Aéroport de Gillot - Arrivée de la présidente du Front national :

"Marine Le Pen, on n'en veut pas"


Publié / Actualisé
Une cinquantaine de personnes s'était rassemblée dans le hall de l'aéroport Roland Garros ce mardi 7 février 2012 dans la matinée. Répondant à l'appel du collectif 'Domoun contre la démagogie et le populisme', ils sont venus protester contre la venue de la présidente du Front national. "Marine Le Pen, on n'en veut pas. Chez nous, on n'est pas raciste", scandaient les manifestants au son d'un maloya mené par Danyèl Waro. Un important dispositif de sécurité, a été prévu pour permettre à la présidente du FN de sortir de l'aéroport. Le FN s'est notamment assuré de la présence de vingt vigiles et trois policiers du GIPN en provenance de la métropole accompagnent Marine Le Pen. Arrivée vers 11h20, Marine Le Pen s'est engouffrée directement dans sa voiture en direction de l'hôtel Lux (ancien Grand Hôtel du Lagon) à Saint-Gilles les Bains où elle séjournera. Il y a eu plusieurs râlés-poussés entre policiers et manifestants anti-lepenistes.
Une cinquantaine de personnes s'était rassemblée dans le hall de l'aéroport Roland Garros ce mardi 7 février 2012 dans la matinée. Répondant à l'appel du collectif 'Domoun contre la démagogie et le populisme', ils sont venus protester contre la venue de la présidente du Front national. "Marine Le Pen, on n'en veut pas. Chez nous, on n'est pas raciste", scandaient les manifestants au son d'un maloya mené par Danyèl Waro. Un important dispositif de sécurité, a été prévu pour permettre à la présidente du FN de sortir de l'aéroport. Le FN s'est notamment assuré de la présence de vingt vigiles et trois policiers du GIPN en provenance de la métropole accompagnent Marine Le Pen. Arrivée vers 11h20, Marine Le Pen s'est engouffrée directement dans sa voiture en direction de l'hôtel Lux (ancien Grand Hôtel du Lagon) à Saint-Gilles les Bains où elle séjournera. Il y a eu plusieurs râlés-poussés entre policiers et manifestants anti-lepenistes.
La visite de Marine Le Pen à La Réunion est vue d'un très mauvais oeil pour nombre de Réunionnais. Ils sont une cinquantaine à l'aéroport Roland Garros pour montrer leur désapprobation face à sa venue sur l'île. Pour Jean-Claude Otto Bruc, secrétaire général du FN à La Réunion, "c'est une manifestation ridicule menée par les communistes, Danyèl Waro en tête". Il poursuit : "Ils ne sont qu'une dizaine de manifestants alors qu'il y a eu tout un battage médiatique pour se révolter contre Marine Le Pen".

Alors qu'elle doit se rendre ce mardi après-midi dans un temple tamoul à l'Etang du Gol, des graviers et du sable ont été déversés sur la route qu'elle doit emprunter pour s'y rendre. "C'est une atteinte à la démocratie", s'indigne Joseph Damour, candidat FN aux élections législatives dans la cinquième circonscription. Jean-Claude Otto Bruc, lui, s'est violemment élevé contre "les méthodes scandaleuses du maire de Saint-Louis". Il a affirmé que "le sable a été déversé par des camions de la commune de Saint-Louis, dont on a relevé les plaques d'immatriculation".

"Ce n'est pas très intelligent de la part de ce maire communiste de Saint-Louis. Il incite le peuple à la haine. Nous allons très certainement porter plainte, et j'espère qu'il sera lourdement condamné", ajoute Jean-Claude Otto Bruc.

Par ailleurs, le secrétaire général du FN à La Réunion, et également candidat aux élections législatives dans la septième circonscription, a estimé que Marine Le Pen réunira à La Réunion "25% des voix au premier tour de la présidentielle". En 2002, alors que Jean-Marie Le Pen était arrivé au second tour, le FN avait totalisé 18 000 suffrages, soit 5% des voix. Jean-Claude Otto Bruc prévoit donc un bond considérable.

Vers 11h25, alors que les partisans du FN ont voulu sortir leurs pancartes et banderoles de bienvenue à Marine Le Pen, les membres du collectif 'Domoun contre la démagogie et le populisme' se sont interposés, et ont voulu les en empêcher. Si les esprits s'échauffent, il n'y a pas encore de heurts. Un peu plus tôt, alors que l'un des militants du FN évoquait la question de la démocratie, Danyèl Waro s'écriait : "Koman un moun kom li i peut koz démocratie ?".

Durant son passage à La Réunion, Marine Le Pen, sera accompagnée par deux policiers du GIPN, une protection d'élite qui lui est accordée en tant que personnalité sensible, a-t-on appris de source policière.

Ce mardi après-midi, elle se rendra dans un temple tamoul à l'Etang du Gol, où le parti communiste réunionnais et le collectif 'Domoun contre la démagogie et le populisme' ont prévu de manifester. Dans la soirée, elle animera un meeting dans une salle à proximité de l'hôtel Iloha à Saint-Leu.

Mercredi, la présidente du Front National sera reçue à la Chambre de Commerce puis à la Chambre des Métiers. La candidate à l'élection présidentielle qui n'a pas encore réuni les parrainages nécessaires à sa candidature officielle a fait de la défense des petites entreprises locales un pendant de sa doctrine protectionniste et anti-immigration.

   

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