Onde de choc des raz-de-marées en Asie du Sud-Est :

500 000 euros de dégâts à La Réunion


Publié / Actualisé
Les raz-de-marées survenus ce dimanche 26 décembre 2004 au large de Sumatra (Indonésie) ont provoqué plus de 23 000 morts en Asie du Sud-Est. L'onde de choc du séisme a causé des dégâts dans les ports de l'Ouest et du Nord de La Réunion. Selon un premier bilan effectué par la chambre de commerce et d'industrie de La Réunion (CCIR) ce lundi 27 décembre, les dégâts s'élèvent à 500 000 euros. La préfecture a engagé une procédure de catastrophe naturelle
Les raz-de-marées survenus ce dimanche 26 décembre 2004 au large de Sumatra (Indonésie) ont provoqué plus de 23 000 morts en Asie du Sud-Est. L'onde de choc du séisme a causé des dégâts dans les ports de l'Ouest et du Nord de La Réunion. Selon un premier bilan effectué par la chambre de commerce et d'industrie de La Réunion (CCIR) ce lundi 27 décembre, les dégâts s'élèvent à 500 000 euros. La préfecture a engagé une procédure de catastrophe naturelle
Les infrastructures portuaires de Sainte-Marie et de Saint-Gilles, ont été soumises à d'importantes variations de marée. Le petit port de Sainte-Marie est entièrement ensablé et donc impraticable. Des travaux de dragage devraient démarrer ce mardi 28 décembre. Environ 100 mètres les pontons ont été détruits et 24 bateaux de pêche ont coulé. Une grue a été acheminée à Sainte-Marie pour récupérer les épaves des bateaux, certains étant toujours amarrés aux pontons sous l'eau.
La CCIR espère que dans une semaine, le port de Sainte-Marie sera opérationnel pour les marins pêcheurs et celui de Saint-Gilles pour les plaisanciers.


Accélérer les procédures d'indemnisation

Les propriétaires des embarcations ont été invités à établir une déclaration de sinistrés auprès des mairies de Sainte-Marie et de Saint-Paul. Une cinquantaine de demandes d'indemnisation ont déjà été enregistrées. Dans l'après-midi de lundi, le conseil municipal de Sainte-Marie s'est réuni pour voter une motion déclarant zone sinistrée le port de la commune.
Un collectif regroupant des propriétaires des bateaux de plaisance et pêche a également été crée avec le but d'accélérer les procédures d'indemnisation et de dépêcher un expert pour dresser un bilan des dégâts matériels.
À Saint-Pierre en revanche, les dégâts sont minimes. Au port de la Pointe des Galets, le travail avait repris normalement. L'arrêté préfectoral interdisant les baignades sur l'ensemble des plages a été levé en milieu d'après-midi pour le plus grand plaisir des baigneurs nombreux en cette période d'été austral.

Rodrigues : Des millions de roupies de dégâts

À Rodrigues, où la capitale, Port Mathurin, les villages avoisinants ainsi que l'Ile aux Cocos et l'Ile aux Sables ont été inondés, les dégâts sont estimés à plusieurs millions de roupies. Une réunion d'urgence s'est tenue lundi dans la capitale rodriguaise sous la présidence de Serge Clair, chef commissaire de Rodrigues. Ce dernier estime qu'il faudrait un plan de réaménagement pour Port-Mathurin et les régions avoisinantes. Les océanographes prévoient à Maurice comme à Rodrigues des dégradations écologiques importantes, notamment au niveau des plages.

23 000 morts

Rappelons que le phénomène qui a touché La Réunion dimanche a pour origine une secousse sous-marine qui s'est produite dans la matinée de dimanche au large de Sumatra (Indonésie) à plus de 7 000 kilomètres de notre île. Ce séisme, d'une magnitude de 8,9 sur l'échelle de Richter qui en compte 10, a provoquant la mort de plus de 23 0000 de personnes en Asie du Sud Est et notamment dans l'État du Tamil Nadu dans le Sud de l'Inde. Les victimes sont pour la plupart mortes noyées à la suite de raz de marées meurtriers.
   

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