Négociations sur le gasoil professionnel :

La grogne des transitaires


Publié / Actualisé
Ce lundi 13 octobre 2008, le syndicat des transitaires et transporteurs (STR) a réuni ses membres pour décider d'une éventuelle action à mener, après l'absence d'avancée, vendredi 10 octobre, au cours de la table ronde à la préfecture. Le STR demande un gasoil professionnel et n'ayant toujours pas obtenu satisfaction, n'exclut pas de manifester son mécontentement avant la prochaine réunion, fixée au 27 octobre.
Ce lundi 13 octobre 2008, le syndicat des transitaires et transporteurs (STR) a réuni ses membres pour décider d'une éventuelle action à mener, après l'absence d'avancée, vendredi 10 octobre, au cours de la table ronde à la préfecture. Le STR demande un gasoil professionnel et n'ayant toujours pas obtenu satisfaction, n'exclut pas de manifester son mécontentement avant la prochaine réunion, fixée au 27 octobre.
"Depuis plusieurs années, nous demandons un gasoil professionnel comme il en existe un en métropole, nous n'avons jamais été entendu", explique Hervé Marodon, président du syndicat des transitaires transporteurs, à l'issue de la réunion des membres du syndicat, ce lundi 13 octobre.

Après la table ronde organisée à la préfecture vendredi dernier, les transitaires et les transporteurs sont ressortis déçus, car aucune proposition ne leur a été faite. Selon les représentants de l'État, la mise en place d'un gasoil professionnel dans les départements d'outre-mer repose sur l'action des députés, qui doivent déposer un amendement commun pour modifier le décret du 3 août 1999. Ce décret autorise le remboursement d'une partie des taxes pour les transporteurs, mais exclut les départements d'outre-mer de cette mesure.

"Nous faisons appel aux députés de La Réunion pour qu'ils agissent, mais en attendant nous demandons impérativement qu'État et la Région nous accordent une ristourne sur le prix du gasoil", explique Hervé Marodon.

Une nouvelle rencontre entre les professionnels et la préfecture est fixée au 27 octobre. Mais, "avant ou après cette date", les transitaires et transporteurs du STR n'excluent pas d'exprimer leur mécontentement. "Une opération tortue consisterait à laisser les marchandises là où elles sont, ce qui poserait rapidement des problèmes de stockage au Port. Si on le fait, on se rendra vite compte du poids des transitaires à La Réunion ", ajoute Hervé Marodon, tout "en espérant ne pas en arriver là".

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