Expulsion d'un étudiant comorien :

Manifestation devant la préfecture


Publié / Actualisé
Des sympathisants d'un jeune étudiant Comorien expulsé de La Réunion se sont rassemblés ce vendredi 12 novembre 2004 devant la préfecture en attendant que Saïd Larifou, son avocat, soit reçu par le secrétaire général de l'action régionale
Des sympathisants d'un jeune étudiant Comorien expulsé de La Réunion se sont rassemblés ce vendredi 12 novembre 2004 devant la préfecture en attendant que Saïd Larifou, son avocat, soit reçu par le secrétaire général de l'action régionale
Une heure et demie après le début de ce rassemblement, Saïd Larifou, accompagné du président de la Maison des Comores et du président de la Ligue des droits de l'homme, était reçu à la préfecture. Il a réclamé le réexamen du cas de Andhumoudine Ahmed " à titre humanitaire ". Dans un courrier adressé au préfet de La Réunion, Saïd Larifou écrit que " j'entends saisir le tribunal de première instance de Mayotte aux fins de voir confirmer l'authenticité de l'extrait de naissance établi par la mairie de Mamoudzou et confirmer l'identité de Andhumoudine Ahmed ". Ce courrier précise également que " légalement, les autorités de comoriennes ne peuvent délivrer un acte d'état civil ou un autre passeport comorien étant donné que le jeune homme n'a aucune attache dans ce pays ". La copie du passeport de sa mère comme l'acte de naissance de Mayotte, établi par l'officier de l'état civil de Mamoudzou confirme d'ailleurs sa naissance à Mamoudzou précise son avocat.
Agé de 20 ans, étudiant en BEP architecture Andhumoudine Ahmed vit à la Réunion depuis 1992. Il a fait le jeudi 11 novembre 2004, l'objet d'un arrêté de reconduite à la frontière car selon la préfecture de la Réunion, ses papiers n'étaient pas en règle.
À son arrivée à l'aéroport de Moroni, les autorités lui ont confisqué son passeport comorien en lui signifiant que son titre de voyage n'était pas valable. Le jeune étudiant serait " apogryphe " car il ne figure pas dans les archives du tribunal de La Réunion instance de Moroni, ni dans les archives de l'état-civil comorien.
Les sympathisans qui s'étaient rassemblés devant les locaux de la préfecture estiment que cette expulsion est une " injustice " et relève " d'un acte de violence ".
   

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