Nicolas Sarkozy à La Réunion :

"La Réunion est un modèle pour la France"


Publié / Actualisé
"Votre "vivre ensemble" est rare et doit être un modèle pour la République" a souligné à plusieurs reprises Nicolas Sarkozy qui a entamé ce jeudi 29 septembre une visite officielle de deux jours à La Réunion. Le ministre de l'Intérieur, de l'aménagement du territoire et des cultes a également estimé être Français ce n'est pas un don du sang mais un don de soi. On peut naître Français mais on peut aussi et surtout le devenir et en le devenant on grandit la France"
"Votre "vivre ensemble" est rare et doit être un modèle pour la République" a souligné à plusieurs reprises Nicolas Sarkozy qui a entamé ce jeudi 29 septembre une visite officielle de deux jours à La Réunion. Le ministre de l'Intérieur, de l'aménagement du territoire et des cultes a également estimé être Français ce n'est pas un don du sang mais un don de soi. On peut naître Français mais on peut aussi et surtout le devenir et en le devenant on grandit la France"
Le ministre de l'Intérieur, de l'aménagement du territoire et des cultes s'est exprimé ainsi à la mairie de Saint-Denis dirigée par le député-maire UMP, René-Paul Victoria. Sans nommer le ministre de l'Outremer, François Baroin, il faisait allusion à la déclaration de ce dernier sur une possible réforme du code de la nationalité, du droit du sol notamment, pour lutter contre l'immigration clandestine comorienne à Mayotte. "Un pays qui a peur de ses différences est pays qui se momifie et qui décline" a encore ajouté Nicolas Sarkozy. Interrogé à son arrivée à l'aéroport tôt dans la matinée, sur la prise de position du ministre de l'outremer, il avait déjà noté "je ne pense pas que François Baroin ait voulu remettre en en cause la code de la nationalité. Il s'est interrogé sur la possibilité d'adapter notre législation aux réalités de ce territoire (Mayotte - ndlr). On peut poser des questions, on peut réfléchir, pour le reste on verra"

"Immigration choisie"

À la mairie, il a précisé que pour lui "l'immigration zéro n'a aucun sens, pas plus que l'immigration sans entrave". Il s'est déclaré pour une "immigration choisie destinée à tourner le dos au laxisme des uns et à la xénophobie des autres. C'est parce que la France doit être ouverte et généreuse qu'elle doit être exigeante avec ceux qu'elle accueille en son sein".
Le ministre de l'intérieur reviendra sur le thème de l'immigration lors de sa visite à la mosquée dionysienne Noor -e - islam (la lumière de l'islam) qui fête son centenaire cette année. Mais cette fois c'était pour mettre en exergue la diversité du peuple réunionnais. "Lorsque vos ancêtres sont venues de l'Inde lointaine, ils avaient forcément des rêves car on n'immigre pas par hasard. Ils avaient des rêves de vie meilleure. En venant, ils ont apporté une nouvelle couleur à l'arc-en-ciel réunionnais et vous, à votre tour, vous avez su enrichir ce creuset" soulignait Nicolas Sarkozy en s'adressant aux Musulmans. Il ajoutait: "vous avez fait la démonstration que l'on peut être un vrai républicain tout en étant musulman. Votre apport est capital pour la France toute entière".
Il parlera encore d'immigration lors de son meeting à Champ Fleuri. Il s'exprimait en tant que président de l'UMP et le ton n'était plus tout à fait le même. "Au États-Unis la moitié des prix Nobels sont issus de l'immigration. Cela veut dire que les États-Unis ont pris le meilleur. Nous nous acceptons chez nous tous ceux que le reste du monde refuse" disait-il. "Je n'insulte personne en disant cela, je ne fais qu'énoncer une réalité" estimait-il.

"La Réunion ne peut pas être représentée par le PC"

Nicolas Sarkozy reprenait ensuite les grands thèmes qui lui sont chers: la nécessité de "débattre l'intérieur du parti", sur la "nécessité de parler franc aux Français" et sur celle de faire l'union en vue des prochaines échéances électorales "car La Réunion ne peut pas être représentée par le parti communiste fut-il réunionnais". Faisant allusion à la convention sur le pôle de compétitivité qu'il signera ce vendredi à Saint-Pierre, il poursuivait "j'aurais référé la signer avec des élus de notre famille politique". Il concluait "je n'ai cessé de vanter l'esprit de tolérance de cette île. Cet esprit peut-il s'accommoder de l'esprit communiste fut-il réunionnais? Non, alors faites en sorte que cela ne soit plus le cas".
   

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