Lutte contre le diabète :

Sophia accompagne les malades


Publié / Actualisé
L'Assurance Maladie expérimente depuis 2008 le dispositif "Sophia" dans 11 départements pilote. L'objectif est de limiter les complications liées au diabète et leur aggravation. Encore dans sa phase expérimentale et peu connue, "Sophia" s'adresse aux diabétiques, de niveau 1 et 2. Elle leur apporte soutien et conseils personnalisés. Le dispositif a été lancé le 15 septembre 2009 dans l'île.
L'Assurance Maladie expérimente depuis 2008 le dispositif "Sophia" dans 11 départements pilote. L'objectif est de limiter les complications liées au diabète et leur aggravation. Encore dans sa phase expérimentale et peu connue, "Sophia" s'adresse aux diabétiques, de niveau 1 et 2. Elle leur apporte soutien et conseils personnalisés. Le dispositif a été lancé le 15 septembre 2009 dans l'île.
"Plus le patient est informé, mieux il gérera sa pathologie. C'est aussi un moyen de faciliter les échanges et de créer des liens entre patients et médecins", souligne le service information santé de la CGSS Réunion à propos du dispositif Sophia.

Concrètement, "Sophia" est un service d'accompagnement à distance animé, au téléphone, par des conseillers en santé explique la CGSS. Il vient en complémentarité de l'offre existante (réseaux, maison du diabète, association..). La tâche de ces conseillers est de contribuer à faire évoluer les comportements en faveur d'une meilleure qualité de vie des malades. Le service répond surtout à des interrogations sur la gestion au quotidien de la maladie, sur l'alimentation, sur l'hygiène de vie...

Le dispositif concerne les patients diabétiques de type 1 et 2 (identifiés à partir de leur consommation de soins), âgés de plus de 18 ans assurés ou bénéficiaires du régime général (hors sections mutualistes) du département de la Réunion et en ALD (affection longue durée). La démarche est d'adhésion est volontaire.

Après avoir pris contact avec les conseillers en santé, les patients devront remplir un questionnaire médical et sur leurs habitudes de vie. "Ces données permettront d'apprécier les points à développer lors des échanges téléphoniques", précise la CGSS.

Lancée en 2009 dans l'île, "Sophia" reste peu connue et ne comptait qu'environ 4 000 adhérents au 25 juin 2010. "Même s'il y a une augmentation, on ne peut pas se satisfaire de ce chiffre. Nous sommes encore dans une démarche de sensibilisation auprès des professionnels de la santé", souligne le service information santé de la CGSS.

À La Réunion, plus de 32 000 patients diabétiques sont connus de la Caisse générale de sécurité sociale (CGSS). Proportionnellement cela représente 4 fois plus de malades qu'en Métropole. La prise en charge de chaque patient à La Réunion s'élève en moyenne à 5 451 euros. L'obésité est l'un des principaux facteurs de la maladie. Selon les derniers chiffres de l'ORS (observatoire régionale de la santé), publiés en décembre 2009, plus de 230 décès liés à la maladie ont été recensés en moyenne chaque année entre 2005 et 2007. La fréquence du diabète traité est de 7,8% dans l'île, soit deux fois plus que dans l'Hexagone (3,9%).

L'ORS note aussi que le vieillissement prévisible de la population allié à la précocité de la survenue du diabète laisse présager un accroissement de la mortalité dans les prochaines années. D'où l'importance de la prévention et de la prise en charge de la maladie. Rappelons qu'un simple prélèvement suffit à dépister le diabète.

Service Sophia : 0811 709 709 (prix d'un appel local depuis un poste fixe) - Du lundi au vendredi de 11h à 21h et le samedi de 11h à 15h.

Émilie Sorres pour
   

1 Commentaire(s)

Mathilde, Posté
Le concept est bien mais concrètement cet accompagnement c'est quoi ? Si j'ai bien compris tout se passe par téléphone.... je ne vous dis pas les notes...Si par exemple, le diabète vient des sucres lents, rapides, etc.., comment une personne âgée va-t-elle être prise en charge au niveau de l'alimentation quotidienne et surtout aussi pour maigrir ? J'ai bien compris qu'il y avait un infirmier qualifié, mais après au niveau de la nutrition, à part l'endocrinologue qui suit le malade ? Merci de votre réponse Mathilde