le diront, une fois passé le Cap de Bonne Espérance le sentiment d'être dans un nouvel océan les envahit. Le moral est au beau fixe. Une grande partie du voyage est derrière eux.
La péninsule du Cap est une fine langue de terre qui s'avance bordée des deux océans (au moins dans l'imaginaire).
En faisant le tour depuis Sea Point à l'Ouest de Cape town, on prend la direction du Cap de Bonne Espérance en longeant l'Océan Atlantique. On remonte ensuite jusqu'à Muizenberg en logeant l'Océan Indien.
On s'étonnera de l'inhospitalité des flots. De lourdes vagues, chargées en algues brunes déferlent sans arrêt sur des cotes déchiquetées. Cette vision du bout du monde est renforcée car notre petite expédition a eu lieu par un jour de mauvais temps. Des criques plus accueillantes se succèdent. Elles sont faites de littoraux sableux et de petits ports de pêche. Ici les traditions anglo-saxonnes se perdent au profit des "fast food" du poisson. La mal bouffe est mondiale...

L'émotion est à son comble

Les villages côtiers se suivent. Leurs noms à consonances germano-néerlandaises nous rappellent d'où sont arrivés les premiers immigrants. Depuis 1998, le Cap de Bonne Espérance est incorporé dans le Parc national de la Péninsule du Cap. C'est une zone de 7750 hectares dont la faune et la flore sont prétendues riches. En réalité après avoir payé son droit d'entrée, atteindre le point terminal devient obsessionnel.
Quelle surprise de voir qu'ils sont tous là, venus par bus entiers, ils parlent allemand, anglais, français, japonais...... et ils font des photos, tantôt devant le phare, tantôt devant une pancarte. Le touriste constitue ici encore le plus gros de la faune!
Heureusement, 99 % d'entre eux ne font pas la marche d'une quinzaine de minutes qui rapproche des falaises et permet de s'avancer de quelques centaines de mètres encore plus au Sud. L'émotion est à son comble. La bouche est sèche et même si l'on sait que ce n'est pas vrai, on se sent plus que jamais à la pointe Sud de l'Afrique. On voit presque un grand trois mâts virer de bord et continuer sa route vers les comptoirs des Indes pour y récupérer les épices tant prisées au royaume de France...

Pingouins africains

La tête pleine d'aventures marines le retour vers Cape Town se fait par petits sauts. Un premièr arrêt obligatoire à Boulders, hameau résidentiel à l'entrée de Simon's Town, permet d'observer depuis des plates-formes une grande colonie de Pingouins africains. Les animaux sont en totale liberté et les jeunes poussins sont une preuve indiscutable que la présence de l'humain ne les dérangent pas à outre mesure. Après avoir fait abstraction de la foule, on pourrait rester des heures à observer cet étrange animal dont les postures conduisent à se demander qui observe qui.
Plus au Nord, la ville de Muizenberg est une grande citée balnéaire où les apprentis surfers viennent s'entraîner en masse avant d'aller courir les vagues plus grosses, notamment au Cap de Bonne Espérance.

Requins blancs

Tout à coup un bateau rejoint les surfers alors qu'un garde cote s'époumone depuis la plage à fin de faire sortir tout ce beau monde à l'aide d'un argument de poids : "White Shark!" ("requins blancs"). Cela explique la présence du panneau planté dans le sable et précisant que toute baignade se fait sous sa propre responsabilité. La déception des jeunes sportifs est grande tant et si bien que certains se demandent après le départ du bateau, s'ils ne vont pas se remettre à l'eau. C'est oublier qu'au mois de mai 2004 un jeune garçon de 16 ans y a laissé une jambe et qu'à quelques coups de nageoires de là, autour de "Seals Island" une activité est en plein essor : la plongée en cage pour observer les grands blancs.
L'émotion et à son comble, rien de tel pour ouvrir l'appétit et pousser la porte d'un fast food, il y en a toujours un d'ouvert...

Nicolas Villeneuve
   

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