Environnement - Région sud-ouest :

Le traitement des déchets au coeur d'un deuxième séminaire


Publié / Actualisé
Un deuxième séminaire sur la stratégie de traitement des déchets des régions sud et ouest de l'île s'est ouvert ce jeudi 13 décembre 2012 à la Halle des manifestations au Port. Il réunira jusqu'au vendredi 14 décembre les représentants du TCO (territoire de la côte Ouest), de la Civis (communauté intercommunales des villes solidaires) et de la Casud (communauté d'agglomération du Sud), ainsi que ceux des services de l'Etat et du monde associatif. Objectif : approfondir les aspects techniques et financiers d'un projet "multifilières" à mettre en place pour un meilleur traitement des déchets.
Un deuxième séminaire sur la stratégie de traitement des déchets des régions sud et ouest de l'île s'est ouvert ce jeudi 13 décembre 2012 à la Halle des manifestations au Port. Il réunira jusqu'au vendredi 14 décembre les représentants du TCO (territoire de la côte Ouest), de la Civis (communauté intercommunales des villes solidaires) et de la Casud (communauté d'agglomération du Sud), ainsi que ceux des services de l'Etat et du monde associatif. Objectif : approfondir les aspects techniques et financiers d'un projet "multifilières" à mettre en place pour un meilleur traitement des déchets.

Ce séminaire fait suite à un premier séminaire organisé les 20 et 21 septembre derniers à Saint-Pierre, au terme duquel Michel Fontaine, président de la Civis, Didier Robert, président de la Casud, et Jean-Yves Langenier, président du TCO, ont signé une charte d’engagement pour une gestion partagée et responsable du traitement des déchets des territoires de la région sud-ouest de La Réunion.

Les modes actuels de traitement des déchets atteignant leurs limites de capacité, et le cadre réglementaire imposant de nouvelles contraintes, le TCO, la CIVIS et la CASUD se sont engagés à rechercher des solutions alternatives au tout enfouissement, pratiqué actuellement. Les futurs équipements seront capables de traiter plusieurs flux de déchets, dans le respect des lois du Grenelle de l’environnement.

Le refus du "tout enfouissement" et du "tout incinération" des déchets bruts doit ainsi aboutir à la mise en œuvre d'une solution "multifilières" pour un traitement des déchets éco-responsable et économiquement cohérent.

Les trois parties ont également souligné la nécessité absolue de réduire les quantités de déchets à traiter. Cela passe notamment par  des programmes de prévention à destination du grand public mais aussi des collectivités et des entreprises.

A cours de ce deuxième séminaire, il s’agira pour le TCO, la CIVIS et la CASUD d’approfondir, par des ateliers notamment, les aspects techniques et financiers d’un projet "multifilières" et de replacer le traitement des déchets dans le contexte général des programmes de prévention et des optimisations de collectes. Le planning général du projet et son mode de gouvernance seront également précisés.

Différents ateliers et visites d’équipements (centre de tri, station de transit, station de compostage) rythmeront ce deuxième séminaire, qui sera animé par Nicolas Garnier, délégué général d’AMORCE, l’association nationale des collectivités, des associations et des entreprises pour la gestion des déchets, de l’énergie et des réseaux de chaleur.

 

   

2 Commentaire(s)

Rio, Posté
Il y a ce problème de suremballage des produits. Ce serait en effet plus judicieux que nos décideurs imposent aux importateurs des règles en matière d'emballage : emballages biodégradables ou emballages dont la filière de traitement existe localement comme le verre par exemple. A quand la suppression des sacs en plastique ?
A mon sens, les programmes de prévention doivent aussi être développés. Chaque citoyen peut d'ores et déjà contribuer à réduire les quantités de déchets produites. Un geste simple comme le refus du sac plastique au marché forain ou dans les magasins est à la portée de tous.
Daniel, Posté
Le problème des déchets dans les îles est encore plus critique que sur les continents : Quand vos élus et vos écologistes se mobiliseront ils contre l'afflux de produits (emballages et autres) non biodégradables ? Car l'essentiel est bien là : les plastiques en tous genres sont économiquement non recyclables sur place. C'est la même démarche que l'isolation des bâtiments en pays froid : il est économiquement et écologiquement plus judicieux d'isoler pour réduire la consommation que d'approvisionner du pétrole pour chauffer. De même dans les îles il serait économiquement et écologiquement plus judicieux d'éliminer les importations de non biodégradables que de développer des installations pour les traiter. Je garde à l'esprit l'image de ce superbe lagon au sud de St Martin qui disparaît peu à peu submergé par les ordures....