Agriculture :

Bagasse : la prime qui fâche


Publié / Actualisé
Le versement de la prime bagasse se fait attendre et les planteurs n'hésitent pas à faire part de leur impatience. En effet, 3 mois après la signature du protocole d'accord autour de cette nouvelle prime qui accorde 11,05 euros par tonne de canne aux agriculteurs, rien n'a encore été versé. Face à cette situation, les syndicats d'agriculteurs, la FDSEA et la CGPER, ont manifesté leur mécontentement. Un courrier a été adressé au Premier ministre ainsi qu'au président de la commission de régulation de l'énergie (CRE).
Le versement de la prime bagasse se fait attendre et les planteurs n'hésitent pas à faire part de leur impatience. En effet, 3 mois après la signature du protocole d'accord autour de cette nouvelle prime qui accorde 11,05 euros par tonne de canne aux agriculteurs, rien n'a encore été versé. Face à cette situation, les syndicats d'agriculteurs, la FDSEA et la CGPER, ont manifesté leur mécontentement. Un courrier a été adressé au Premier ministre ainsi qu'au président de la commission de régulation de l'énergie (CRE).
C'était le 21 décembre 2009. A l'issue d'une longue réunion du comité paritaire de la canne et du sucre, l'ensemble des industriels et des planteurs étaient parvenus à un protocole d'accord répartissant la nouvelle valeur. Cet accord attribuait 11,30 euros/ tonne aux planteurs et 1,70 euro/tonne pour les industriels. Chacune des deux parties s'engageait également à verser 25 centimes d'euros au sein d'eRcane, centre de recherche et de formation, qui représente la canne réunionnaise à l'international. Le versement de cette prime devait intervenir trois mois après la signature de l'accord, à savoir le 21 mars 2010.

Au 28 mars 2010, toujours rien n'a été versé. Les agriculteurs sont donc très inquiets. Nombreux sont ceux qui attendent le versement de cette prime pour rembourser leurs fournisseurs. "Ce serait une grosse bouffée d'oxygène pour tous", souligne Jean-Yves Minatchy, président de la chambre d'agriculture. En effet, cette prime constitue en moyenne 6 000 à 8 000 euros qui soulageront la trésorerie des planteurs. Le désarroi se faisant grandissant, les syndicats ont décidé de monter au créneau.

D'abord le mercredi 24 mars lors d'une conférence de presse organisée par la CGPER. Pour Jean-Yves Minatchy, président du syndicat, c'est EDF qui serait responsable de cette situation. En effet, selon le représentant syndical, le gestionnaire du réseau électrique tarde à signer le nouveau contrat de fourniture d'électricité avec la Séchilienne Sidec, propriétaire des centrales à La Réunion. Raison invoquée, le contrat liant EDF et la centrale du Moule, en Guadeloupe, n'a pas encore été signé "pour des raisons administratives et techniques", ce qui retarde l'ensemble de la procédure. Même son de cloche du côté de la FDSEA qui, le jeudi 25 mars, déplorait le "manque de communication" autour de ce dossier. Enfin, ce dimanche 28 mars, la chambre d'agriculture demande à EDF de "traiter séparément les dossiers de La Réunion et la Guadeloupe". "Notre dossier est prêt, il ne reste plus qu'à le signer et à le faire valider par la commission de l'énergie", insiste Jean-Yves Minatchy.

   

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