Paul Vergès - Assemblée plénière de la Région :

"Nous allons réaliser le tram train"


Publié / Actualisé
"La situation est complètement renversée. Le Premier ministre, François Fillon, n'a pas fermé la porte au versement de la dotation ferroviaire que nous demandions. Il nous dit simplement que l'État ne pourra pas se décider avant un délai de 6 mois. Nous allons donc réaliser notre projet de tram-train" a annoncé Paul Vergès à 11 heures 30 ce mardi 1er décembre au cours de l'assemblée plénière du conseil régional. Le président de la Région a ironisé en proposant l'organisation d'un "référendum populaire" le 14 mars 2010, date des élections régionales, afin de montrer à l'État "la détermination des Réunionnais pour la réalisation du tram-train".
"La situation est complètement renversée. Le Premier ministre, François Fillon, n'a pas fermé la porte au versement de la dotation ferroviaire que nous demandions. Il nous dit simplement que l'État ne pourra pas se décider avant un délai de 6 mois. Nous allons donc réaliser notre projet de tram-train" a annoncé Paul Vergès à 11 heures 30 ce mardi 1er décembre au cours de l'assemblée plénière du conseil régional. Le président de la Région a ironisé en proposant l'organisation d'un "référendum populaire" le 14 mars 2010, date des élections régionales, afin de montrer à l'État "la détermination des Réunionnais pour la réalisation du tram-train".
"J'ai reçu cette nuit par fax une longue lettre du Premier ministre, François Fillon" a indiqué Paul Vergès après la présentation du projet par Pierre Vergès, vice-président de la Région. Le président de la collectivité a lu intégralement le courrier. Le chef du gouvernement rappelle que l'État à "toujours soutenu loyalement le projet", et qu'il a respecté le protocole de Matignon. Signé en janvier 2007, ce document prévoit la participation financière de l'État pour la construction du tram-train et de la nouvelle route du littoral.

Concernant le versement de la dotation ferroviaire - la Région demande une enveloppe supplémentaire annuelle de 80 millions d'euros pendant 40 ans pour l'exploitation du tram -, le Premier ministre écrit, en substance, : "l'État ne peut se prononcer très peu de jours avant la signature du contrat de partenariat public - privé". Paul Vergès dit comprendre l'argument du délai "d'autant que le Premier ministre dit qu'il faut légiférer en la matière".

Estimant que cette lettre est "capitale", le président de la Région a souligné "nous avons six mois pour faire de nouvelle proposition (en matière de financement - ndlr). À la date du 31 mai, après le référendum populaire du 14 mars, si l'État persiste à dire non, nous en tirerons les conséquences, mais je ne veux pas croire que nous en arriverons là".

Tram Tiss, le groupement d'entreprises retenu pour la construction du tram-train a accepté une clause suspensive de 6 mois avant le lancement de travaux. Les conseillers régionaux doivent maintenant voter pour avaliser cet amendement au contrat liant la collectivité au groupement.

Le vote aura lieu après la suspension d'audience décidée pour le déjeuner.

   

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