Justice - Madagascar :

Mamodtaky bientôt libre


Publié / Actualisé
Mamod Abbas Mamodtaky ne sera jamais jugé dans l'affaire de la tuerie de Fenoarivo. C'est l'information publiée par le Quotidien de ce jeudi 25 mars 2010. En effet, le Conseil d'Etat de Madagascar a annulé l'arrêté d'extradition vers Paris du présumé commanditaire de cette tuerie. Conséquence, Mamodtaky sera "rapidement" libéré et ne comparaîtra pas devant la Cour d'Assises de Paris en octobre prochain. Il était poursuivi pour assassinat et complicité d'assassinat dans l'affaire de la tuerie de Fenoarivo près d'Antananarivo (Madagascar). Les faits, qui remontent au 21 avril 2001, avaient coûté la vie à 5 membres de la famille Remtoula.
Mamod Abbas Mamodtaky ne sera jamais jugé dans l'affaire de la tuerie de Fenoarivo. C'est l'information publiée par le Quotidien de ce jeudi 25 mars 2010. En effet, le Conseil d'Etat de Madagascar a annulé l'arrêté d'extradition vers Paris du présumé commanditaire de cette tuerie. Conséquence, Mamodtaky sera "rapidement" libéré et ne comparaîtra pas devant la Cour d'Assises de Paris en octobre prochain. Il était poursuivi pour assassinat et complicité d'assassinat dans l'affaire de la tuerie de Fenoarivo près d'Antananarivo (Madagascar). Les faits, qui remontent au 21 avril 2001, avaient coûté la vie à 5 membres de la famille Remtoula.
Selon le Quotidien, les juges du Conseil d'Etat malgache privilégient la "territorialité des compétences". Mamodtaky ayant déjà bénéficié d'un non lieu de la juridiction malgache dans cette affaire en septembre 2002, la justice française n'aurait plus son mot à dire. De plus, Le journal cite Me Noro Rahantamalala: "l'arrêté a été annulé en vertu du principe d'interdiction pour un pays d'extrader ses propres nationaux". Pour Maître Boniface, avocat de la famille Remtoula, "ce sont les juges de La Réunion qui ont ouvert les portes de la liberté à Mamodtaky". En effet, contre toute attente et en plein procès, la cour d'Assises de Saint-Denis avait annulé toute la procédure pour vice de forme et libéré les quatre hommes le 24 février 2009.

Le 11 juin 2009, la cour de Cassation avait annulé l'arrêt de la cour d'Assises et ordonné la tenue d'un nouveau procès à Paris. Entretemps Mamode Abbas Mamodtaky avait quitté clandestinement La Réunion et rejoint Madagascar à bord d'un voilier. Ses trois co-accusés se faisaient également très discrets.

Mamodtaky a finalement été interpellé et placé en détention par la Justice malgache le 15 septembre 2009. Son extradition vers La Réunion avait été autorisée par le gouvernement de Madagascar qui avait ainsi suivi les recommandations des magistrats malgaches. Jean-François Crozet, Riaz Houssen Damdjy avaient quant à eux été interpellés à La Réunion et transférés dans une prison de la région parisienne. Ces deux protagonistes comparaîtront comme prévu devant la Cour d'Assises de Paris en octobre prochain. Abbass Khan, alias "Babar Ali", demeure introuvable.

Rappelons que les faits remontent au 21 avril 2001. Un commando d'une quinzaine de personnes armées s'introduit au domicile des Remtoula à Antananarivo. Les tirs fusent de toutes parts. 5 personnes sont tuées. Parmi les blessés, on compte Anita Remtoula alors épouse de Mamodtaky, et la mère de la jeune femme.

Les soupçons se portent très vite sur Mamodtaky. L'un de ses proches, Khizar Abbass Khan "Babar Ali", est rapidement arrêté par la Justice malgache. Il reconnaît être le commanditaire de la tuerie et dédouane Mamodtaky. Peu de temps après, il est interné dans un hôpital psychiatrique malgache où il est déclaré mort dans les semaines suivantes.

La famille Remtoula ne se résigne pas pour autant. Étant de nationalité française, elle porte plainte en France. La Justice enclenche une procédure. En 2003, Khizar Abbass Khan "Babar Ali" est retrouvé bien vivant dans la banlieue parisienne. Il est arrêté et nie les faits. La France décide néanmoins de demander à Madagascar l'extradition de Mamodtaky. Jean-François Crozet, Riaz Houssen Damdjy sont également arrêtés. Les 4 hommes sont incarcérés à La Réunion en 2005. Ils y sont restés jusqu'à leur libération le 24 février 2009 par la cour d'Assises.

   

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