Manifestation des planteurs de la CGPER :

"Payez notre prime bagasse"


Publié / Actualisé
À l'appel de la CGPER (confédération générale des planteurs et éleveurs de La Réunion), environ 400 planteurs ont manifesté à Saint-Denis entre l'ancienne gare routière et la préfecture ce mardi 6 avril 2010. Ils réclament le versement de la prime bagasse. 3 mois après la signature du protocole d'accord accordant aux planteurs 11,05 euros par tonne de canne, rien n'a encore été versé. "Le sort des 4 500 planteurs qui attendent le versement de cette aide importante pour leur trésorerie ne peut dépendre des lenteurs administratives" commente Jean-Yves Minatchy, président de la CGPER et de la chambre d'agriculture. Une motion en ce sens a été remise au préfet.
À l'appel de la CGPER (confédération générale des planteurs et éleveurs de La Réunion), environ 400 planteurs ont manifesté à Saint-Denis entre l'ancienne gare routière et la préfecture ce mardi 6 avril 2010. Ils réclament le versement de la prime bagasse. 3 mois après la signature du protocole d'accord accordant aux planteurs 11,05 euros par tonne de canne, rien n'a encore été versé. "Le sort des 4 500 planteurs qui attendent le versement de cette aide importante pour leur trésorerie ne peut dépendre des lenteurs administratives" commente Jean-Yves Minatchy, président de la CGPER et de la chambre d'agriculture. Une motion en ce sens a été remise au préfet.
C'était le 21 décembre 2009. À l'issue d'une longue réunion du comité paritaire de la canne et du sucre, l'ensemble des industriels et des planteurs étaient parvenus à un protocole d'accord répartissant la nouvelle valeur. Cet accord attribuait 11,30 euros par tonne aux planteurs et 1,70 euro/tonne pour les industriels. Chacune des deux parties s'engageait également à verser 25 centimes d'euros au sein d'eRcane, centre de recherche et de formation, qui représente la canne réunionnaise à l'international. Le versement de cette prime devait intervenir trois mois après la signature de l'accord, à savoir le 21 mars 2010. C'est EDF qui droit procéder au paiement.

Au 6 avril rien n'a encore été versé. " Pourtant tout a été mis en ?uvre pour arriver à un règlement rapide " souligne Jean-Yves Minatchy. Il note ainsi " la réactivité du gouvernement à prendre les dispositions réglementaires " et " les démarches réalisées dans les temps par les centrales thermiques et EDF pour réviser leur contrat et rédiger une nouvelle convention ". Ce qui lui fait déplorer le temps jugé " trop long " pris par la commission de régulation de l'énergie (CRE) pour " valider les nouvelles clauses contractuelles entre EDF et les thermiciens de Séchilienne Sidec ". Cet examen par la CRE " ne peut en aucun cas remettre en cause fondamentalement les clauses de l'accord " relève Jean-Yves Minatchy. Mais comme il s'agit d'une étape obligatoire dans la procédure administrative, elle retarde le versement de la prime. D'où le mécontentement des planteurs.

Dans la motion remise en préfecture, les agriculteurs soulignent que le paiement de la prime " permettra aux producteurs de préparer la prochaine campagne sucrière et de faire face à une conjoncture économique difficile.

Ils demandent donc à l'État " d'exiger de la CRE qu'elle émette sans délai son avis sur l'avenant des clauses d'achat entre EDF et les thermiciens ". Les planteurs demandent également à l'État " d'obtenir d'EDF l'engagement de procéder au versement de la prime bagasse dès la parution de l'avis de la CRE ". La préfecture s'est engagée à transmettre la motion.

" Le paiement de cette prime viendra couronner une bataille que notre syndicat mène depuis plusieurs années. La CGPER aura 35 ans dans un mois et demi. Avoir obtenu dans le même temps que la bagasse soit enfin payée aux planteurs est un vrai symbole " commente par ailleurs Jean-Yves Minatchy.
   

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