Développement :

Il faut sauver l'agriculture


Publié / Actualisé
Après Saint-Louis, Saint-Benoit a signé une charte de développement agricole avec le président de la chambre d'agriculture. L'idée est de mettre en place des projets économiques, urbains et environnementaux visant à développer l'agriculture d'ici 2020.
Après Saint-Louis, Saint-Benoit a signé une charte de développement agricole avec le président de la chambre d'agriculture. L'idée est de mettre en place des projets économiques, urbains et environnementaux visant à développer l'agriculture d'ici 2020.
La question de l'agriculture est cruciale pour le développement de l'île est pourtant, les incertitudes planent autour d'elle. Difficultés climatiques, tentation de vendre un foncier devenu cher, revenus incertains... autant de coups portés à une activité indispensable pour l'équilibre environnemental, social mais aussi alimentaire de l'île. Le maire de Saint-Benoit, Bertho Audifax, le président de la chambre de l'agriculture, Jean-Yves Minatchy et le préfet, Pierre-Henry Maccioni, se sont réunis pour signer une charte de développement agricole visant à déterminer les priorités agricoles de la commune d'ici à 2020.
L'idée est de reconquérir des terres en friches, moderniser des structures, favoriser l'innovation, lutter contre les divisions parcellaires ou encore développer l'agrotourisme.
Ce document nécessite la coopération des agriculteurs qui doivent aussi y trouver leur intérêt. En clair : que leur activité soit suffisamment lucrative pour ne pas être tenté par la vente des terrains. Déjà largement soutenue par l'Europe, la canne doit malgré tout trouver un équilibre qui permette aux planteurs de voir plus loin que l'horizon des prochaines négociations sur les subventions. Le préfet a d'ailleurs insisté sur la nécessaire modernisation du secteur.

Caractère multifonctions de l'agriculture

Ces chartes de développement agricole sont des documents complémentaires au projet de territoire des communes. En effet, la loi solidarité et renouvellement urbains (SRU) du 13 décembre 2000 vise à mettre en ?uvre, à l'échelle de la commune, un projet de territoire dans toutes ses dimensions spatiales, économiques, sociales, humaines et environnementales. A la Réunion, ce projet doit concilier les pressions fortes auxquelles est soumis l'espace. Par ailleurs, cette charte, conformément à la loi d'orientation agricole de 1999, prône le caractère multifonctions de l'agriculture. Elle affirme également une approche volontariste de l'agriculture à la Réunion et permet de transcrire, de l'échelle stratégique (départementale) à l'échelle opérationnelle (communale ou intercommunal), les objectifs de la politique agricole et les prescriptions ou objectifs de documents tels que le SAR ou l'Agenda 21. Elle pourra également être la base d'une estimation des besoins en financement pour le PDR 2007 - 2013. A l'heure où le mitage menace les espaces agricoles, et pas seulement canniers, de telles chartes affirment l'importance de l'agriculture dans le développement de l'île. Mieux, elles obligent les communes à en tenir compte.
   

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