Cour d'assises (actualisé à 17h15) :

Le procès du père Jacky Hoarau se poursuit


Publié / Actualisé
Le procès du père Jacky Hoarau s'est ouvert ce jeudi 26 avril 2012 à la cour d'assises de Saint-Denis. L'ancien curé de la paroisse de Sainte-Marie est accusé de viols sur un enfant de choeur. Des faits qui se sont déroulés entre 2008 et 2009, alors que l'adolescent était âgé de 14 ans. Fait marquant de la matinée : la demande de l'Eglise de se constituer partie civile a été rejetée par la cour dès le début de l'audience. A noter que le procès s'est déroulé à huis clos ce jeudi matin, sur demande de l'avocat de la victime. Après audition de l'adolescent, le huis clos a été levé. En après-midi, Gilbert Aubry, évêque de La Réunion a été appelé à la barre comme témoin.
Le procès du père Jacky Hoarau s'est ouvert ce jeudi 26 avril 2012 à la cour d'assises de Saint-Denis. L'ancien curé de la paroisse de Sainte-Marie est accusé de viols sur un enfant de choeur. Des faits qui se sont déroulés entre 2008 et 2009, alors que l'adolescent était âgé de 14 ans. Fait marquant de la matinée : la demande de l'Eglise de se constituer partie civile a été rejetée par la cour dès le début de l'audience. A noter que le procès s'est déroulé à huis clos ce jeudi matin, sur demande de l'avocat de la victime. Après audition de l'adolescent, le huis clos a été levé. En après-midi, Gilbert Aubry, évêque de La Réunion a été appelé à la barre comme témoin.
Jacky Hoarau est jugé pour viols sur mineur par personne ayant autorité. L'ancien curé risque une peine de vingt ans de réclusion. Le verdict doit être rendu vendredi 27 avril 2012. Ce jeudi matin, l'accusé a reconnu les faits qui lui ont été reprochés. Son avocat, le bâtonnier Georges-André Hoarau, avait déjà annoncé que son client plaiderait coupable.

En après-midi, Monseigneur Gilbert Aubry a été entendu à la barre. A la question "Est-ce que l'Eglise était au courant de l'attirance du père Jacky Hoarau pour les jeunes enfants?", l'évêque de La Réunion a répondu : "Non. Je savais juste qu'il était homosexuel et séropositif". C'est pourquoi le curé de la paroisse de Sainte-Marie a été envoyé au Canada pour suivre une thérapie. Toutefois, l'évêque de La Réunion précise qu'aucun élément ne laissait entendre qu'il y avait un comportement à risque. "Il a suivi cette thérapie pour son orientation", assure Gilbert Aubry.

Une autre interrogation planait cet après-midi, celle sur le rôle de l'Evêché dans cette affaire. En matinée, le témoignage de la mère de la victime révélait en effet que le vicaire général de La Réunion, Lilian Payet, aurait voulu étouffer l'affaire. "Il n'aurait pas dû", a souligné Monseigneur Aubry, qui a regretté des pressions sur la famille.

La matinée, elle, a surtout été marquée par l'irrecevabilité de la demande du syndicat ecclésiastique du diocèse de La Réunion, qui voulait se constituer partie civile. "La matinée a été riche dans les débats. La mère a révélé que la hiérarchie de l'Eglise voulait régler l'affaire en interne, ce qui signifie que l'Eglise aurait préféré que les faits ne soient jamais dévoilés", a expliqué maître Georges-André Hoarau.

Pour rappel, cette affaire de viols a démarré le 8 janvier 2010, par un signalement de l'Evêché au parquet de Saint-Denis, rappelle le Journal de l'île dans son édition du 25 avril. C'est en fin d'année 2009 que la victime, un adolescent alors âgé de 14 ans, s'était confié à sa mère. 

Entendu par les gendarmes, l'adolescent avait expliqué comment le prêtre avait commencé par lui prodiguer des "câlins" avant de lui imposer des attouchements, puis des fellations. Des faits qui se sont déroulés entre mai 2008 et juin 2009, à la cure, après la messe du samedi et du dimanche. 



Placé en garde à vue, le père Jacky Hoarau avait reconnu avoir commencé par embrasser l'adolescent avant de lui faire subir des fellations. Mais devant la juge d'instruction, le prêtre a contesté la qualification de viols en arguant qu'il n'avait fait preuve d'aucune violence physique sur l'enfant de ch?ur, signale le Journal de l'île dans son édition du 25 avril.



Autre fait qui avait choqué : l'instruction avait révélé la séropositivité de l'accusé, et le fait qu'il n'avait pas utilisé de préservatifs lors de ses relations avec l'enfant de choeur. La maladie n'a heureusement pas été transmise à la victime.



Jacky Hoarau est jugé pour viols sur mineur par personne ayant autorité. L'ancien curé risque une peine de vingt ans de réclusion.
   

2 Commentaire(s)

Âne, Posté
Entre homosexuel et pédophile , il y a une grande marge monsieur Aubry .
Et ce curé affirme qu'il n'y a pas eu viol. Ce n'était qu'un enfant monsieur Hoarau.
Après tout cela ces juges "terrestres" se prennent pour Dieu et se permettent de nous juger.
Balayez devant vos portes avant de le faire devant celles des voisins.............
Bonbon Coco, Posté
Repéré: le curé en question et juste à côté, une affiche où est inscrit: «Face au phénomène sectaire, parents soyez vigilants!». Si ce n'est pas subliminal cela? ...