Traitement du diabète de type 2 :

Avandia et Avandamet retirés du marché


Publié / Actualisé
L'Avandia et l'Avandamet, deux médicaments utilisés pour le traitement du diabète de type 2* ont été retirés du marché depuis le mercredi 3 novembre 2010. Un principe actif nommé "rosiglitazone" est soupçonné de provoquer des effets secondaires "assez graves" pour les personnes qui souffrent d'insuffisance cardiaque ou qui ont une maladie cardiaque ischémique (sujets à des risques d'infarctus). Les patients qui suivent ce traitement sont donc invités à consulter leur médecin pour qu'un nouveau médicament leur soit prescrit.
L'Avandia et l'Avandamet, deux médicaments utilisés pour le traitement du diabète de type 2* ont été retirés du marché depuis le mercredi 3 novembre 2010. Un principe actif nommé "rosiglitazone" est soupçonné de provoquer des effets secondaires "assez graves" pour les personnes qui souffrent d'insuffisance cardiaque ou qui ont une maladie cardiaque ischémique (sujets à des risques d'infarctus). Les patients qui suivent ce traitement sont donc invités à consulter leur médecin pour qu'un nouveau médicament leur soit prescrit.
Les premiers "effets délétères" de l'Avandia et de l'Avandamet ont été détectés en 2007 par une agence de santé américaine. Dès 2008, l'Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) avait recommandé de restreindre l'utilisation des médicaments à base de rosiglitazone pour les patients souffrant de maladie cardio vasculaire ischémique.

En juillet 2010, de nouvelles données ont confirmé l'augmentation du risque cardio vasculaire en cas d'utilisation de ce principe actif, principalement des risques de survenue d'infarctus du myocarde et d'accident vasculaire cérébral. L'agence européenne du médicament avait alors recommandé la suspension des autorisations de mise sur le marché de ces de l'Avandia et de l'Avandamet. C'est désormais chose faite depuis le 3 novembre dernier.

"Dès l'annonce de la suspension, toutes les officines de pharmacie sont informées grâce à un système d'alerte. Il n'y a donc plus aucun pharmacien de La Réunion qui fournit ces produits", assure Jean-Yves Peron, pharmacien inspecteur à l'Agence régionale de Santé Océan Indien.

Concernant les patients qui utilisent ces médicaments, l'Afssaps leur demande de "ne pas arrêter leur traitement sans avoir pris l'avis de leur médecin, et de consulter dans les prochaines semaines afin d'adapter leur traitement antidiabétique". "Il existe plusieurs médicaments alternatifs", indique Jean-Yves Peron.

En France, près de 110 000 personnes utilisent ce traitement.

*Les personnes souffrant d'un diabète de type 2 n'ont pas besoin d'insuline pour réguler leur taux de glycémie, explique Jean-Yves Peron.

Mounice Najafaly pour
   

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