Marche blanche lumineuse :

Hommes et femmes unis


Publié / Actualisé
Près de 500 personnes se sont réunies ce samedi 28 novembre 2009 pour la marche blanche lumineuse organisée à Saint-Denis. Des centaines de torches et bougies ont illuminé la rue de Paris avec l'espoir de sortir les femmes victimes de violences de l'obscurité dans laquelle elles sont souvent enfermées. Depuis le Jardin de l'Etat jusqu'au Barachois de Saint-Denis, cette marche en mémoire des femmes disparues sous les coups de leur mari ou ex-conjoint honorait également les valeurs de paix et de fraternité avec un slogan : "Non à la violence. Oui à l'amour". Depuis le début de l'année, 4 femmes sont mortes sous les coups de leurs compagnons ou ex compagnons.
Près de 500 personnes se sont réunies ce samedi 28 novembre 2009 pour la marche blanche lumineuse organisée à Saint-Denis. Des centaines de torches et bougies ont illuminé la rue de Paris avec l'espoir de sortir les femmes victimes de violences de l'obscurité dans laquelle elles sont souvent enfermées. Depuis le Jardin de l'Etat jusqu'au Barachois de Saint-Denis, cette marche en mémoire des femmes disparues sous les coups de leur mari ou ex-conjoint honorait également les valeurs de paix et de fraternité avec un slogan : "Non à la violence. Oui à l'amour". Depuis le début de l'année, 4 femmes sont mortes sous les coups de leurs compagnons ou ex compagnons.
Au cours de cette marche plusieurs discours ont été prononcés. Thérèse Baillif, présidente du Cevif a ouvert la marche, puis Hugette Bello et d'autres femmes membres de diverses associations ont contribué à défendre les valeurs de paix et d'égalité. La lecture du célèbre poème "Ti fleur flanée" a notamment marqué les esprits.

A l'arrivée du cortège au Barachois, la chorale Résonnance chantait déjà pour les accueillir. Puis une série de concerts a animé la soirée. Emmanuelle Peters, Christine Salem, l'Indigo ou encore JF Gong ont tous souhaité participé bénévolement à cet événement.

A la Réunion, les femmes sont deux fois plus touchées par cette violence conjugale. Selon les chiffres d'une enquête d'envergure nationale, l'indice global de violences conjugales est de 15% à la Réunion contre 9% en métropole. Près de trois femmes sur dix vivant en couple déclarent être victimes d'atteintes psychologiques, dont un tiers se disent harcelées par leur conjoint. 



Par ailleurs, Nassimah Dindar que l'on attendait au Barachois n'a finalement pas fait de discours. On peut penser que la présence d'un petit groupe de salariés de l'Arast l'en ont dissuadé. Ces derniers ont toutefois affirmé être venus soutenir ce mouvement contre la violence faites au femmes. " Près de 95% des salariés de l'association sont des femmes" rappellait Valérie Bénard, l'une d'entre elles. Pour mémoire, l'association d'aide à domicile et de protection de l'enfance a été liquidée ce vendredi 27 novembre par le tribunal de commerce de Champ Fleuri.

   

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