Grève au Port-Est :

Le Marion Dufresne, "dommage collatéral" du conflit


Publié / Actualisé
Entamé le mercredi 19 septembre, le mouvement de grève des dockers au Port-Est se poursuit ce mardi 25 septembre. L'une de ses conséquences : le Marion Dufresne, navire scientifique avec à son bord 30 chercheurs, est à quai depuis bientôt une semaine. "On comprend les revendications des dockers, mais on est un peu le dommage collatéral de ce conflit. Notre matériel est actuellement bloqué, on aimerait pouvoir y accéder pour poursuivre notre projet sur lequel on travaille depuis trois ans", explique Guilhem Barruol, chercheur au CNRS (centre national de la recherche scientifique) et coordinateur d'un projet franco-allemand qui consiste à déployer un réseau de capteurs sismologiques au fond de l'océan Indien, afin de mieux comprendre l'émergence de La Réunion.
Entamé le mercredi 19 septembre, le mouvement de grève des dockers au Port-Est se poursuit ce mardi 25 septembre. L'une de ses conséquences : le Marion Dufresne, navire scientifique avec à son bord 30 chercheurs, est à quai depuis bientôt une semaine. "On comprend les revendications des dockers, mais on est un peu le dommage collatéral de ce conflit. Notre matériel est actuellement bloqué, on aimerait pouvoir y accéder pour poursuivre notre projet sur lequel on travaille depuis trois ans", explique Guilhem Barruol, chercheur au CNRS (centre national de la recherche scientifique) et coordinateur d'un projet franco-allemand qui consiste à déployer un réseau de capteurs sismologiques au fond de l'océan Indien, afin de mieux comprendre l'émergence de La Réunion.

Le Marion Dufresne aurait dû prendre la mer ce samedi 22 septembre 2012 pour un périple de cinq semaines dans l’océan Indien, afin de mener à bien la campagne Rhum-Rum, un projet franco-allemand dont l’objectif est d’imager la structure du manteau sous La Réunion, depuis la croûte jusqu'au noyau, afin de déterminer la géométrie et l'origine du panache mantellique à l'origine du volcanisme qui a formé l'île. Pour cela, l'équipe de scientifiques doit déployer au fond de la mer 57 stations sismologiques.

Mais en ce mardi 25 septembre 2012, le Marion Dufresne n'a pas encore commencé son périple. Il est toujours à quai au Port-Est, paralysé par la grève des dockers. "Notre matériel est bloqué depuis quatre jours", explique Guilhem Barruol, chercheur au CNRS et à l’Université de La Réunion, et coordinateur du projet Rhum-Rum. "C’est assez frustrant, parce que même si on comprend les revendications des grévistes, plus le temps passe et plus notre projet est impacté", dit-il. C’est pourquoi les scientifiques espèrent trouver une issue avec les dockers. "On a un peu l’impression d’être un dommage collatéral dans ce conflit. On demande juste à accéder à notre matériel", ajoute Guilhem Barruol.

www.ipreunion.com

   

Votre avis nous intéresse, soyez le premier à vous exprimer !