Professionnels du BTP en colère :

Des kilomètres de bouchons


Publié / Actualisé
Près de 20 kilomètres de bouchons à l'entrée de la route du littoral, telle est la conséquence du blocage des professionnels du BTP qui a débuté ce lundi 31 août 2009 à 5 heures 15. Des barrages filtrants ont été dressés à l'entrée de la route du littoral, dans le sens la Possession - Saint-Denis, et à hauteur de l'échangeur de Cambaie dans le sens Saint-Paul - Saint-Pierre. C'est le collectif pour la défense des entreprises du bâtiment et travaux publics et l'Aveca qui sont à l'origine de ce mouvement. Inquiets sur leur avenir, ils souhaitent ainsi interpeller le préfet de La Réunion.
Près de 20 kilomètres de bouchons à l'entrée de la route du littoral, telle est la conséquence du blocage des professionnels du BTP qui a débuté ce lundi 31 août 2009 à 5 heures 15. Des barrages filtrants ont été dressés à l'entrée de la route du littoral, dans le sens la Possession - Saint-Denis, et à hauteur de l'échangeur de Cambaie dans le sens Saint-Paul - Saint-Pierre. C'est le collectif pour la défense des entreprises du bâtiment et travaux publics et l'Aveca qui sont à l'origine de ce mouvement. Inquiets sur leur avenir, ils souhaitent ainsi interpeller le préfet de La Réunion.
Comme à chaque mouvement de colère des professionnels du BTP, ce sont les mesures d'apurement des dettes sociales et fiscales du protocole Novelli signé le 9 juillet dernier qui sont montrées du doigt. Des mesures sous conditions "impossibles à respecter" pour Laurent Boyer, président de l'AVECA. "Le protocole prévoit des aides à condition d'être à jour des charges patronales ou salariales. Si nous avons besoin d'aide, c'est parce que nous ne pouvons pas être à jour", remarque le représentant des professionnels du BTP.

C'est pour faire part de cette détresse qu'une centaine de professionnels du secteur bloquent en partie les routes depuis ce lundi matin. Dès 5 heures, les premiers barrages filtrants ont été installés à l'entrée de la route du littoral, dans le sens la Possession - Saint-Denis, et à hauteur de l'échangeur de Cambaie dans le sens Saint-Paul - Saint-Pierre.

Une seule voie est praticable pour les automobilistes. Les camionneurs et tous les autres professionnels de la route à l'exception des services de secours, se voient quant à eux interdire le passage et sont donc obligés de se garer. Pour l'instant, les manifestants n'ont pas prévu de lever les barrages ou d'en installer d'autres ailleurs. Les choses pourraient néanmoins évoluer prochainement. "Des contacts avec la préfecture ont été établis", indique Laurent Boyer.

Pour les usagers de la route, c'est le ras le bol. Beaucoup parlent de "prise d'otages" et demandent au préfet de faire respecter leur "liberté de circuler". Les stations-services ont quant à elles été prises d'assaut par de nombreux automobilistes notamment dans. Les camions-citernes de la SRPP étant bloqués dans les barrages filtrants, certaines stations commencent à manquer de carburants. Les gendarmes imposent peu à peu un rationnement de la distribution de gazoil, à hauteur de 15 euros.

Du côté de la FNTR, signataire du protocole Novelli, même si Joël Mongin, président du syndicat, dit "comprendre" la détresse des professionnels du BTP, il ne soutient pas la manière. "Ce protocole est loin d'être parfait mais il constitue déjà une avancée", explique t-il. Il reconnaît que la question des dettes sociales et fiscales constituent un réel problème mais il rappelle que "le protocole est fait pour être amendé".

Pour ce faire, les différents syndicats du secteur du BTP se retrouveront ce lundi 31 août à 14 heures à la préfecture pour discuter des points d'amélioration du protocole. Une réunion à laquelle l'AVECA et le collectif pour la défense des entreprises du bâtiment et travaux publics pourraient participer.

   

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