Fin de la visite de Dominique de Villepin :

"Plus question de baisser la garde"


Publié / Actualisé
Dans la conférence qu'il a tenue lundi matin 27 février 2006 en compagnie de Xavier Bertrand, ministre de la Santé, et de François Baroin, ministre de l'Outremer, le Premier ministre a rappelé le train de mesures décidées pour lutter contre le chikungunya et ses conséquences. Dominique de Villepin a une nouvelle fois souligné qu'il "n'est plus question de baisser la garde" face aux virus. Il a annoncé la création à La Réunion d'un centre de recherches et de veille sanitaire sur les maladies émergentes
Dans la conférence qu'il a tenue lundi matin 27 février 2006 en compagnie de Xavier Bertrand, ministre de la Santé, et de François Baroin, ministre de l'Outremer, le Premier ministre a rappelé le train de mesures décidées pour lutter contre le chikungunya et ses conséquences. Dominique de Villepin a une nouvelle fois souligné qu'il "n'est plus question de baisser la garde" face aux virus. Il a annoncé la création à La Réunion d'un centre de recherches et de veille sanitaire sur les maladies émergentes
"Il n'est plus question de baisser la garde, comme cela a été le cas il y a 30 ans. Nous resterons vigilants" en matière de lutte anti-vectorielle, a déclaré Dominique de Villepin. Notant que l'effort dans le domaine sanitaire, notamment, devait s'inscrire dans la durée, il indiquait "j'ai chargé le ministre de la Santé de me proposer une stratégie de renforcement sanitaire à La Réunion en insistant sur la formation, car il y a là un gisement d'emplois essentiels pour le lien social". Interrogé un peu plus tard sur l'implantation d'un centre hospitalier régional, le Premier ministre précisait que le dossier est à l'étude, "et je souhaite que l'on aille vite" disait-il.

"Prise de conscience "

Dominique de Villepin estimait ensuite que l'épidémie de chikungunya devrait constituer "une véritable prise de conscience". Il se disait convaincu que "la France a une responsabilité particulière dans cette région de l'océan Indien" en matière de recherche et de lutte contre les maladies émergeantes. Il citait la grippe aviaire, Ébola, le west nile et la dengue. C'est pourquoi, disait le chef du gouvernement, "je souhaite la création à La Réunion d'un centre de recherche et de veille sanitaire dédié aux maladies émergeantes qui réunira toutes les compétences sur le sujet". Cette structure aurait vocation à être "un pôle de référence régionale pour tout l'océan Indien" soulignait Dominique de Villepin.
Par ailleurs, le Premier ministre a rappelé la série de mesures destinées à soutenir les entreprises, celles du secteur touristique entre autres, frappées par les conséquences de l'épidémie. Une enveloppe globale de 60 millions d'euros leur sera consacrée. Dans ce cadre, deux fonds de secours exceptionnel "seront opérationnels dès cette semaine". Le premier sera dédié aux entreprises artisanales et commerciales et le second à toutes les autres sociétés. C'est le préfet qui assurera leur gestion. En plus ces fonds, des dispositifs spécifiques seront activés pour les entreprises ayant des difficultés à payer leurs charges fiscales et sociales.

Visites ministérielles

Le chef du gouvernement a noté que François Baroin serait de retour à la Réunion dans trois semaines "pour faire le point sur l'avancée de ces mesures". Xavier Bertrand et Léon Bertrand s'assureront respectivement "de la mise en ?uvre des mesures sanitaires" et de celles prises pour le tourisme. "Je reviendrai moi-même dans trois mois pour vérifier l'efficacité des actions engagées" a annoncé Dominique de Villepin.
En conclusion, le chef du gouvernement a une nouvelle fois affirmé que "personne, je dis bien personne, ne pouvait prévoir et n'a prévu l'explosion de l'épidémie". Montrant un graphique sur l'évolution du nombre de cas - qui se sont surmultipliés à partir de décembre -, il commentait "cela met fin à toutes les polémiques et ces dernières seraient déplacées. Toutes les énergies doivent se concentrer sur la lutte contre la maladie".
Avant leur départ pour Paris, les membres du gouvernement se sont rendus à la base aérienne. Ils ont salué les pilotes de l'armée arrivés le matin même à bord de leur avion transportant des produits répulsifs anti-moustiques moustiques acheminées de métropole.
   

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