Suite à l'incendie à Bois-Rouge en 2009 :

Les planteurs toujours pas indemnisés


Publié / Actualisé
La prime bagasse n'est pas le seul sujet qui inquiète les planteurs de canne du Nord et de l'Est de l'île. Lors d'une conférence organisée par L'Union des forces agricoles de La Réunion (UFA) ce samedi 17 avril 2010, il a été question des indemnisations promises par Bois-Rouge suite à l'incendie qui avait eu lieu en août 2009 et qui avait fermé l'usine sucrière durant près d'un mois. Selon Vital Payet, président de l'UFA, "nombreux sont les planteurs qui n'ont rien obtenu ou qui on reçu une somme dérisoire".
La prime bagasse n'est pas le seul sujet qui inquiète les planteurs de canne du Nord et de l'Est de l'île. Lors d'une conférence organisée par L'Union des forces agricoles de La Réunion (UFA) ce samedi 17 avril 2010, il a été question des indemnisations promises par Bois-Rouge suite à l'incendie qui avait eu lieu en août 2009 et qui avait fermé l'usine sucrière durant près d'un mois. Selon Vital Payet, président de l'UFA, "nombreux sont les planteurs qui n'ont rien obtenu ou qui on reçu une somme dérisoire".
Les faits remontent à la nuit du dimanche30 au lundi 31 août 2009. Un incendie se déclare dans un local de la centrale thermique de Bois-Rouge, provoquant des dommages électriques importants. Conséquence, la capacité de production de la centrale diminue et l'usine sucrière qui alimente la structure est obligée de fermer. La campagne sucrière est alors suspendue et des milliers de tonnes de cannes déjà coupées pourrissent au sol, perdant de leur richesse. La campagne reprendra finalement le 28 septembre 2009.

Face à l'inquiétude des planteurs concernant les pertes ayant suivies cette suspension de campagne, la direction de Bois-Rouge avait promis de débloquer une enveloppe de 700 000 euros pour indemniser les agriculteurs lésés. "Aujourd'hui, nous n'avons toujours rien reçu", lance Vital Payet. Même si "un petit nombre de planteurs a reçu une somme, "l'indemnisation est dérisoire", note le président de l'UFA. "Certains planteurs ont reçu 84 euros pour 1 000 tonnes de canne, c'est inadmissible", s'indigne t-il. D'autant plus qu'il prévoit une campagne 2010 "en demi-teinte" à cause de cette interruption survenue en 2009. "Nous allons récolter de la canne 1 mois avant la fin du cycle. Nous allons encore perdre en richesse cette année", souligne t-il.

Par ailleurs, Vital Payet a également évoqué la question de l'avance de 10 euros par tonne de canne faite par Bois-Rouge pour payer les pertes subies suite à cet incendie. Une avance qui devait être remboursée après que les planteurs aient reçus leur prime bagasse. "Nous souhaitons que les industriels ne récupèrent pas cette somme en guise de compensation pour les retards d'indemnisations", explique le président de l'UFA. Une rencontre avec la direction est prévue d'ici 2 semaines. "Si nous n'obtenons pas gain de cause, nous sommes prêts à aller au tribunal", prévient Vital Payet.

   

Votre avis nous intéresse, soyez le premier à vous exprimer !