Crash en mer de l'A 310 :

Le SOS des Comores


Publié / Actualisé
Abdallah Mohamed Sambi, le président de l'Union des Comores a lancé ce jeudi 2 juillet 2009 un appel à l'aide internationale suite au crash survenu au large Mitsamiouli. Aucune victime n'a pour l'instant été retrouvée malgré les recherches exceptée la jeune miraculée de 14 ans. Le président Sambi en a profité pour annoncer un deuil national de trente jours.
Abdallah Mohamed Sambi, le président de l'Union des Comores a lancé ce jeudi 2 juillet 2009 un appel à l'aide internationale suite au crash survenu au large Mitsamiouli. Aucune victime n'a pour l'instant été retrouvée malgré les recherches exceptée la jeune miraculée de 14 ans. Le président Sambi en a profité pour annoncer un deuil national de trente jours.
"Nous demandons un appui supplémentaire pour retrouver les disparus, et la boîte noire qui va nous permettre de déterminer les circonstances de ce drame" a déclaré en milieu de journée le président Sambi sur la jolie plage de Galawa située entre le village de Domoni et la ville de Mistamiouli.

Entouré d'une garde rapprochée, le président est allé rencontrer à l'abri des oreilles sous des tentes les personnes mobilisées sur les recherches. Sur place, des militaires et notamment le détachement de la légion étrangère de Mayotte, les bénévoles du croissant rouge, le Samu de La Réunion mais aussi des plongeurs du Sdis. Le colonel Réunionnais Dominique Fontaine a participé dans la matinée à une réunion de coordination au poste de secours de Moroni.

Depuis le début du drame, les recherches maritimes et aériennes n'ont pas permis de retrouver les victimes de ce crash à l'exception de l'adolescente Bahia Bakari. Les conditions météorologiques, le manque de précision sur la zone d'impact exact où s'est déroulé le drame compliquent nécessairement la tâche. D'après les médecins, sauf nouveau miracle, il y a désormais peu de chance de retrouver des survivants. Devant l'absence de corps et de débris en surface, le colonel Isamël, chargé de la coordination des secours sur place, n'écarte pas l'hypothèse selon laquelle l'avion aurait pu couler en profondeur. Au large en effet, les profondeurs dépassent les 400 mètres pour atteindre parfois les 1 000 mètres.

Dans l'île, les familles des victimes patientent des heures devant les postes de secours pour tenter d'obtenir la moindre information. Tenues à l'écart de ses postes par des militaires, elles pratiquent un bouche-à-oreille qui se termine très souvent en rumeur. Des corps ont été retrouvés déclarent certains habitants de Moroni. Et, des nouvelles de ce genre se répandent très vite avant d'être infirmées par les autorités compétentes.

En fin d'après-midi, le grand père de Bahia Bakari la miraculée attendait lui aussi toujours de retrouver la mère de Bahia, l'une de ses neufs enfants disparue elle aussi dramatiquement en mer.

Dans la soirée, le collectif des familles des victimes du crash de l'A310 de Yemenia annonçait une cérémonie religieuse pour ce samedi 4 juillet à 10 heures sur la place de l'indépendance. Ce collectif avait été créé le lendemain du crash à l'initiative des habitants de Foumbouni, un village du nord de l'île ayant le plus de proches dans ce crash. L'avocat réunionnais Maître Saïd Larifou, qui a lui aussi perdu son cousin et son demi frère plaidera leur cause devant le tribunal.
- Envoyée spéciale à Moroni
   

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