Prévention routière :

Sans alcool, les fêtes seront plus folles


Publié / Actualisé
Après NoA (No Alcool) entre 2002 et 2005, L'Etat, la Région, le Département et l'association Entreprise & Prévention lancent une nouvelle opération de sensibilisation et de prévention contre l'alcool au volant intitulée "Sam, céçuikiconduit ékiboipa!". La campagne débute le 19 décembre 2007.
Après NoA (No Alcool) entre 2002 et 2005, L'Etat, la Région, le Département et l'association Entreprise & Prévention lancent une nouvelle opération de sensibilisation et de prévention contre l'alcool au volant intitulée "Sam, céçuikiconduit ékiboipa!". La campagne débute le 19 décembre 2007.
Les chiffres sont tristement éloquents : au plan national, les jeunes de 15 à 24 ans représentent ¼ des personnes tuées sur la route. Dans un cas sur trois, ces accidents sont causés par l'alcool ((source ONISR : Les jeunes de 15 à 24 ans et les accidents de la route, Pierre Sibi, novembre 2006). Devant ce constat alarmant, les pouvoirs publics, les associations spécialisées, les producteurs de boissons alcoolisées et les professionnels de la nuit (responsables de discothèques, de bars...) ont mis en place la solution du " conducteur désigné " et développé, avec la Sécurité Routière, une vaste campagne de communication autour de ce principe. A travers l'opération " Sam, celui qui conduit, c'est celui qui ne boit pas ", il s'agit d'inciter le grand public à toujours désigner un conducteur sobre lors de sorties arrosées et de sensibiliser les jeunes aux dangers du cocktail mortel sur les routes : vitesse, alcool, cannabis et fatigue.. A la Réunion, le concept fait son apparition dès le 19 décembre 2007 sous la formule : "Sam, céçuikiconduit ékiboipa!" !

Un moment de l'année généralement bien arrosé

Quelle période plus opportune que les vacances et les fêtes de fin d'année pour décliner la campagne nationale "SAM" à la Réunion et mettre en garde la population contre les risques de l'alcool. Lancée par Entreprise et prévention (qui regroupe Brasseries de bourbon, CMM UDV, Distillerie Chatel, Rhums Réunion, Rivière du Mât et Sorebra), l'opération se traduit par l'organisation de vingt soirées de prévention sur toute l'île. Par ailleurs, à l'instar de ce qui est réalisé dans certaines régions de métropole par d'autres associations Entreprise et Prévention, des bornes éthylotests vont être installées dans les discothèques et bars de nuit.

Des bornes éthylotests dans tous les lieux festifs

Le mode d'emploi de ces appareils électroniques haute technologie est simple : après avoir inséré un jeton ou une pièce de monnaie, la personne qui souhaite tester son taux d'alcoolémie utilise un embout individuel lui permettant de souffler dans la borne, comme dans un éthylotest classique. L'écran à cristaux liquides affiche alors le taux en milligramme par litre d'air expiré, taux bloqué à la valeur légale de 0,25 mg/l (correspondant à 0,5 gramme par litre de sang). Si le seuil légal est atteint ou dépassé, un voyant rouge s'allume et l'indicateur inscrit le symbole " P ", synonyme de positif. La personne sait alors qu'elle n'est pas en état de prendre le volant.
   

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