Santé publique - Centre hospitalier de La Réunion :

Diabète : dépister pour éviter la maladie


Publié / Actualisé
A l'occasion de la journée mondiale du diabète, le service de diabétologie du CHU (centre hospitalier universitaire) Félix Guyon à Saint-Denis organise le mercredi 14 novembre une journée d'information dans le hall d'accueil de l'hôpital de 9 heures à 16 heures. Diététicienne, podologue, infirmiers et assistante sociale seront sur place pour donner des conseils de prévention et proposer des dépistages. A La Réunion, ce sont entre 70 000 et 80 000 personnes qui présentent un diabète, et dans un cas sur trois, le diabète n'est pas connu.
A l'occasion de la journée mondiale du diabète, le service de diabétologie du CHU (centre hospitalier universitaire) Félix Guyon à Saint-Denis organise le mercredi 14 novembre une journée d'information dans le hall d'accueil de l'hôpital de 9 heures à 16 heures. Diététicienne, podologue, infirmiers et assistante sociale seront sur place pour donner des conseils de prévention et proposer des dépistages. A La Réunion, ce sont entre 70 000 et 80 000 personnes qui présentent un diabète, et dans un cas sur trois, le diabète n'est pas connu.

Le 14 novembre a lieu la journée mondiale du diabète. Cette date n’est pas un hasard puisqu’elle correspond au jour anniversaire de la naissance de Frederick Banting, co-découvreur, avec Charles Best, de l’insuline en 1922. L’événement, instauré par la fédération mondiale du diabète et l’OMS (organisation mondiale de la santé), a pour but de mieux faire connaître cette maladie, à laquelle succombe une personne dans le monde toutes les 8 secondes.

Quels sont les risques et les signes précurseurs du diabète? Comment faire face au diabète et vers qui se tourner ? Comment gérer le diabète et en prendre le contrôle ? Le service de diabétologie du CHR apportera les réponses à ces questions le lundi 14 novembre de 9 heures à 16 heures au centre hospitalier Félix Guyon de Saint-Denis. Diététicienne, podologue, infirmiers et assistante sociale seront présents pour réaliser des tests de glycémie, informer et conseiller le public

L’OMS estime à plus de 346 millions le nombre de diabétiques dans le monde. En France, on estime que 3,5 millions de personnes souffrent de diabète, dont 700 000 qui ignorent qu’elles sont malades. A La Réunion, la maladie touche entre 70 000 et 80 000 personnes. Près de 15% des Réunionnais âgés de 18 à 69 ans sont diabétiques, soit trois fois plus qu’en métropole. Dans un cas sur trois, la maladie n’est pas connue. Le constat est alarmant quand on sait que le diabète, s'il reste déséquilibré pendant plusieurs années, peut entraîner de nombreuses complications.

Il existe plusieurs types de diabète. L'affection de type 2 est la plus fréquente. Elle concerne 9 cas sur 10.

Parmi les causes du diabète, figurent les facteurs de prédisposition, comme les gènes et les antécédents familiaux. Avec un parent diabétique, un individu a en effet 40% de risque de développer la maladie, tandis qu'avec deux parents malades, le risque atteint 70%.

Outre le facteur héréditaire, d'autres facteurs de risque prédisposent à la survenue d'un diabète de type 2, tels ceux liés au mode de vie. Les facteurs sociaux et environnementaux, comme le surpoids, l'obésité, le manque d'activité physique, ou la sédentarité, expliquent en effet l'accroissement important du diabète. Le diabète de type 2 peut ainsi être évité dans beaucoup de cas en aidant et en encourageant les personnes à risque à surveiller leur poids et à faire régulièrement de l'exercice. 



A noter que le diabète de type 2 est une maladie qui peut, au début, être sournoise et ne se manifester par aucun symptôme. L'élévation du taux de sucre dans le sang (la glycémie) peut rester discrète. Et de nombreuses complications de la maladie risquent d'apparaître si le diabète reste déséquilibré pendant plusieurs années : cécité, maladies rénales, plaies du pied conduisant parfois à l'amputation, infarctus du myocarde ou encore accident vasculaire cérébral.

Il y a donc un véritable enjeu dans la prévention et le dépistage du diabète, d'autant qu'on sait qu'en améliorant la glycémie, on réduit le risque de complications. Le traitement du diabète comporte des mesures diététiques et une activité physique adaptée, et il existe en outre un choix important de médicaments. De même, des progrès sont faits pour rendre plus facile le traitement par insuline. 
 



   

2 Commentaire(s)

Pas content, Posté
C'est un sujet qu'il faut prendre à bras le corps et ça ne plaira pas à tout le monde. A La Réunion, au-délà des prédispositions supposées au diabète, on créé en quelque sorte des diabétiques.
Dès le plus jeune âge, c'est au sucre que l'on éduque les enfants. Le lobby industriel dans le domaine est féroce, une célèbre pâte à tartiner au chocolat contient en réalité plus de 50% de sucre, une marque de soda locale dépasse le taux de sucre européen, les tentatves de lois se sont confrontées aux lobbys industriels et à l'heure actuelle, en France, aucun politique n'a eu le courage de les dépasser.
Les aliments ici, même identiques à ceux de l'hexagone sont plus sucrès, prenons le célèbre exemple du coca. Des études ont montré la relation de dépendance que créé la consommation de sucre chez les individus, estimant que l'on devait de fait, traiter le problème du sucre comme celui de la nicotine.
Du côté médical, on va le dire doucement mais les industries pharmaceutiques s'en mettent pleins les poches, avoir des patients insulino-dépendants, ça rapporte, le diabète est un eldorado financier pour beaucoup.
Il y a sur le sujet des vérités qui doivent être dites, des vérités qui dérangent. Je passe les programmes santé - nutrition derrière lesquels se trouvent les industriels du sucre eux-mêmes, les associations de patients diabétiques financées par l'industrie pharmaceutique, ...
C'est un milieu corrompu, bien loin de l'intérêt de la santé des patients sur lequel pèse avant tout, des intérêts financiers: de l'industriel qui nous vend des produits beaucoup trop sucrés à l'industrie pharmaceutique qui s'en met pleins les poches, en passant par des médecins qui cautionnent le système, des politiques qui ferment les yeux, des associations pas si indépendantes... Il y a beaucoup à faire et espérons que ça viendra!
Renard, depuis son mobile, Posté
Bonjour votre appli iPhone est. Merdique c'est deja pas pal quel existe mais bon faut revoir cela mais merci de vos infos toujours juste