Manifestation d'agriculteurs à Saint-Denis :

"La CGPER est en colère"


Publié / Actualisé
Plus de 200 agriculteurs membre de la CGPER ont manifesté ce lundi matin, 6 juin 2011, de l'ancienne gare routière à la préfecture. Ces derniers réclament "le partage de la prime mélasse versée par l'Etat et l'Europe aux usiniers" d'un montant annuel de 37 millions d'euros, "la réévaluation du prix plancher de rachat par les usines de la canne" (12,50% de taux de richesse contre 11,50% actuellement), le versement des indemnités sécheresse annoncées en mars dernier, ainsi qu'une "meilleure représentativité des syndicats d'agriculteurs dans les instances" comme la CAF, la CGSS ou encore la SAFER. Une délégation de la CGPER a déposé une motion en préfecture où elle a rencontré le directeur régional de l'agriculture, de l'alimentation et de la forêt.
Plus de 200 agriculteurs membre de la CGPER ont manifesté ce lundi matin, 6 juin 2011, de l'ancienne gare routière à la préfecture. Ces derniers réclament "le partage de la prime mélasse versée par l'Etat et l'Europe aux usiniers" d'un montant annuel de 37 millions d'euros, "la réévaluation du prix plancher de rachat par les usines de la canne" (12,50% de taux de richesse contre 11,50% actuellement), le versement des indemnités sécheresse annoncées en mars dernier, ainsi qu'une "meilleure représentativité des syndicats d'agriculteurs dans les instances" comme la CAF, la CGSS ou encore la SAFER. Une délégation de la CGPER a déposé une motion en préfecture où elle a rencontré le directeur régional de l'agriculture, de l'alimentation et de la forêt.
C'est au son de "la CGPER est en colère" et "donnez nous une partie des 37 millions d'euros" que les agriculteurs ont défilé sur le front de mer dionysien. En effet, depuis 3 ans, les industriels bénéficient d'une prime mélasse s'élevant à 37 millions d'euros chaque année. "Nous voulons aussi notre part du gâteau. C'est nous qui fournissons la matière première pour produire la mélasse", lance Krishna Atanary, représentant de la CGPER Est. Le syndicat demande que la distribution de cette prime soit divisée entre les industriels, les distilleries et les agriculteurs.

Autre revendication des manifestants, le versement des indemnités sécheresse, aide annoncée par la ministre de l'Outre-mer Marie-Luce Penchard lors de sa visite en mars dernier. "Cette somme est bloquée à la direction de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt alors que des maraîchers et des éleveurs en ont besoin", explique Jean-Yves Minatchy, président de la chambre d'agriculture.

Toujours dans le chapitre des revendications, les agriculteurs souhaitent la réévaluation du prix plancher de rachat par les usines de la canne. A l'heure actuelle, son prix d'achat avoisine les 35 euros par tonne de cannes, soit 11,50% de taux de richesse. Les agriculteurs demandent une hausse de 1% de ce taux plancher, soit environ 5 euros par tonne de cannes. "Les planteurs ont souffert de la sécheresse cette année. A un mois du début de la campagne, il est certain que la richesse de la canne sera inférieure à la moyenne décennale", justifie Jean-Yves Minatchy.

La CGPER réclame enfin une meilleure représentativité des syndicats agricoles dans les différents organismes, "conformément aux promesses du chef de l'Etat en 2009 lors du conseil interministeriel pour l'Outre-mer". La CGPER demande notamment une meilleure représentativité des syndicats à la CAF, à la CGSS et à la SAFER.

Toutes ces revendications ont été déposées en préfecture par une délégation.

Mounice Najafaly pour
   

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