Le Port - Le recteur fait sa rentrée :

Décrochage scolaire, voilà l'ennemi


Publié / Actualisé
Thème: le décrochage scolaire. Problématique: Comment éviter l'absentéisme des élèves et la démission des parents. Temps de réflexion imparti: une heure. C'est le devoir que s'est imposé le recteur, Mostafa Fourar, ce jeudi 18 août 2011, à l'occasion de la rentrée scolaire (voir article par ailleurs) . Il a rencontré l'équipe pédagogique du lycée professionnel Léon de Lepervanche au Port et il a mis l'accent sur un chiffre inquiétant: le taux de décrochage scolaire dans l'Académie est de 12%. Ce qui représente le double de la moyenne nationale.
Thème: le décrochage scolaire. Problématique: Comment éviter l'absentéisme des élèves et la démission des parents. Temps de réflexion imparti: une heure. C'est le devoir que s'est imposé le recteur, Mostafa Fourar, ce jeudi 18 août 2011, à l'occasion de la rentrée scolaire (voir article par ailleurs) . Il a rencontré l'équipe pédagogique du lycée professionnel Léon de Lepervanche au Port et il a mis l'accent sur un chiffre inquiétant: le taux de décrochage scolaire dans l'Académie est de 12%. Ce qui représente le double de la moyenne nationale.
"12% des élèves qui décrochent du système scolaire avant d'avoir obtenu un diplôme, cela signifie concrètement que 1 800 jeunes par an sortent de leurs études sans aucune qualification et sans aucun diplôme", a souligné Mostafa Fourar. "Ce n'est pas tolérable", a-t-il insisté. Il a noté ensuite qu'avant le décrochage, il y a l'absentéisme. "C'est sur ce fléau inacceptable que nous devons avant tout travailler", a estimé le dirigeant de l'Académie.

Il a rappelé que, selon la loi, l'absentéisme pouvait entraîner la suspension des allocations familiales. "Je sais, c'est un sujet sensible mais on ne vas pas tourner autour du pot. La loi c'est la loi et c'est le seul moyen que je vois dans certains cas pour lutter contre l'absentéisme", a-t-il martelé.

Ce rappel à la loi étant fait, le recteur et l'équipe pédagogique du lycée Léon de Lepervanche se sont penchés sur les causes réelles du "fléau". Gérard Tirel, proviseur de l'établissement, a décliné toutes les actions mises en place par l'équipe pédagogique "pour lutter contre l'absentéisme et pour intéresser les parents au travail de leurs enfants et de leurs enseignants". Car, et tout le monde a été d'accord pour le reconnaître, le moyen le plus sûr de combattre le désintérêt des élèves pour le système scolaire, est d'intégrer les parents dans le processus d'enseignement de leurs enfants.

"Parce qu'ils ont connu l'échec scolaire, certains parents n'osent pas venir à l'école pour rencontrer les enseignants. Ils ont peur de l'école. Ils développent un complexe d'infériorité", constate Mostafa Fourar. C'est pour remédier à cet état de fait q'une journée académique des parents sera mise en place dès le 1er trimestre, annonce le recteur. L'objectif est de "rassurer les parents et de leur dire "l'école c'est important"".

Une préoccupation déjà prise en compte par l'équipe pédagogique du lycée depuis quelques années. Et pour cause, l'enseignement professionnel est celui qui souffre le plus du décrochage scolaire. "Environ 33% des élèves entrant en seconde ne terminent pas leur cursus scolaire", indique Gerard Tirel. L'établissement a mis en place un accueil personnalisé pour chaque élève tout en développant "trois nouveaux outils d'intégration".

Il s'agit tout d'abord de développer, par différentes actions, le sentiment d'appartenance au lycée. Un "monsieur absentéisme" est chargé d'identifier tous les élèves en risque de décrochage. Pour eux, des horaires, des grilles de rattrapage ainsi qu'un tutorat spécifique seront mis en place; Dernier outil, la création d'une semaine de l'intégration sur le thème "Demain mon métier" en direction des élèves des collèges. Le but est de combattre la mauvaise image de marque de l'enseignement professionnel.

A l'issue de la réunion, le recteur a visité quelques un des ateliers du lycée professionnel. En chemin il a croisé des élèves qui sortaient de leur premier cours de l'année. Sur le t-shirt de l'un d'eux était écrit en grand : "Pa la ek sa"...

Mahdia Benhamla pour
   

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