Piton de la Fournaise :

Colère sous les nuages


Publié / Actualisé
Le piton de la Fournaise qui est entré en éruption ce jeudi 20 juillet 2006 à 4 heures 10 est noyé sous les nuages. Les reconnaissances menées par les volcanologues ont toutefois permis d'établir l'existence de deux coulées distinctes. Les gendarmes sont à la recherche d'un groupe de randonneurs dont les toiles de tentes ont été repérées dans l'enclos au lieu-dit Formica leo (photo Hervé Douris réalisée à 9 heures 45 ce jeudi 20 juillet)
Le piton de la Fournaise qui est entré en éruption ce jeudi 20 juillet 2006 à 4 heures 10 est noyé sous les nuages. Les reconnaissances menées par les volcanologues ont toutefois permis d'établir l'existence de deux coulées distinctes. Les gendarmes sont à la recherche d'un groupe de randonneurs dont les toiles de tentes ont été repérées dans l'enclos au lieu-dit Formica leo (photo Hervé Douris réalisée à 9 heures 45 ce jeudi 20 juillet)
Selon les premières indications données par la préfecture ce jeudi matin, les randonneurs se trouvaient sur les lieux avant le début de l'éruption. Leur présence a été établie jeudi vers 6 heures lorsque une patrouille de gendarmes et d'agents de l'ONF (office national des forêts) a repéré 8 voitures stationnées sur le parking du pas de Bellecombe (point d'accès à l'enclos). "Des recherches sont actuellement menées afin de récupérer au plus vite ces randonneurs et les faire sortir de l'enclos" souligne Franck-Olivier Lachaud, secrétaire générale de la préfecture, dans la conférence de presse qu'il a tenue jeudi en milieu de journée.
Par ailleurs, les reconnaissances effectuées à pied et en hélicoptère par les volcanologues ont établi l'existence de deux bouches éruptives. La première, de faible intensité, est située au niveau du cratère Rivals. Beaucoup plus active et crachant de grandes fontaines de lave, la seconde fissure se trouve à 600 mètres du Rivals.

Pas de danger pour la population

Aucune des deux coulées ne présente de danger pour la population. Les volcanologues et les gendarmes doivent effectuer une autre reconnaissance dans le courant de l'après-midi sur le site des coulées. "Si le phénomène ne présente aucun danger, un sentier et une zone d'observation seront balisés au piton Vert an bordure de rempart" indique Franck-Olivier Lachaud. Il précise que "la météo est très difficile, il pleut, la brume est dense, ce qui ne facilite pas les opérations de reconnaissance". Il rappelle également que le phénomène n'est visible ni du Pas de Bellecombe, ni le long de la nationale 2. Par mesure de sécurité la préfecture a décidé de fermer au public la partie haute de l'enclos et d'interdire tout poser d'hélicoptères.
Le piton de la Fournaise avait donné ses premiers signes d'agitation le dimanche 2 juillet. Ce jour-là plus de 80 séismes avaient été enregistrés par les appareils de l'observatoire volcanologique. Depuis le volcan ne s'était plus calmé.
Le piton de la Fournaise était entré en éruption pour la dernière fois du 26 décembre 2005 au 19 janvier 2006.
   

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