Violences faites aux femmes :

COLERE gronde


Publié / Actualisé
COLERE, tel est le nom du collectif crée le 8 août 2009 et regroupant 28 associations venant en aide aux femmes battues notamment. Son but est de mettre en commun les actions afin de pouvoir "faire pression sur les pouvoirs publics pour que la question des violences conjugales devienne une priorité". Le collectif a présenté sa plateforme lors d'une conférence de presse organisée ce mardi 18 août 2009.
COLERE, tel est le nom du collectif crée le 8 août 2009 et regroupant 28 associations venant en aide aux femmes battues notamment. Son but est de mettre en commun les actions afin de pouvoir "faire pression sur les pouvoirs publics pour que la question des violences conjugales devienne une priorité". Le collectif a présenté sa plateforme lors d'une conférence de presse organisée ce mardi 18 août 2009.
Ligue des droits de l'homme, Mouvement de soutien des femmes en détresse ou Antenne réunionnaise de l'institut de victimologie (ARIV), toutes ces associations font partie de COLERE. COLERE, parce que ces hommes et ces femmes sont "en colère" face à la situation des femmes battues.

Cette colère découle de 3 constats dressés par Geneviève Payet, présidente de l'ARIV. D'abord, l'échec du dépôt de plainte. "Lorsqu'une femme dépose une plainte contre les violences de son mari, c'est un pas important qu'elle fait. Or, c'est une terrible déception lorsque la plainte est refusée", note la responsable d'association. "Il faut que ça évolue", ajoute t-elle.

Autre point abordé, la nécessité pour une femme de présenter un certificat médical afin de prouver qu'elle est victime de violence. "Comment faire lorsqu'on est victime de violence morale ou symbolique ?", s'interroge la membre du collectif. Enfin, elle pointe du doigt le manque d'accompagnement de la personne qui a levé le silence. "Il faut que la personne puisse être accompagnée dans toutes se démarches", explique Geneviève Payet.

Face à cette situation, le collectif souhaite "faire réagir les autorités publiques". "Les femmes sont maintenant prêtes pour fuir les violences et les dénoncent plus facilement. Mais elles se heurte à la réponse adaptée à leur état d'urgence", note Thérèse Baillif, présidente du Collectif pour l'élimination des violences intrafamiliales (CEVIF) et présidente de COLERE.

Ces réponses adaptées, ce sont d'une part des actions de prévention. "Il faut aller dans des collèges et des lycées afin de faire passer le message de l'importance égalitaire. Agir sur les plus jeunes peut faire bouger les choses", souligne Fabienne Rubira pour l'association chance égale.

Les autres propositions évoquées sont notamment le renforcement de l'accompagnement des femmes battues, la création d'une fiche d'accueil unique afin de permettre aux associations et aux institutions de travailler de concert, ainsi que la création d'un observatoire régional sur la violence faite aux femmes. Cette structure aurait un rôle d'évaluation des actions, agirait de façon centralisée et serait un réseau entre les différents partenaires.

En attendant la mise en place de cette plateforme commune, COLERE a prévu d'organiser une marche blanche ce samedi 22 août à Saint-Pierre en la mémoire d'Elodie Boudia, la jeune femme de 19 ans poignardée par son ex petit ami à Petite-île le 29 juillet dernier.

   

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