Des centaines de logements insalubres :

Le Port - Cité Herbert Spencer, un "bidonville moderne"


Publié / Actualisé
Les locataires de 144 appartements du groupe d'habitations Herbert Spencer au Port n'en peuvent plus. Depuis plusieurs années, ils vivent dans des logements insalubres. Soutenus par la CNL (confédération nationale du logement), ils s'estiment délaissés par leur bailleur social, la Semader, et ont tiré la sonnette d'alarme ce mardi 22 janvier. "C'est un bidonville moderne", déplore Erick Fontaine, administrateur de la CNL, qui parle d'"immeubles de la honte". Il demande la mise en place d'une table ronde entre la préfecture, la CNL, la Semader et la municipalité du Port. Contactée, la Semader dit ne pas ignorer la situation et affirme tout mettre en oeuvre pour apporter des réponses "au plus vite".
Les locataires de 144 appartements du groupe d'habitations Herbert Spencer au Port n'en peuvent plus. Depuis plusieurs années, ils vivent dans des logements insalubres. Soutenus par la CNL (confédération nationale du logement), ils s'estiment délaissés par leur bailleur social, la Semader, et ont tiré la sonnette d'alarme ce mardi 22 janvier. "C'est un bidonville moderne", déplore Erick Fontaine, administrateur de la CNL, qui parle d'"immeubles de la honte". Il demande la mise en place d'une table ronde entre la préfecture, la CNL, la Semader et la municipalité du Port. Contactée, la Semader dit ne pas ignorer la situation et affirme tout mettre en oeuvre pour apporter des réponses "au plus vite".

"C’est un cas unique à La Réunion", lâche Erick Fontaine. Alerté il y a huit mois, il dénonce une "forme de maltraitance" à l’égard des locataires du groupe d’habitations Herbert Spencer. Ce mardi, le membre de la CNL était à leurs côtés à l’occasion d’une visite guidée des logements insalubres. L’objectif : alerter l’opinion publique.

Infiltrations, importantes traces de moisissures sur les murs… Pour Érick Fontaine, "toutes les conditions d’insalubrité sont réunies". "Quand il pleut, ce sont des rivières qui coulent. Les compteurs sautent. Il y a des fissures. Les carreaux ne tiennent plus. Les jardinières menacent de tomber. Certains locataires sont même tombés malades", affirme-t-il.

Selon lui, si les locataires ont à plusieurs reprises attiré l’attention de la Semader, ils n’ont obtenu aucune réponse. "Lors d’une réunion avec le bailleur ce vendredi, on nous a assuré que les immeubles étaient en fin de vie. On nous a également informé que des études ont été menées mais que la Semader n’avait pas de réponses concernant une démolition de ces logements ou un réaménagement. En attendant, ces personnes payent leurs loyers et vivent dans des conditions indignes et lamentables", déplore Érick Fontaine. Il dit avoir "le sentiment que le bailleur n’est pas préoccupé et fait passer l’humain au second plan".

Contactée par Imaz Press Réunion, la Semader dit ne pas ignorer la situation du groupe Herbert Spencer. "Les immeubles du groupe d’habitation sont en fin de vie. En mai 2011, la décision a été prise suite à plusieurs réunions avec la ville du Port et les habitants de mener des études pour la préconisation des travaux et la résolution de ces désordres techniques importants. Nous avons alors constaté un vieillissement anormal du bâti. Nous sommes face à deux décisions radicales, la démolition ou des travaux très lourds de réhabilitation", explique Julien Paul, directeur des actifs patrimoniaux à la Semader. Des décisions que ne sont pas encore prises, dit-il, et qui doit se faire en concertation.

Par ailleurs, Julien Paul précise que des travaux de sécurisation des jardinières et d’étanchéité du toit ont été effectués, d’autres sur les plomberies sont en cours et que l’étanchéité des terrasses sera revue dans quelques semaines. "Tous nos moyens d’accompagnement sont mobilisés. Il est hors de question de laisser les locataires se débrouiller par eux-mêmes", conclut-il.

À noter que la CNL demande la mise en place d’une table ronde entre la préfecture, la CNL, la Semader et la municipalité du Port.

www.ipreunion.com

 

 

 

   

2 Commentaire(s)

Louloute, Posté
la semader dit ce qu'il veut on a jamais fait des réunions de travail avec la mairie de la ville si des réunions ont eu lieux c'est sans nous sauf des réunions avec le bailleurs sans résultats les locataires ont été mise au courant de " logements en fin de vie ce vendredi" d'où la colère plus forte des locataires on nous a menti la semader devait il y a un ti moment nous donner le résultat de l'étude demandé rien
Que mr Julien PAUL arrête de mentir et de se déplacer voir le désordre dans les maisonsrntrop c'est trop les locataires nous néna marre fait passe à nous pou couillon on demande une seule chose de vivre dans une maison mais pas dans des bidonvilles modernes
Herbert, Posté
il n' y a jamais eu de réunion entre les locataires , la mairie et la Semader. le représentant de la Semader se trompe d'immeuble. aucune concertation, aucune information n'a été communiquée aux locataires avant la réunion qui a été demandée par les locataires et la CNL. messieurs de la SEMADER arret roul domoun di pa la couillonnisse.