Santé publique - Les nations unies publient un rapport :

800 substances chimiques accusées de provoquer des cancers


Publié / Actualisé
Dans un rapport publié en début de semaine, le programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) et l'Organisation mondiale de la santé (OMS) accusent 800 substances chimiques d'avoir des "conséquences non négligeables sur la santé" et d'être responsables de malformations, de troubles nerveux et de provoquer des cancers. Cela en raison de leurs effets perturbateurs sur le système endocrinien. Parmi les substances incriminées : le bisphénol A ou encore les phtalates.
Dans un rapport publié en début de semaine, le programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) et l'Organisation mondiale de la santé (OMS) accusent 800 substances chimiques d'avoir des "conséquences non négligeables sur la santé" et d'être responsables de malformations, de troubles nerveux et de provoquer des cancers. Cela en raison de leurs effets perturbateurs sur le système endocrinien. Parmi les substances incriminées : le bisphénol A ou encore les phtalates.

800 substances chimiques sont ainsi reconnues ou suspectées d’interférer avec les récepteurs hormonaux et avec la synthèse ou la conversion des hormones, selon ce rapport du PNUE et de l’OMS, intitulé "State of the Science of Endocrine Disrupting Chemicals".

Ces substances se retrouvent, entre autres, dans les pesticides, les plastiques alimentaires, les appareils électroniques, les produits d’hygiène ou les cosmétiques. Le rapport, repris par Top Santé, note que l’homme y est exposé via la poussière, l’eau, l’alimentation et par l’inhalation de gaz.

Parmi les substances incriminées : le bisphénol A, répandu dans les revêtements plastiques internes de canettes et boîtes de conserve, ainsi que dans certaines bouteilles en plastique et dans des composites dentaires et interdit en France depuis le début de l’année, ou encore les dioxines et phtalates, utilisés notamment dans les matières plastiques.

Pour le PNUE et l’OMS, ces perturbateurs endocriniens représentent une "menace mondiale", "largement sous estimées". Cité par le journal Libération, les deux agences soulignent qu’ils peuvent alors "contribuer à plusieurs types de pathologies, comme la cryptorchidie (absence d’un ou des deux testicules dans le scrotum) chez le jeune garçon, le cancer du sein chez la femme, celui de la prostate, des troubles du développement du système nerveux chez l’enfant, ainsi que le cancer de la thyroïde".

Conséquences, poursuit le journal, "dans certains pays, jusqu’à 40% des jeunes hommes ont un sperme de mauvaise qualité, ce qui altère leur capacité à concevoir un enfant et le taux global de cancers liés au système endocrinien a augmenté sur les quarante à cinquante dernières années".

Par ailleurs, ce rapport a fait réagir le Réseau Environnement Santé, un collectif rassemblant associations, scientifiques, médecins et citoyens militant pour une meilleure prise en compte de la santé environnementale dans les politiques publiques. Le réseau, estime, en effet, que "la question n’est plus de savoir si l’épidémie de maladies est liée aux perturbateurs endocriniens mais à quel point ces derniers y contribuent et quel est le coût humain et social de chaque jour perdu à ne pas prendre le problème à bras-le-corps", rapporte encore Libération.

   

1 Commentaire(s)

Nono974, Posté
il y a 15 ans une émission télévisée est passée sur ce ce sujet, dans l'indifférence de presque tous...sous peut être quelques profs de chimie, révoltés du comportement manipulateur et méprisant des consortium de la chimie...cette émission on ce demande bien pourquoi, est passé à 2h du matin en France métropolitaine, on se demande bien pourquoi? c'est vrai quoi qui ça peu bien intéresser un docu sur la chimie....