Évasion de la prison de Domenjod (Actualisé à 19 heures 10) :

Le procès de Juliano Verbard reprend demain


Publié / Actualisé
Le nom de Juliano Verbard, le Petit Lys d'amour était de nouveau cité devant des juges ce lundi 21 mai 2012. Depuis ce matin, le fondateur de la secte "C?ur douloureux et immaculé de Marie" et treize de membres de la secte comparaissent devant les juges de la Cour d'Assises pour le procès de son évasion de la prison de Domenjod, le 27 avril 2009. Les accusés sont poursuivis pour évasion, séquestration et détournement d'aéronef ou complicité de ces faits. Cet après-midi, le procès s'est poursuivi avec l'examen de la personnalité des prévenus. Selon le psychologue, Juliano Verbard auriat changé. Autre fait marquant de ce lundi, Juliano Verbard a reconnu les faits qui lui sont reprochés. Aux alentours de 19 heures, la séance a été levée. Le procès reprend demain mardi 22 mai 2012. Il doit durer deux semaines.
Le nom de Juliano Verbard, le Petit Lys d'amour était de nouveau cité devant des juges ce lundi 21 mai 2012. Depuis ce matin, le fondateur de la secte "C?ur douloureux et immaculé de Marie" et treize de membres de la secte comparaissent devant les juges de la Cour d'Assises pour le procès de son évasion de la prison de Domenjod, le 27 avril 2009. Les accusés sont poursuivis pour évasion, séquestration et détournement d'aéronef ou complicité de ces faits. Cet après-midi, le procès s'est poursuivi avec l'examen de la personnalité des prévenus. Selon le psychologue, Juliano Verbard auriat changé. Autre fait marquant de ce lundi, Juliano Verbard a reconnu les faits qui lui sont reprochés. Aux alentours de 19 heures, la séance a été levée. Le procès reprend demain mardi 22 mai 2012. Il doit durer deux semaines.
Le procès de Juliano Verbard s'est ouvert ce matin aux alentours de 10 heures 45 à la cour d'assises de Saint-Denis. Un procès hors norme et sans les victimes de la prise d'otage, le pilote de l'hélicoptère et son mécanicien.

Quatorze membres de la secte sont jugés pour évasion, séquestration et détournement d'aéronef ou complicité de ces faits : les trois évadés Juliano Verbard, Fabrice et Alexin Michel, les trois membres du commando, Pierre-Rodolphe Cadet, Jean-René Gens et Guillaume Maillot, et des adeptes ayant apporté leur aide, Yolaine Cadet, Graziella et Lucie Michel, Anissa Gens, Samuel Cadet, Marie-Louise Ferrère et Sonia Flore. À noter que huit des prévenus comparaissent libre.

À 14 heures, ce lundi après-midi, l'audience a repris. Elle a d'abord été marquée par la demande de renvoi du dossier Maître Catherine Moissonnier, l'avocate d'Alexin Michel. Cette dernière a estimé que ce procès n'avait pas d'intérêt et était inéquitable, compte tenu de l'absence des parties civiles et de l'expert psychiatrique. Une demande rejetée.

S'est ensuivi l'examen de la personnalité de Juliano Verbard. Appelé à la barre, le psychologue a décrit une personne qui veut convaincre, "délivré", "désaliéné" et qui assume les faits qui lui sont reprochés.

Ce matin, les prévenus s'étaient tour à tour exprimés. Juliano Verbard a, lui, reconnu les faits qui lui sont reprochés, soulignant qui voulait "fuir les brimades en prison". Son amant Fabrice Michel a, pour sa part, reconnu être l'instigateur de l'évasion tandis que plusieurs des accusés ont nié avoir été courant du projet d'évasion.

À noter que le procès durera deux semaines. Les accusés encourent jusqu'à 20 ans de réclusion criminelle à perpétuité.

Pour rappel, le lundi 27 avril 2009, Juliano Verbard s'évade de la prison de Domenjod à Saint-Denis en compagnie de son amant, Fabrice Michel, et de son beau-père, Alexin Michel. Trois de leurs complices avaient, en effet, détourné un hélicoptère, puis obligé, sous la menace de leurs armes, le pilote et le mécanicien à se poser dans la cour de la prison et à prendre en charge les trois détenus. Une fois les prisonniers dans l'hélicoptère, la machine avait repris de l'altitude pour se poser dans un terrain vague derrière la Technopole. Ils ont ensuite pris la fuite à bord d'une fourgonnette blanche.

Suite à cette évasion spectaculaire, une première à La Réunion, une gigantesque chasse à l'homme a été organisée partout dans l'île. Le plan Papangue a été déclenché. La section de recherche de la gendarmerie a été chargée des recherches. 700 hommes étaient mobilisés pour retrouver les fugitifs et leurs complices.

En parallèle, l'enquête pour déterminer qui sont les complices et pour retrouver la fourgonnette blanche a également été menée. Les enquêteurs retrouveront dans l'hélicoptère la carte d'identité d'un des auteurs du détournement. Dès le lendemain, 6 personnes (3 hommes et 3 femmes) sont mises en garde-à-vue. Toutes sont des adeptes de la secte C?ur immaculé et douloureux de Marie.

La fourgonnette blanche est, elle, retrouvée le 30 avril à Sainte-Clotilde. Le 1er mai, les 6 personnes en garde-à-vue sont présentées au parquet. 5 d'entre elles sont mises en détention pour complicité d'enlèvement, séquestration et détention arbitraire d'otages commis en bande organisée. La dernière personne soupçonnée d'avoir fait partie du commando ayant détourné l'hélicoptère est mise en examen mais laissée en liberté.

Après des recherches intensives, en particulier dans le nord-est de l'île, et une perquisition effectuée, le lundi 4 mai 2009, au domicile d'une dame âgée adepte de la secte dans la cité Ferdinand aux Camélias, Juliano Verbard, ses deux co-détenus et cinq de leurs complices sont retrouvés le mercredi 6 mai 2009 puis arrêtés après dix jours de cavale.

   

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