Campagne sucrière 2012 -Le président de la chambre d'agriculture fait le bilan :

Jean-Yves Minatchy : "je m'attendais à mieux"


Publié / Actualisé
La valse des cachalots s'apprête à s'arrêter. La campagne sucrière touchera, en effet, à sa fin début décembre pour la région Ouest et Sud de l'île, et mi-décembre pour la région Nord et Est. Annoncée comme étant "meilleure" que les années précédentes, par Jean-Yves Minatchy, président de la chambre d'agriculture avant la campagne, les résultats sont plutôt mitigés, en raison de la sécheresse qui perdure. "Nous avons espéré mieux", souligne-t-il. Point positif, toutefois, une richesse de la canne qui est la meilleure depuis ces 10 dernières années. Par ailleurs, alors que les élections à la chambre verte se tiendront le 31 janvier 2013, Jean-Yves Minatchy ne confirme pas, mais ne dément pas non plus, une éventuelle candidature à la présidence de l'institution.
La valse des cachalots s'apprête à s'arrêter. La campagne sucrière touchera, en effet, à sa fin début décembre pour la région Ouest et Sud de l'île, et mi-décembre pour la région Nord et Est. Annoncée comme étant "meilleure" que les années précédentes, par Jean-Yves Minatchy, président de la chambre d'agriculture avant la campagne, les résultats sont plutôt mitigés, en raison de la sécheresse qui perdure. "Nous avons espéré mieux", souligne-t-il. Point positif, toutefois, une richesse de la canne qui est la meilleure depuis ces 10 dernières années. Par ailleurs, alors que les élections à la chambre verte se tiendront le 31 janvier 2013, Jean-Yves Minatchy ne confirme pas, mais ne dément pas non plus, une éventuelle candidature à la présidence de l'institution.

•  La campagne sucrière 2012 touche bientôt à sa fin. Est-elle aussi meilleure que vous l’annonciez ?

- Dans le Sud, 810 000 tonnes de cannes ont livrées pour le moment. Selon les prévisions des planteurs, il resterait encore 60 000 à 70 000 tonnes dans les champs. Dans le Nord, dans certains secteurs, on observe une augmentation des cannes récoltées, alors qu’à Sainte-Rose, où un record historique avait été battu l’an dernier, il y a perte de 10%. Globalement, sur l’usine de Bois Rouge, les chiffres devraient tourner autour de 970 000 tonnes. On estime qu’il y a une perte de 10 000 à 20 000 tonnes de cannes par rapport à l’an dernier, et ce, en raison d’une sécheresse sans précédent. Par contre, la richesse enregistre le meilleur taux de ces 10 dernières années. Il tourne autour de 14 sur l’ensemble du Département contre 13,7 l’an dernier, avec parfois un taux de 15 enregistré sur certaines plateformes. C’est exceptionnel.

• Vous êtes donc satisfait ?

- Nous avons espéré mieux mais nous avons compris qu’avec la sécheresse, ce ne serait pas le cas. Dans le Grand Sud, elle perdure. Personne n’aurait pensé, par exemple, que la Rivière Langevin serait sans eau pendant huit mois. C’est un record. C'est inquiétant, car cela peut compromettre la campagne sucrière 2013. Nous attendons donc la pluie avec impatience.

• Cette campagne sucrière a été marquée par de nombreux incendies de champs de cannes.

- C’est un problème qui revient tous les ans. Sur Sainte-Marie, 40 hectares ont été brûlés. Si l’on rajoute Saint-Denis, on arrive facilement à 60 hectares pour la région Nord. C’est aussi révoltant d’entendre que les planteurs mettent volontairement le feu à leurs cannes. Ce n’est pas évident pour un agriculteur de voir son champ brûler de moitié en l’espace d’une journée. Cela décourage. Il faut un vrai travail de proximité et une sorte de gardiennage pour éviter ces incendies à l'avenir.

• Il y a eu également le blocage des usines du Gol et de Bois Rouge suite à la contestation du protocole de prélèvement par certains planteurs…

- Certains découvrent à six mois des élections à la chambre le monde agricole.

• Vous visez un autre syndicat d’agriculteurs ?

- Oui. Pendant le blocage de Bois Rouge, nous avons assisté aux réunions. Nous avons essayé de mettre de l’ordre pour trouver une issue au conflit. Ce sont près de 60 000 tonnes de cannes qui ont séchés dans les champs durant les huit jours de grève.

• Les élections à la chambre d’agriculture approchent. Quel bilan tirez-vous de votre mandat ?

- C’est encore trop tôt pour faire un bilan. Il vaut mieux aller sur le terrain et poser la question la questions aux agriculteurs.

• Serez-vous candidat à votre succession à la présidence de la chambre ?

- Ce sont les camarades de la CGPER qui décident de qui fera quoi et qui conduira la liste. Nous, nous avons encore tellement de choses à faire avant. C’est tout un rythme. Nous avons encore des réunions sur le terrain, notamment à Saint-Philippe et Saint-Benoît, cette semaine.

• Vous ne confirmez donc pas votre candidature ?

- Pour le moment je ne confirme pas.

• Vous ne démentez pas pour autant ?

- Je ne confirme pas...

www.ipreunion.com

   

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