Épandage d'insecticides chimiques :

"Le coup de gueule" du préfet


Publié / Actualisé
Selon ses propres termes, le préfet, Laurent Cayrel a "pousser un coup de gueule" ce vendredi 10 février 2006. Cette mise au point musclée est essentiellement dirigée contre le maire de Saint-Paul, Alain Bénard, qui refuse l'épandage sur sa commune des insecticides chimiques fournit par la DRASS (direction des affaires sanitaires et sociales). L'épandage d'insecticides chimiques se poursuit
Selon ses propres termes, le préfet, Laurent Cayrel a "pousser un coup de gueule" ce vendredi 10 février 2006. Cette mise au point musclée est essentiellement dirigée contre le maire de Saint-Paul, Alain Bénard, qui refuse l'épandage sur sa commune des insecticides chimiques fournit par la DRASS (direction des affaires sanitaires et sociales). L'épandage d'insecticides chimiques se poursuit
La conférence s'est déroulée au sein de la cellule de crise mise en place par la préfecture, elle n'aura duré qu'une dizaine de minutes. Une déclaration musclée venue répondre notamment aux attaques du maire de Saint Paul, Alain Bénard. Pour le préfet, il y a actuellement "quelques actes qui viennent totalement désorganiser le plan de désinsectisation de l'île et le compromettre". Il s'insurge contre ceux qui arrêtent la lutte anti-vectorielle, "sans en rendre compte aux autorités préfectorales". Laurent Cayrel qualifie ces comportements "d'anti-solidaire". Il insiste sur le fait que l'état n'a rien à cacher et que le travail mené jusqu'à maintenant s'est effectué "dans la transparence et dans l'intérêt de tous les Réunionnais".
Laurent Cayrel a souligné qu'en cas d'absence de compte-rendus sur le processus et l'efficacité des démoustications à base de produits bio mis en ?uvre dans certaines communes, il n'hésitera pas à prendre les mesures qui s'imposent car "je ne peux tolérer la désorganisation orchestrée de mon dispositif". Il a ajouté qu'il ne pouvait pas laisser "compromettre l'unicité générale du dispositif de lutte par des comportements individuels et l'utilisation de produits qui sont de toute façon, quelle que soit la molécule utilisée, aussi dangereux les uns que les autres".
Outre son "coup de gueule", le préfet a rendu hommage à la solidarité des Réunionnais et aux différents acteurs qui luttent activement contre le virus.

Ingrid Koenig
   

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